PLAN DU COLLÈGE DE LA TRINITÉ A LYON
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anti-cour et, latéralement, le portique, au rez-de-cliaussée et au premier étage, lequel sert à relier les ailes perpendiculaires et à donner accès dans les tribunes. Tout cela est, comme d’habitude, simple le disposition comme de construction, suivant en cela le programme qui imposait forcément l’économie aussi bien que la facilité des distributions.
Un rectangle, de 47 mètres 50 de longueur sur 20 mètres de largeur, contient l’église qui se compose de sept travées dont six, constituant les arcades latérales, sont recoupées de manière à former des chapelles au niveau du sol de l’église, avec tribunes au-dessus; l’abside est à cinq pans.
Le croquis de Martellange, dont nous avons parlé au commencement de ce chapitre, indique que l’ordre des pilastres était le toscan. Les jambag-es des arcades n’ayant que la largeur du pilastre, il se trouve que les impostes des arcs ainsi que leurs archivoltes empiètent sur sa face et cela a conduit l’artiste à faire, au-dessous de l’astragale du chapiteau, une sorte de console ou culde-lampe destiné à lui donner une plus forte saillie indispensable pour faire ressauter l’entablement et porteries doubleaux.
D’après le même croquis, les tribunes sont supportées par des arcs surbaissés avec petite imposte comme au Puy . Tout cela présente d’une manière évidente les dispositions en faveur dans le Lyonnais, à la fin duxvie siècle, caractère qu’ont, du reste, conservé les parties inférieures de la façade de l’église et la porte de l’établissement.
Mais, comme nous l’avons signalé à diverses reprises, cette conception si simple de Martellange a été complètement modifiée au xvme siècle par l’addition d’un petit ordre ionique de la hauteur des chapelles et par des revête-
ments en marbres. Il ne faut donc point juger l’œuvre sur l’état actuel lequel, sans contredit, plus architectonique, ne constitue plus, en définitive, un ouvrage individuel.
Notre artiste n’avait pas eu des visées pour une aussi grande splendeur, bien qu’il fût capable, ainsi qu’il l’a prouvé, défaire riche etgrandiose.il a montré précisément ici qu'il savait résister à ces entrainements auxquels la plupart des architectes succombent. Si, comme nous l’avons dit, les Jésuites ont créé peu à peu un genre d’architecture où le luxe est exagéré, on ne saurait admettre que Martellange les a dirigés dans cette fausse voie .
Nous trouvons, en conséquence, que Clapasson (198), jugeant déjà avec les idées de son époque, a été un peu rude pour cet édifice : « On est surpris, » dit-il, « qu’il (Martellange) n’ait pas fait quelque chose de mieux et l’on croit qu’il fut gêné dans son plan. L’extérieur n’a rien que de lourd et de grossier et le dedans n’a aucune convenance entre ses parties. »
Clapasson est inexact dans cette circonstance : Il semble ignorer que ce n’est pas le coup d’essai de Martellange, il oublie — ce qu’il devrait savoir — que l’on vient de modifier l’intérieur et il n’observe pas que le plan ne présente aucune gêne. Quant à nous, mieux renseignés peut-être que lui, nous constatons que ce plan n’est que la reproduction d’un type expérimenté déjà depuis plusieurs années, et probablement, reconnu convenable.
Notre intention n’est point, pour cela , de présenter l’œuvre de Martellange comme irréprochable au point de vue de l’art décoratif ; toutefois, par expérience et par métier, nous croyons qu’il faut toujours dans les monuments préférer celui bien distribué et sag-ement construit à
(198) Pages 79 et suivantes.
celui qui n’offre qu’une magnifique, mais vaine décoration.
