Hist. de Madagascar, 1661, p. 147 et
qu'est la source de l'or» ‘, Ce qui montre surtout la conscience avec laquelle il faisait ses investigations, c’est qu’il s’est efforcé de distinguer les métaux importés par les étrangers de ceux qui se trouvaient dans le pays à l'état naturel. C'est de cette manière qu’il a pu dans une certaine mesure satisfaire notre curiosité. Il a signalé l'existence dans l’île de précie uses ressources en or, fer, cristal de roche, basalte, salpètre, tout en niant l'existence de mines d'argent, de cuivre et de plomb. A la différence des vieux auteurs qui avaient déjà mentionné quelques-unes de ces richesses minérales, il a indiqué les endroits où il était possible de les découvrir. C’estpar lui qu'on apprit l'existence de mines de fer chez les Mahafales et dans le pays d'Ivohron, de mines d’or dans la province d’Anossi, etc. Et s’il a eu le tort de nier la présence de l'argent, du cuivre et du plomb, s’il peut paraître prématuré d'assurer avec lui « qu'il y a de toutes sortes de métaux et de minéraux dans ceste isle »?, il est incontestable que de récentes explorations témoignent en général de l'exactitude des renseignements fournis par Flacourt*.
Quelque soin qu’ait pris Flacourt, dans ses descriptions, de nous éclairer sur les ressources de l’île, il ne faudrait pas croire qu’il soit resté insensible aux charmes du pays qu'il avait eu sous les yeux. Ce vif sentiment de la nature se dé- . voile dans plusieurs descriptions qu’il nous a laissées des différentes contrées de la région orientale. Mais ce qui est plus surprenant, c’est qu’il a donné une description enchanteresse de l’île Bourbon qu’il n’avait jamais vue et qu'il connaissait seulement par les douze Français exilés sous Pronis et ramenés par ses ordres à Fort-Dauphin. Après avoir donné quel-