Flacourt, 1661, ibid., p
Presque tous les renseignements fournis par Flacourt à ce sujet ont été confirmés par les voyageurs contemporains (voir A. Grandidier, Bull. de la Soc. de géogr. de Paris, juillet-déc. 1867, p. 384; P. Piolet, Madagascar el ses habitants, 1895, p. 19 et suiv.).
n’apprendra pas plus que les descriptions antérieures quelle est la partie de la côte qui offre les meilleurs abris. S'il a parlé de bons ports sur la côte nord-ouest, il n’en nomme aucun. Ajoutez à cela que, s’il a fait mention du port Saint-Augustin en décrivant la côte occidentale, et de quelques autres baïes ou articulations déjà connues (cap Ranevate, péninsule de Tholanghare, baie de Fort-Dauphin, anse aux Galions, anse de Caremboule) de la côte méridionale, on est surpris de Le voir passer sous silence le cap de Sainte-Marie, ainsi que quelques pointes et anses situées entre ce cap et l'embouchure du Sakalite.
Mais ce qui est Le plus regrettable, c'est que sa description du littoral, loin de rectifier les erreurs de sa carte générale, est venue au contraire les confirmer. Ce qu’il nous dit des contours et de la direction de la côte méridionale est en effet tout aussi inexact que la configuration qu'il en a donnée.
Soit qu'il ait voulu attirer des colons dans l’île, soit qu'il l'ait fait par conviction, Flacourt a parlé du climat de Madagascar en termes très enthousiastes : « Les froidures, les gelées, iles neiges, ny les glaces, dit-il, ne leur donnent point d’appréhension d'autant qu’il y en a point. Les grandes chaleurs n'y sont point si incommodes, comme elles sont en France, d'autant que comme les jours y sont presque esgaux aux nuits, elles ne durent pas si longtemps. Et en outre le grand chaud, commençant durant l’esté à neuf heures du matin, est terminé à trois heures après midy, pendant lequel temps il s’élève une brise de mer quimodère tellement la chaleur mesme en plein midy que plusieurs fois je n’en ay point esté incommodé, à cause de ce vent frais qui la tempéroit, ce qui duroit trois ou quatre mois de l’année, les huit autres n’estant qu'un perpétuel printemps?. » Par malheur, cette peinture séduisante n’ést guëre conforme à la réalité.
A l’époque de Flacourt comme à l’époque précédente, le climat de l’île ne pouvait être l’objet d’une étude scientifique.