S’il est devenu impossible de se rendre, à présent, compte de l’effet de l’intérieur de l’église, qui devait être fort simple, il est facile d’apprécier la structure générale, qui est à peu près intacte, si ce n’est les murs gigantesques, formant observatoire, dont le P. de Saint- Bonnet (199) l'a surchargée. On n‘y trouve que ce qui est strictement nécessaire à la stabilité, et cette stabilité a été mise à une rude épreuve par cette superposition parasite; cette simplicité n’a rien de « grossier. »
Clapasson aurait eu raison, s’il avait appliqué son épithète de lourdeur aux portes jumelles, surmontées d arcs aveugies et d’un fronton que supportent trois consoles ; elles sont massives quoique d’un bon dessin. De plus, rien, excepté le besoin de lumière, ne peut justifier ces deux longues fenêtres cintrées placées hors de niveau et d’axe, dont les frontons brisés se heurtent contre l’imposte et sous la retombée de la grande ouverture cintrée qui seule a quelque chose de véritablement monumental. Cependant, enlevez par la pensée la partie de l’observatoire qui écrase le fronton, changez les fenêtres en niches, décorez l’encadrement qui surmonte heureusement les portes (le-
(199) Le P. Jean-Baptislc de Saint-Bonnet, Jésuite, né vers 1640, est mort à Lyon, en 1703, par suite d’une cliute qu'il fit, dit-on, de cet observatoire qu’il faisait élever. Son père, Claude de Saint-Bonnet, légua une pénsion viagère en raison de l'entrée de son fils comme novice (Archives du dép. du Rhône, portefeuille D 22). Le P. de Saint-Bonnet reçut, en 1702, 2000 livres du Consulat, pour l’aider dans celte construction, qu’il avait entreprise d’apres les avis et l’approbation de Cassini, lors de son passage à Lyon. Voyez le registre consulaire BB 262, pour l'achèvement des travaux et, pour les dépenses et toisé, aux archives du dép. du Rhône, le portefeuilc D 18.
quel devait recevoir les emblèmes de la Compagnie de Jésus) et vous obtiendrez aussitôt un ensemble simple et parfaitement adapté à une église de collège.
A la description de Clapasson , il semblerait que la g-rande fenêtre en forme de demi-cercle a été percée après coup pour donner plus de jour à l’église ; nul doute n’est possible contre cette opinion, puisque la coupe longitudinale de l’église par Martellange porte l’indication de cette ouverture qu’il eût été, du reste, très-difficile de percer en sous œuvre. Nous pensons que Clapasson a voulu parler des deux fenêtres et, en effet, elles coupent à . l’intérieur l’entablement du g-rand ordre, ce qui ne se fut pas produit si on les eût conservées comme niches à l’extérieur. Il n’est même pas impossible qu’elles aient été entièrement ajoutées en hors d’œuvre et après coup (200).
Nous n’entreprendrons pas ici une description détaillée de l’intérieur de cette église, puisqu’on ne saurait plus le considérer comme l’œuvre de notre artiste et que nous empiéterions ainsi sur les notices, faites ou à faire, de ceux qui y ont travaillé. Nous nous bornerons, en conséquence, à fournir la description sommaire de la décoration de la voûte, qui a pu être inspirée par l’auteur de l’église.
Les peintures exécutées à la détrempe figurent des arcs doubleaux, arêtiers, formerets, moulures ou ornements en grisaille simulant de la sculpture.
Dans chacune des pénétrations sont les figures symboliques représentant des vertus théologales, cardinales ou intellectuelles.
Elles ne sont placées, sur la pénétration, que vers la
(200) 1738. Mandement de 3,000 livres au P. de Galliffel, pour contribuer au rétablissement des frontispices de l’église de Collège (Registre consulaire BB 308).
partie en pendentif qui fait face à l’entrée de l’égdise de façon à ce qu’en regardant l’autel on peut en embrasser l’ensemble.
La face opposée contient un panneau d’ornements en grisaille sur fond bleu de même que ceux de la voûte.
Voici quelles sont les figures représentées en commençant par le fond du côté de l'Évangile d’abord et ensuite du côté de l’Épître et ainsi de suite jusqu’à la façade :
La Foi ; elle tient un ostensoir et montre le ciel.
L’ Espérance] elle tient une ancre.
La Piété ; elle tient un cierge d’une main et un encensoir de l’autre.
La Sagesse (?) ; elle est portée sur un nuage, au-dessus est un vase d’où s’échappent des pièces d’or.
La Chasteté ; elle tient une branche de lys et des fleurs.
L'Obéissance; elle semble s’envoler; un génie la tient enchaînée , ses yeux sont bandés et elle a des ailes aux pieds comme lafig’ure de la Fortune.
La Mortification ou V Humilité ; elle tient une croix et des lauriers dont elle se flagelle .
L'Innocence; la main appuyée sur un agneau ; elle tient un enfant sur ses genoux ; un phénix est à ses pieds.
