‹ Étienne Martellange 1569-1641Chapitre 20 sur 29 · ANNO CIO 10 CLIII · texte numérisé non relu

ANNO CIO 10 CLIII

Aux bâtiments de la g’rande cour succédèrent ceux qui font retour sur le quai de Retz, la bibliothèque et les chapelles au-dessous, l’observatoire, etc.

Le quadrilatère ne suffisant plus, on dépassa sur toute la longueur la rue Neuve, pour englober entièrement l’île située entre cette rue et la rue Gentil (anciennement de l’Archidiacre). Dix maisons furent acquises, en 1731, pour

un pensionnat (I9i). Deux voûtes, une vers le couchant et l’autre au centre pour communiquer avec l'église, en outre de celle de la bibliothèque, furent jetées sur la rue Neuve.

Enfin, l’infirmerie franchit, également avec une voûte, la rue Gentil (de l’Archidiacre) pour occuper quatre petites maisons (195),

Le renvoi des Jésuites, en 1763, mit fin à ce système d’agrandissement ; la salle des jeux au-delà de la rue Pas-Etroit et l’infirmerie furent distraites du local remis aux Pères de l’Oratoire.

Le collég-e de Lyon, à ne considérer que les parties qui furent construites au xvn° siècle, se compose d’un vaste quadrilatère entourant deux cours , limité au nord, par la rue prolongeant celle dite du Bât-d’ Argent ; au couchant, par la place actuellement rue de, la Bourse ; au sud, par le prolongement de la rue Neuve, et au levant, par le quai du Rhône.

De cette façon, il présente un plan analogue à tous

((94) 17 novembre 1731 . Approbation de la reconstruction du pensionnat, par le Consulat, qui, de 1731 à 1743, donna 112,000 livres, pour aider à ces frais. L’alignement est donné le 16 décembre 1732 et autorise en même temps la voûte sur la rue Neuve, pour aller à l'église, et celle sur la rue Gentil, pour aller à l’infirmerie. Les greniers à blc et boulangerie, à l’angle du quai et de la rue Gentil, remontent à 1743. (Registres consulaires BB 308.) Voyez sur les maisons acquises pour le nouveau pensionnat, aux archives du département du Rhône, les portefeuilles D 14 et D 15.

(195) Ces quatre maisons furent abandonnées aux créanciers des Jésuites, en 1763, en remplacement des bâtiments et terrains des artisans que la ville entendait conserver pour agrandir le pensionnat (De L’Averdy,

8 mars 1763).

ceux construits précédemment sous la direction de Martellange et particulièrement à celui du Puy.

Comment notre artiste avait-il arrangé la deuxième cour parallèle au quai? Nous éprouvons quelque difficulté à répondre à cette question, des remaniements successifs à toutes les époques dans l’aile orientale actuelle déroutant toute investigation sur les constructions. Nous ne serions toutefois pas éloigné de penser qu’il prolongeait purement et simplement jusqu’au quai l’aile septentrionale, qu'il formait, derrière l’église, une aile méridionale symétrique et qu’il plaçait, en retour, une chapelle de congrégation pour utiliser le quadrilatère jusqu’à la rue Neuve (196). De cette manière, le collège eût présenté au levant une cour entièrement ouverte, de laquelle on aurait pu jouir de la vue du Rhône et du magnifique panorama développé par la chaîne des Alpes.

L’église occupe, en conséquence et conformément au type adopté, un côté de la première cour. Avant la construction des annexes au-delà de la me Neuve, elle devait se détacher fortement en silhouette du surplus des bâtiments (197).

On trouve entre les deux tours de la façade le petit retrait obligé, lequel Martellange nomme quelquefois une

(196) Nous avons tracé dans te plan que nous annexons à notre travail, teintées en noir, les parties que nous présumons avoir dû rentrer dans les prévisions de Martellange, laissant en gris les portions relativement plus modernes.

(197) Le plan scénographique de S. Maupin (1635), indique exactement l’état des constructions à celte époque. L’aile méridionale est déjà prolongée presque jusqu’au quai ; celle au nord ne l’est pas encore. La chapelle, dite des Messieurs, ne semble pas construite : celle dite des petits artisans, actuellement réfectoire du Lycée, existe déjà. Voyez, plus haut, la note 168.

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