‹ Étienne SaulnierChapitre 15 sur 27 · LE LENDEMAIN DE NOCE · texte numérisé non relu

LE LENDEMAIN DE NOCE

Le lendemain , à son réveil, Marthe était folle! Errante, au milieu de cet hôtel rempli de nouveaux serviteurs, elle allait devant elle sans but et sans raisonnement.

Tout-à-coup, en traversant une longue galerie, elle approcha d'une fenêtre ouverte... et voyant courir çà et là les gens dans la rue, elle demanda ce que c'était qui les agitait ainsi.

— Entendez-vous le bourdon de Notre- Dame de Paris? dit un homme qui s'arrêta devant elle.

— Je ne sais pas...

— Cela nous avertit qu'il est temps de nous rendre à la Grève.

— A la Grève ! pourquoi ?

— Pour voir brûler un hérétique.

— Oh! Dieu, dit- elle; et qui donc est cet homme?

— Le docteur Saulnier, de l'Université.

Marthe poussa un cri perçant, <[uilta aussitôt le balcon où elle était, descendit sans que personne prît garde à elle, et se sauva dans la rue.

Page 1