La Prudence ; elle tient une tête de mort et parait méditer .
La Justice ; elle tient la hache du licteur et la balance.
La Force; elle tient un canon et s’appuie sur un lion.
La Tempérance ; elle tient un mors.
Au^fond de l’abside on avait figuré sur le fronton d’une fausse fenêtre la figure delà Charité couchée sur de"s nua-
ges; dans la dernière restauration, elle a été supprimée pour faire place à une ouverture réelle.
Convient-il de rattacher la chapelle dite des Messieurs à l’oeuvre de Martellang’e ; h quelle époque fut-elle construite ?
Nos recherches nous laissent dans l’incertitude sur la date des gros travaux ; nous savons seulement que la décoration de l’intérieur est due à T. Blanchet (201).
Et d’abord, il convient de déterminer exactement ici ce qu’on nommait la chapelle des Messieurs, quelque confusion ayant été faite sur ce point par les auteurs.
Les Jésuites ne manquaient jamais d’organiser, dans les villes où ils avaient des établissements, diverses associations ou congrégations laïques (202).
Il y eut, en conséquence, à Lyon et dans le local du collègue, les congrégations des Messieurs, des jeunes messieurs, des grands artisans, des artisans ou atîaneurs, des jeunes artisans, des plus jeunes artisans, des théologiens et philosophes et des rhétoriciens.
La chapelle des Messieurs était celle à droite en entrant par le quai dans la rue Ménestrier, la chapelle des g’rands artisans était en face et celle des artisans ou affaneurs (quelquefois dite des crocheteurs et affaneurs) dans la même rue à côté de celle des grands artisans.
La première, celle des Messieurs, est la salle de gymnastique du Lycée ; la seconde, après avoir servi de salle de cours à la Faculté des sciences, a été convertie en lo-
(201) Clapasson, page 93.
(202) Voyez : Règles, prières cl indulgences des congrégations de Notre- Dame, érigées dans les collèges de la Compagnie de Jésus, Lyon, Molin, 1715.
fféments et la troisième est un réfectoire du Lycée.
L’architecture du gros œuvre de la chapelle des Messieurs permet de la faire remonter au commencement du xvne siècle.
L’encadrement de la porte d’entrée est d’un style bizarre qui s’éloigne de celui de la localité; la menuiserie qui était d’un travail fort intéressant, a été remplacée par une autre plus moderne et on n’en a conservé que l’imposte qui se trouve actuellement au Palais des Beaux-Arts. Nous devons également signaler, à l’intérieur, la tribune en marbre noir au-dessus de l’entrée, d’une élégance et d’une perfection d'exécution excessivement remarquables et enfin les peintures de la voûte dues au F. Labbé (203).
On pourrait demander au nom du bon goût et du vrai culte de l’art, à l’administration du lycée, de donner à ce beau vaisseau une autre destination que celle de salle de gymnastique. D'abord ces exercices ne sont pas salutaires dans une salle où ils développent une poussière qui est respirée parles jeunes gens. En second lieu, c’est peutêtre aussi d’un mauvais enseigmement moral que de leur montrer, consacrée à un usage vulgaire, une œuvre où l’art a contribué dans une certaine mesure. Les jeunes gens, dans notre époque, devraient du moins être élevés dans le respect du beau et de certaines convenances. L’Université, en général, fait une trop petite part aux choses du bon goût et aux beaux-arts.
La porte d’entrée du collège remonte aux premières
(203) On pcul consulter, aux archives de la ville, dans la scrie G G. non inventoriée, les procès- vci baux d’inventaire de ces congrégations et ceux de remise des locaux aux Oratoricns. La Société académique d’architecture de Lyon conserve dans scs archives, de la porte de celle chapelle, des dessins d’une exécution excessivement fidèle, dus au talent de notre honorable collègue G. André.
années du xvn° siècle; on y remarque encore l’inscription suivante :
GOLLEGiVM T R 1 NI T A T I SACRVM II EN R ICI MAGNI ET LVDOVICI JCSTl REGVM CIIRISTIANISS . MVNIFICA VOLONTATE CAHOLI DE NEVE VILLE PRO REGI1S AVSPICIIS Æ RE MYNICIPALI EXTRVXERVNT EJYSD. COLL. A V T II O U E S PATRONI PROPRIETARU PRÆFECT. MERC. ET COSS. L V G D .
