HÉRÉDITÉ
Jusqu'à présent nous avons passé en revue, parmi les causes somatiques, les influences les plus variables ; la plupart du temps cependant elles sont restées inconnues, et c'est peut-être le cas le plus commun ! On a dit alors que le développement du carcinome a été spontané, idiopathiqiie ; c'est sous ces deux expressions qu'on range les états pathologiques qui ne sont sous Vinfljence d'aucune cause connue / Cependant comme on a été obligé de les attribuer à quelque chose, on a eu recours à une prédisposition répandue dans l'organisme, qu'on a désignée sous le nom dediathèse (1). Les causes locales, alors, en provoquant sur un point déterminé un travail morbide, ont attiré sur ce point l'action de la diathèse, qui planait, en quelque sorte, sur l'organisme.
(1) Broca, Traité des tumeurs, 1866, vol. 1, p. 148.
Cette diathèse est, si noas pouvons employer cette expression, un être de raison, car on n'en reconnaît la présence par aucun symptôme propre, avant l'apparition de la manifestation, cancéreuse ou autre. Ce nom dediathèse (^«aTt0/ipt je dispose) montre bien qu'on ne l'a admis que pour les besoins de la théorie, parce qu'il était impossible d'expliquer autrement la marche du phénomène qu'on lui attribue; et l'étymologie fait comprendre qu'on considère plutôt ces diathèses comme des prédispositions que comme des maladies.
Nous avions besoin d'entrer dans ces quelques détails explicatifs, avant d'aborder l'étude de l'hérédité, parce que c'est surtout de cette diathèse, de cette prédisposition que nous
^ "Sus à nous occuper au point de vue de la transmission.
» que,
'i>^aai-(l) ne l'admet pas, et quoique Hippocrate, Boerhaave, Broussonet et plusieurs autres aient rangé l'hérédité au nombre des causes du cancer, il ne veut pas, en la supposant vraie, en tirer des inductions pour établirl'existence d'un virus cancéreux dans les humeurs. Deux parents, dit-il, peuvent être soumis aux mêmes causes externes ou internes, qui produisent le cancer ; et chez eux l'action morbitique s'est développée comme elle l'aurait fait chez deux étrangers. Pourquoi admettre qu'élit était due à un vice humoral sut generis ?
Stahl (2), Pinel, Corvisart donnent des exemples de l'héré' dité . Boyer, lui, reste indécis, dans sa clinique externe de 180 1 , devant des observations qui, dit-il, « ne sont ni assez exactes, ni assez nombreuses, d
Amussat pense que l'hérédité est un fait important de l'histoire du cancer, et que, lorsqu'on la cherchera avec soin et attention, on la trouvera dans le plus grand nombre des cas.
(\) Louis, Mémoire à VAcad. des sciences de Bijov.^ 1788.
Il) Slahl, De hereditaria dispositione ad varias affeclus^ Leipsick, 4831 .
(ï Pour moi, je pourrais presque dire que l'hérédité dans le cancer est la règle et la non-hérédité l'exception (1). d
Lebert la nie, et il s'appuie sur ce que le cancer arrive à un âge oii les enfants sont procréés depuis longtemps. Et ce qui l'empêche d'y croire, c'est qu'alors les enfants garderaient l'affection à l'état latent jusqu'à quarante ou cinquante ans. Bayle l'admettait, mais sous toutes réserves, car elle avait besoin d'être démontrée.
