Tome 11. — Béai \- irts. i
Il est inutile de signaler L'intérêt présenté par ces manuscrits pour l'étude de la liturgie liégeoise (*).
De par son annexion à la Confédération germanique, le pays de Liège employait comme écriture musicale officielle la notation gothique. Il connaissait et utilisait cependant les autres genres de notation. Nous en avons la preuve dans les exemples suivants. On connaissait à l'abbaye de Saint-Laurent à Liège les notations française et messine (2) : à Saint-Hubert des Ardennes, la notation aquitaine (3) ; à Stavelot-Malmedy, la française, l'anglo-saxonne et la messine (4) ; à Saint- Trond, la messine et la romaine [carrée] (5) ; au Val-Sainte-Marie, près de Huv, la romaine (6), etc. Les églises séculières nous fournissent peu de documents, parce que tous, ou à peu près, sont perdus. A l'exception de Sainte-Croix et de Saint-Paul, à Liège, Notre-Dame, à Tongres, et Saint-Odulphe, à Looz, nous ne connaissons pas d'autres sources de manuscrits notés.