Le fronton brisé contenait un écusson dans lequel devaient figurer les armoiries de la ville. A droite et à gauche de l'arc qui forme la baie d’entrée , se trouvent deux compartiments, en forme d’ovale, au milieu desquels se voient encore deux crochets en fer qui semblent attendre des écussons mobiles. Nous présumons que ces écussons étaient : 1° celui de l’ordre des Jésuites, bien connu de nos lecteurs, et 2° celui du college de la Trinité composé d’un Père éternel tenant le Christ en croix devant lui, avec cette légende :
VN YM SVNT ET HI TRES (204).
Le consulat n’avait peut-être pas autorisé les RR. PP. Jésuites, ainsi que les Oratoriens plus tard, à placer d’une manière durable et faisant partie du monument, des
(204) Voyez : La ceremonie tic la pose de la première pierre de l’cglisc.
Notre honorable collègue G. George a fait don à la Sociclc académique d’architecture, pour scs archives, d’un remarquable dessin de celte porte d’enlrcc. Celte Compagnie, (rcs-activc dans scs travaux et riche dans scs archives, devrait, pour augmenter encore l’influence cl la notoriété qu’elle acquiert tous les jours, Lire graver et publier les dessins qu’elle possède, lesquels, maintenant, ne sont pas consultés et pourraient périr dans un accident.
Porte du college de la Trinité, a Lyon
écussons de ces sociétés qui n’étaient , en définitive, qu 'usufruitières.
On sait que le décret du 25 vendémiaire an 9 (16 octobre 1800) ordonna qu’un lycée serait établi dans les bâtiments du grand collège où il se trouve encore malgré une installation insuffisante à tous les points de vue.
Est-ce que l'administration municipale ne songera pas un jour à revendiquer un édifice dont ses prédécesseurs ont constamment fait constater minutieusement la possession, afin d’y établir plus à leur aise les établissements généraux d’instruction publique qui sont paralysés dans leur essor faute de locaux suffisants (205) ?
Puisque cet édifice a été construit pour l’enseignement municipal et gratuit pourquoi y laisser un établissement d’instruction générale et payant'! Nous comprenons dans une certaine mesure qu’au début du siècle, lorsqu’il s’agissait de reconstituer l’instruction publique, un décret ait imposé le don du local aux villes qui voulaient avoir des lycées; cela s’explique encore dans les villes de troisième ordre.
Cet état de choses n’a plus raison d’exister à Lyon et le décret devrait être rapporté pour toutes les villes où un lycée n’est pas une source d’activité et de revenus pour le commerce local.
Cette propriété du collège a toujours été l’objet des préoccupations du corps consulaire.
La présentation du cierge (dont nous avons parlé à trois reprises) et qui se faisait encore par les Oratoriens la veille de la Révolution, le 5 juin 1790, en est la preuve pour les
(205) Voir ce que nous avons proposé à cet égard sur l' enseignement des beaux arts au point de vue de l’industrie lyonnaise , pages 111 et 112.
xvie, xvne et xvme siècles. En 4 772!- 1 782 des mémoires furent rédigés dans ce but par les soins du consulat et des inscriptions, en langue française et latine, posées pour consacrer cette propriété.
Dans notre siècle , après l’institution des lycées, on trouve, le 22 pluviôse an XI (11 février 1803), un arrêté du maire du Midi ainsi conçu : «Vu l’arrêté du Préfet en date du 5 courant dont la teneur suit :
« Vu l’arrêté des consuls du 24 vendémiaire dernier qui ordonne l’établissement d’un lycée dans la ville- de Lyon, et son emplacmeent dans le grand collège.
Arrête :
« Article premier. La totalité des bâtiments, non aliénés et connus sous le nom de grand collège, est mise à la disposition de la municipalité de Lyon pour l’établissement du lycée, etc. »
Le 2 mai 1809, M. Hodieu, secrétaire de la ville, fit un rapport au conseil municipal sur les actes établissant que le collège était la propriété de la ville.
Il est expliqué qu’en 1567 (14 septembre), le collège n’avait été accordé qu’à condition que la propriété et ses accroissements feraient retour à la ville si les Jésuites quittaient la direction.