Il en serait absolument de même pour M. Piorry (2), d'après sa thèse de concours. Cependant il en rapporte plusieurs exemples. D'abord celui de Napoléon, dont le père était mort cancéreux, et qui, lui; va mourir à Sainte-Hélène d'un cancer à l'estomac. 11 cite les 97 cas de Récamier, parmi lesquels il n'a nui en trouver que 9 où il y eût eu hérédité; et encore il y avancer, trois sœurs cancérées, dont les parents étaient sains. Sur It/lf Ms qu'il nous montre, et qui ont été recueillis : 24 par lui lors du concours de 1 833, 24 par Lasserre à la Salpétrière et 58 à Saint- Louis, on n'en trouve que 20 où l'hérédité soit plus ou moins bien prouvée , soit 18,86 pour 100. « Est-ce assez d'un cin- 3) quième des cas d'hérédité pour faire croire à la réalité de D l'action de cette prédisposition ? »
Nous verrons tout à l'heure l'opinion d'auteurs plus contemporains à nous ; quoi qu'il en soit, nous voyons que l'hérédité a été tantôt niée d'une manière absolue, tantôt diversement interprétée. On a contesté aussi que la diathèse fût susceptible de se transmettre de toutes pièces, par cette voie ; les descendants hériteraient seulement de la prédisposition.
Nous aurons donc à voir ici la réalité de cette cause, sa fréquence ; puis nous essayerons de donner quelques idées sur la manière dont elle exerce son influence, après nous être inspiré
(1) In Bulletin Académie, 1854, l. XX, p. 270,
(i) PiorrY, liérédit daws /ei' r?î«/arftes (Concours de < 840).
de l'ouvrage si bien fait de M, le professeur Broca (1).
L'influence héréditaire, niée par Louis, Lebert, Cayol et d'autres, paraît cependant démontrée par le grand nombre d'observations qui en ont été données. Sans doute, il s'agit de recherches délicates ; sans doute, les renseignements obtenus sont loin d'avoir tous une authenticité suffisante, surtout ceux recueillis à l'hôpital ; mais il en est qui sont dignes de foi et bien probants, et personne, que nous sachions, n'a songé à les récuser. Amussat lui-même, qui affirmait que le cancer ne se transmettait jamais par cette voie héréditaire, en a rencontré quelques exemples dans sa pratique. Pour Velpeau (2), l'hérédité est une cause incontestable de cancer. « J'ai vu, dit-il, » une infinité de femmes chez lesquelles cette cause n'était 3) que trop évidente. 3> M. Bouchut est du même avis (3).
Le cancer étant une affection fréquente, le calcul des probabilités démontre qu'il peut y avoir, par pure coïncidence, plus d'un cancéreux dans une seule famille, sans que pour cela il y ait lieu d'en accuser l'hérédité (Broca). Et M. Walshe (4) a judicieusement fait rcmarqnar que, pour transformer cette relation de coïncidence en relation de causalité, il faut autre chose que des impressions et des observations isolées : il faut attendre des statistiques régulières et suffisamment étendues. Or, la difficulté de ce genre de stalistiques est telle, qu'elle équivaut presque à une impossibilité. Nous n'en n'avons pu trouver qu'une seule, bien connue, celle de M. Broca, mais que nous reproduirons néanmoins tout à l'heure.
Quoiqu'il en soit, sans être démontrée rigoureusement, matériellement, la prédisposition morbide est un fait vrai, néces-
(1) Broca, Traité des tumeurs^ t. I.
(2) Yelpeau, Maladies da sein, -1854.
(3) Bouchul, Fat liologie générale, ii&l .
(4) Walshe, The Cyclopedia of praciical surgenj... Londres, 1861,1, I, art . Cancer.
saire, reposant sur l'expérience et la raison, et devant avoir ainsi une part large, et très-large, dans l'étiologie morbide. Hippocrale l'avait dit : « Cum nempe genitura ab omnibus 3) corporis procédât, a sanissana, amorbosis morbosa(l). y>
Parmi les travaux récents, deux auteurs semblent cependant repousser l'hérédité. L'nn, M. Rey (2), nous dit : « Rien n'au- 3) torise à penser que certains individus, qui succombent au )) carcinome, portent déjà, dès leur naissance, les indices )) d'une viciation du sang. » L'autre (3) s'appuie, pour soutenir son opinion, sur les observations de M. Burdel (de Vierzon) au sujet desquelles nous reviendrons dans un des chapitres suivants.
