C. autres
Totaux
40 à 45 ans 29
Au-dessous de 45 63
Au-dessus 90
ai
Ce tableau, en eflet, est en conlradicUon avec ce que nous disions plus haut : les cancers du sein y sont plus fréquents avant, après et pendant la période maxima du cancer de l'utt'^rus. La différence n'est pas cependant des plus accentuées, et tient peut être à ce que l'autour aura recherché ces cas-là avec plus de soin que les autres.
Le cancer de l'utérus peut se localiser en certains points de l'organe, ou bien l'occuper en totalité. Duparcque {Traité des maladies utérines), cité par Calmels (1), nous dit que c les )) maladies chroniques de l'utérus atï'ectent le corps de l'organe 3) ou sa totalité, chez les vierges ; on les trouve au contraire au 3) col chez les femmes qui ont eu des rapports sexuels. » *
Nous avons trouvé une petite statistique de Puchelt(2), tendant à démontrer la localisation plus fréquente sur le col, sur rorifice, ou sur les deux à la fois :
Utérus dans toute «on "étendue 1 Orifice 6
Une grande parlie de l'organe 5 Côté gauche 1
Col 2 Corps 4
Col et orifice 5 Fond 1
L'étude de l'étiologiedu carcinoma uteri va nous arrêter un peu, car il nous a paru qu'un organe aussi important, quant à ses fonctions, devait demander un peu plus de développements que d'autres.
Beaucoup d'auteurs ont recherché quelles pouvaient être ces causes ; on en a donné des plus bizarres et des plus diverses, et malheureusement cetïe question ne semble pas résolue, quant aux causes déterminantes du moins.
H. Bennett semble attribuer à l'inflammation Tinfluence que
(1) Calmels, Th. de Paris, 4874.
(2) Puchelt, Commentntio de tumonbusinpelvipartum impedientibiis. Iloidelberg 4 840.
Lisfraric accordait à l'engorgement; pour ce dernier, en effet, r engorgement était toujours la cause occasionnelle, le cancer ne débutait jamais de prime abord.
Dans un nouvel ouvrage (Statistique au sujet de létiologie du cancer de la matrice), Lothar Meyer mentionne comme première cause du cancer les affections contagieuses du canal de l'urèthre chez l'homme! opinion tout au moins singuhère, que nous nous contentons de mentionner, ne l'ayant trouv(^e dans aucun autre auteur,
Courty (1 ) nie ce que certains auteurs avaient admis, à savoir l'influence préservatricë de la stérihté et du célibat. Et c'est avec raison, selon nous, car comment expliquerait-on l'apparition de cette maladie sur les vieilles filles vierges ou sur les femmes stériles; et nous avons vu, à propos de l'influence de la grossesse, que, sans être fréquent, il se rencontrait encore quelquefois chez cette catégorie de femmes.
Cependant il est un fait, c'est qu'alors le cancer fait son apparition bien plus tardivement que chez les femmes mères : l'accouchement en serait-il la cause? Nous reverrons cette question en traitant des causes externes.- Nous ne pouvons que répéter avec Gruveilhier ces paroles décourageantes, qu'on ne trouve rien, comme influence étiologique, car le cancer utérin se montre aussi bien chez les feinmes à vie irréprochable que chez celles à vie dissolue, dans les cas de fécondité, ou de stérihté, de grossesse et d'accouchements heureux ou malheureux, quand la mère nourrit ou non, chez les personnes bien réglées comme chez celles qui le sont mal !
Et pourtant, quelle coïncidence entre l'époque de fréquence maxima du cancer, et celle de ]a. ménopause!
Ne faudrait-il pas voir, dans ce trouble physiologique d'une
11) Couity, Traité pratique des maladies de Vutérus.
fonction aussi importante, une des causes principales de la localisation cancéreuse sur l'utérus? C'est ce à quoi, avec beaucoup d'auteurs, nous allons essayer de répondre.
■ Stahl et Pinel plaçaient au rang de leurs causes les plus ordinaires les vices de la menstruation, l'âge critique. Bayleest de cette opinion, que nous retrouvons d'ailleurs dans Scanzoni, appuyée par des chiffres : sur ses 108 cas de cancer utérin, 54 fois il a pu noter des anomalies dans la menstruation, ou un écoulement leucorrhéique s'étant montré plus ou moins longtemps avant l'apparition de la maladie. On retrouve en effet, dans d'autres ouvrages, cette influence des évacuations naturelles, quelle qu'en soit la nature : menstrues, flueurs blanches, hémorrhoïdes, cautères entretenus (1).
M. Rocque, à la fin de sa thèse inaugurale (2), a publié un tableau statistique portant sur 50 cas observés et recueillis par lui à la Salpêtrière en i857. Nous allons en extraire la partie où l'auteur nous montre les rapports qui ont existé entre la ménopause et le cancer, d'après la date de l'apparition de l'âge critique, c'est-à-dire quel intervalle a séparé l'une de Taulre.
Et d'abord ses SO cas ont été observés :
Voici maintenant l'intervalle quia séparé la ménopause et le cancer.
(1) Bayle, Ma/, cancéreuses, 1810.
(2) Rocque, Essai sur la physiologie et la pathologie de la ménopause (1838, Th. Pari».)
Avant
30 ans