Les Jésuites furent exilés en 1 594 et reparurent en 1 604; ils furent de nouveau renvoyés en 1762 et les établissements qu’ils possédaient à Lyon entrèrent pour une somme de 250,000 livres dans le solde des dettes et créances de la société. Car les parlements avaient fait une juste et nécessaire distinction entre les biens qui leur appartenaient et ceux dont ils n’étaient qu’usufruitiers.
Cependant la Compagnie réclama la propriété de la bibliothèque et du collège ; mais ses efforts furent inutiles
et la propriété revint à la ville, d’après les actes de 1527 et 1567.
Lorsque les Oratoriens prirent possession du collège, on fît placer des inscriptions qui constataient encore le droit de propriété de la ville, etc. , etc.
Le 9 mai 1810 , le maire lisait , au conseil municipal, une lettre du préfet, du 18 avril, qui expliquait que le grand maître de l'Université réclamait la propriété du collège en se basant sur ce fait que le décret du 1 1 décembre dernier portait que les biens, meubles et immeubles ayant appartenu à des collég-es et qui n’auraient pas reçu, antérieurement au décret, une autre destination pour service public étaient donnés à l’Université.
La ville n’eut pas de peine à faire constater que le collège faisait partie du domaine public de la cité et non de son domaine privé, n’avait jamais cessé d’appartenir à la ville et par conséquent qu’on ne pouvait lui appliquer aucun décret (206).
En 1840, une discussion entre la ville et l’Université s’engagea à propos des logements des professeurs. Le conseil municipal , saisi de cette affaire par le maire M. Martin, s’en occupa avec beaucoup de sollicitude dans les séances des 30 janvier, 6 et 13 février. Voici les résolutions adoptées :
« Art. 1er. La jouissance du bâtiment dans lequel se trouve placé le collég’e royal (bâtiment dont la ville est exclusivement propriétaire) ne sera donnée à l’Université qu’en raison des besoins réellement éprouvés par le collég-e, de telle sorte que l’étendue de ces besoins serve de mesure à l’étendue de cette jouissance.
« Art 2. Tl sera procédé dans le plus bref délai à la
206; Documents communiques par M. Vcrmord,
délimitation nécessaire de manière à pourvoir : 1° aux besoins du collège ; 2° au placement des Facultés ; 3° à la disposition d’un escalier pour la bibliothèque, le tout sans prendre en considération les logements occupés par les fonctionnaires de l'Université; néanmoins, le proviseur, le censeur, l’économe et l’aumônier recevront les logements qui leur sont dus, et ce dans la proportion de leurs besoins ; les bureaux de l’Académie recevront également les locaux qui leur sont nécessaires.
« Art. 3. La ville se réserve de disposer comme elle l’entendra des locaux restés sans emploi. Cependant elle s’abstiendra de placer des locataires dans les appartements enclavés dans l’intérieur du collège et communiquant immédiatement avec cet intérieur.
« Sériziat, rapporteur. »,
Les démêlés avec l’Université recommencèrent en 1 845 à propos de l’appartement laissé par Soulacroix, recteur promu à d’autres fonctions, dans la maison à l’angle du quai de Retz et de la rue Pas-Etroit, partie dans laquelle on voulait établir un grand escalier conduisant à la bibliothèque (207), mais l’affaire ne fit aucun pas, au détriment delà propriété de la ville (208).
Raphaël Flacheron a donné dans Lyon ancien et moderne (209), une description critique des bâtiments du
(207) R. Dardel a fait un projet pour cct escalier (page 60 do notre notice de cet architecte).
(208) Rapport du maire Terme dans la séance du conseil municipal du 19 juin 1845 ; celui de Scriziat, dans la séance du 6 novembre, et réplique d'un membre de l'Université ( Courrier de Lyon des 9, 10, 12 et 16 novembre 1845).
(209) Tome I, page 432.
collège qui fait suite à un excellent article historique de M. Demogeot (210).
Nous 11e sommes pas entré, ainsi que ces messieurs, dans les détails sur toutes les parties de l’édifice, parce que nous avons l’intention de les fournir dans les biographies des Delainonce, de Blanchet, etc.
Nous engageons donc nos lecteurs à consulter, s’ils 11e les connaissent pas , les articles de Lyon ancien et moderne.
(210) M. Jacques-Claude Drmogeol a etc professeur au collège de Lyon (Voyez Vnpcreau).