En Allemagne, tout en niant la transmission, on reconnaît, et Virchow (4) entre autres, qu'il existe une prédisposition héréditaire, prédisposition qu'il a si heureusement désignée sous le nom de vulnérabilité. Cependant, il admet deux catégories. — Dans une première, la disposition héréditaire se traduirait parfois de si bonne heure, que la production nouvelle existerait lors de la naissance ; elle serait donc congénitale, dans le sens propre du mot. — L'autre série, beaucoup plus importante, renferme de ces cas oîi la maladie est transmise par hérédité, mais n'apparaît qu'à une période ultérieure de la vie. a Ici, c'est donc de h prédisposition qu'on hérite, et non de la 3) maladie, car si c'était d'elle, on devrait en reconnaître déjà 3) quelque chose plus tôt. »
Pour qu'il y ait hérédité, il suffit qu'il y ait simihtude quant à l'essence delà maladie; il n'est pas nécessaire qu'il y ait sirnihtude absolue entre le symptôme transmis et le symptôme
(1) Hippocrale, De morbo sacro^i cap. 3.
(2) Rey, Généralisation du came.r {Th. Paris, 4 (1) Neveur, Cancer aigu [Tk. Paris, 1872).- (i) Virehow, Fath. des liimears, 1867, t. I.
constaté chez les générateurs. Bien plus, la maladie peut exister sans détermination apparente chez un individu.
Nous allons voir quelques-uns des cas de transmission rapportés par les auteurs, et appuyer sur quelques chiffres la réalité de l'influence héréditaire. Disons d'abord, avant de citer aucun résultat, qu'ils sont complètement approximatifs, et ne sauraient fournir la mesure réelle de l'éiat des choses.
Et d'abord le cas de Warren : — Un père, mort d'un cancer à la lèvre, a trois enfants : un fils meurt d'un cancer au sein, ainsi que ses deux sœurs. Une fille de Tune d'elles (S'' génération), a un cancer du sein et de l'utérus; une fille du frère (3* génération) meurt aussi d'un cancer du sein.
Dans la thèse de M. Mitivié (1), nous trouvons relatés plusieurs exemples :
■ Père, langue Mère, face Mère, sein Mère, utérus Fils, face Fils, eslomac Fille, estomac Fils, testicule.
Selon M. Combes (2), les cancers de l'estomac et du sein seraient seuls héréditaires. Il résulte de cette manière de voir que sur 256 cas de cancers, il n'a trouvé que 2S fois l'hérédité, soit 1,10. Pour Lebert, cette proportion monterait à 1,7 des cas. Veyne (3), ayant fait un relevé récapitulatif, aurait trouvé 20 cas héréditaires sur 106, soit presque 1/5. Bayle cite une famille de 7 membres, dans laquelle il a rencontré 3 cas de cancer : vessie, sein et cerveau. Résumons ces petites statistiques :
Lebert
102 cas, dont
14 fois
hérédité notée, soit 13,7 p. 100
Combes
Veyne
Sir Paget
Sibley
West
(1) Milivié, Hérédité morbide {Th. Paris, 1861).
(2) Combes, Hérédité {Th. Paris, 1868).
(3) lu Michel Lévy, Traité d'hycjiène, lac."}.
Ce qui porte la moyenne à 1 cas sur 7.
Les documents de Moore sont plus intéressants, en ce sens qu'ils tendent à démontrer que le cancer héréditaire se développe dans l'enfance et la jeunesse, comme on le remarque aussi pour la tuberculose héréditaire. Ainsi, sur 101 cas, il donne :
— — — — — Soit "79 avant 5 ans.
Les 22 autres étaient apparus de cinq à vingt et un ans. — > Ces résultats sont très-intéressants^ mais comme ils sont seuls de leur genre, on ne peut rien conclure sur ce sujet à l'heure actuelle.
