‹ Etienne de FlacourtChapitre 90 sur 157 · Haller, ouvrage cilé, t. K p · texte numérisé non relu

Haller, ouvrage cilé, t. K p

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différences qui séparaient cette flore de celles des pays qu'il avait vus’.

Ce n’est pas à dire que Flacourt ait méconnu les ressources végétales de Madagascar. Il en a laissé au contraire une peinture très enthousiaste. Il déclare que l’île est « fournie de tout ce qui est nécessaire pour la vie et les commoditez; de sorte qu'elle se peut facilement passer de tous les autres païs de la terre, et qu'on la peut à bon droit appeler un petit monde ». Non seulement il la croit supérieure pour ses ressources à certaines contrées du Nouveau-Continent, aux Antilles, au Brésil, à la Floride, au Canada, mais il regarde comme un pays très productif, très fécond, comme un des pays les plus fertiles du monde *. Sans doute il ne dissimule pas la stérilité de certains pays, tels que ceux de Caremboule, Siveh, Machicores,Ivohron ; mais il proclame la fertilité des environs du Matitanana, de la vallée d'Amboule, de Fort-Dauphin, de l’île Sainte-Marie®. I] faut lui savoir gré d’avoir comblé à ce point de vue bien des lacunes que nous avons signalées chez ses devanciers. Rares étaient ceux qui avaient indiqué la distribution géogra-

phique des ressources végétales de la grande île, encore

1. L’attention n’a été attirée que beaucoup plus tard sur les ressemblances ou les différences qui existent entre la flore malgache et celles des autres pays. Il résulte des travaux de MM. A. Grandidier, Baillon, Blanchard, Oliver, Wallace, Baron Richard, Catat, Douliot, Gautier, que sur les 2.500 plantes aujourd’hui connues et classées, les unes se rapprochent de celles de l'Afrique centrale, du cap de Bonüe-Espérance, de la Cafrerie, de Mozambique, de l’Abyssinie, d’autres des plantes de l'Amérique du Sud et de l'Australie ; mais c'est avec les végétaux de l'Asie tropicale et de l’Archipel malais qu’elles offrent le plus d’affinités.

C'est seulement à notre époque que l’on s’est préoccupé de déterminer les analogies ou les dissemblances que la flore présente dans les différentes contrées de la grande île.

Voir A. Grandidier, Bulletin de la Soc. de géogr. de Paris, 1812 et 1883; Archives des Missions scient. et ouvrages déjà cités; Blanchard, Revue des Deux- Mondes, juillet-nov. 1872; Oliver, vol. I, loc. cit.; Wallace, The island Life; Baron Richard, Journal Linn. Societ., XXV ; Douliot, Gautier, Annales de géographie, 1892 et 1893 ; E. Caustier, Revue générale des sciences, 15 août 1895, p. 662 et suiv.; Pettit, Revue de géographie, septembre 1895 : L'Exposilion de Madagascar au Muséum, p. 182 et suiv.

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