Pour apprécier la fréquence réelle de l'hérédité, il faudrait pouvoir comparer les chiffres à ceux fournis par d'autres affections héréditaires, la phlhisie pulmonaire, " par exemple. D'après Cotlon, sur 1,000 cas do tuberculose, il y aurait 367 fois hérédité, soit un peu moins de 1 sur 2. Dans le cancer nous avons 1 sur 7. Nous pouvons donc bleu voir que l'hérédité exerce une action plus faible dans le cancer que dans la tuberculose. Ceci tient peut-être à ce (jue la carcinose étant une affection de l'âge avancé, les enfants sont procréés avant sa première manifestation. Nous laissons cette explication pour ce qu'elle vaut à l'auteur de l'arlicle du Dictionnaire encyclopédique auquel nous l'avons prise.
Arrivons maintenant à la belle statistique que M. Broca a dressée dans une famille qui compte troi^ générations de « médecins éclairés j), c'est dire combien grandes sont les chances de véracité que peuvent présenter les faits qu'elle contient.
os
oo
i.r A * en / Fille, 68 ans.
MmeA...*,62ans,(pmg; 72 ans.
c. me. j pn|g^ 74 ans.
■Fils*, 28 ans -
Fils*, 64 ans, c.^siomac,
D » /o , Fille*. 35 ans, c. sem. Mme B..-*, 43 ans, 1 35 ^^^^^
c. foie. j Fille", 40 ans, c. sein.
Fille*, 45 ans, c. /"oie. Fille*, 60 ans.
' Filà* à l'armée.
FilR 72 âim ( Fille*, 18 ans, paraplégie
(Fille, 24 ans.
c, sei?/i
Fils, 08 ans 3 fils.
1 Fils* aux colonies.
^ „, I Fille*. 37 ans, c. sein J Fille* en couches. MmeC... ,5lans,{ ) Fille*, 49 ans, c. sein. 2 filles.
\ Fille*44 ans,phlhisique.
Fille*, 40 ans Fils.
Fille*, 47 anSjC.utérin.
Fille*, 55 ans, c. sein. 2 fils.
\ Fille*, 61 ans, c, foie.
Mme D...*, 54 ans, c. sein Fils, 70 ans.
Dans une seule famille, de 1788 à 1856, sur 38 membres, dont 26 au delà de 30 ans, on a compté 15 cas de décès par le cancer. Or, en France, d'après le nombre des décès survenus après trente *ans, ceux par cancer sont de 4 pour 100 au maximum, ou bien 1 sur 25 ; or sur les 26 sujets de l'observation ayant plus de trente ans, il y en a 15 qui sont morts de cancer. Il est donc bien démontré qu'ici l'hérédité a multiplié par 15 les chances de cancer.
Il y a eu 1 homme sur 7, et 14 femmes sur les 29 filles, ayant dépassé l'âge adulte : proportion effrayante !
Ceci démontre donc bien, d'une mamere définitive, que le cancer est héréditaire ; seulement cette transmission est réellement exceptionnelle, ainsi qu'on a pu s'en convaincre par les relevés statistiques de différents auteurs, cités plus haut; et il faut bien que la chose soit rare, puisque des auteurs ont cru pouvoir la mettre en doute.
La prédiposition héréditaire semblerait diminuer avec le
nombre des générations atteint, si on s'en rapportait à la seule statistique de M. Broca. Mais alors comment expliquer la rapidité de la carcinose chez les plus jeunes, dans une famille, ainsi qu'on peut s'en convaincre en se reportant à la statistique de Moore? Comment expliquer ce fait, que les filles peuvent mourir avant leur mère, ainsi que M. Broca l'a remarqué, et même avant que la manifestation cancéreuse se soie montrée çhez cette dernière? Comment, si ce n'est pas la gravité croissant avec l'âge de la diathèse. C'est là un point de l'éiiologie qui, comme bien d'autres, est encore dans l'ombre.
On a prétendu aussi qu'il fallait tenir compte de l'influence du sexe; Velpeaunous dit que pour le plus grand nombre de ses malades, la maladie cancéreuse avait existé chez la mère, soit au sein, soit à l'utérus. Nous ne serons pas aussi affirmalif, en raisonnant d'après les résultats fournis par les auteurs que nous avons consultés, car si deux fois il y a eu identité du sexe, deux fois aussi les sexes se sont croisés.
Il est un autre fait bien digne d'attirer l'attention, c'est que la transmission morbide n'est pas toujours immédiate : en effet, un homme ayant reçu la diathèse d'un de ces ascendants, peut échapper lui-même, pendant une longue vie, aux conséquences de cet état héréditaire et voir sévir sur ses enfants le mal (fui l'a épargné. C'est ce qui constitue ce qu'on a appelé Vatavisme, atavi, aïeux). Ce fait prouverait bien l'hérédité delà prédisposition, qui resterait alors à l'état latent, faute d'une occasion pour la développer. C'est là, du reste, l'interprétation de la majorité des auteurs modernes, à laquelle nous nous rangeons.
Jusqu'ici nous ne nous sommes occupé que de l'hérédité directe ; examinons un peu si l'on peut faire entrer" en hgne de '^.ompte V hérédité collatérale, soit par les frères et sœurs, soit par les oncles et tantes. C'est là un point de la question, peu traité en général, et au sujet duquel les statistiques ne peuvent rien nous fournir.
Nous n'en avons trouvé qu'un exemple, cité par Rosenstein (1 ) et dû à Ballard, dans lequel une personne de soixante-dix ans, dont la sœur était morte d'un cancer de la langue, avait vu mourir son fils d'un cancer de la jambe.
Mais Gintrac s'était occupé, de ce sujet (^2), et il avait remarqué que l'influence héréditaire pouvait ne se manifester, quelquefois, que par des effets collatéraux, c'est-à-dire que dans ces cas-là, le père, la mère ni les aïeux n'avaient eu le genre d'affection qu'ils avaient vu s'attacher cependant à tous ou presque tous leurs enfants. « 11 existe donc des dispositions, des cons- 3) titutions de famille, qui germent avec une subite activité, •» bien que les antécédents n'en eussent donné aucun indice. »
Qu'un enfant ait la même prédisposition morbide' qu'un oncle ou qu'une tante, cela ne suffit pas, selon nous, pour établir l'hérédité collatérale. Nous laissons donc celle question avec des points de doute, étant cependant plus disposé à la rejeter.
. La prédisposition à la carcinose peut donc se Iransînettre par les voies de la génération. Mais comment? on ne le sait point, et rien n'indique d'abord qu'elle aura ou qu'elle n'aura pas de manifestations dans la descendance des individus qui ont le malheur de la posséder. C'est un phénomène impossible à expliquer sans doute, mais conforme, du moins, à l'ensemble de nos connaissances sur l'hérédité des maladies.
Nous ne dirons rien de Vhérédité indirecte, parce que nous n'avons rien trouvé qui puisse nous autoriser à traiter ce sujet. Du reste, quelles maladies autres que le cancer pourraient, en passant des parents aux enfants, subir une telle transformation ! Que si quelquefois on a cru rencontrer une semblable transmission indirecte, on a eu très-probablement affaire, selon nous,
(1) Rosenstein, Maladies des reins, 1874, page 830. , (*) Gintrac, in Mémoires acad, méd. 1847, t. XI, p. 197.
i\ un état cancéreux acquis. Quant aux transformations possible? des diathèses scrofnleuse, tuberculeuse, arthritique et herpétique, ou autres en carcinose, nous aurons l'occasion d'y revenir en traitant spécialement de ces influences étiologiques.
A ces divers ordres de faits, et pour ne rien oublier, nous ajouterons, avant de terminer ce chapitre, quelques mois de la consanguinité des parents. Et à ce propos nous ne pouvons que répéter des, généralités, car il n'a rien été remarqué de spécial, touchant la carcinose. Des observations et des expériences nombreuses entreprises sur les animaux, il ressort que l'influence des mariages consanguins sur les générations, est bonne ou mauvaise, suivant que les auteurs sont atteints ou exempts de maladies constitutionnelles, surtout de cancer, car alors nous rentrerions dans les conditions ordinaires de l'hérédité.