‹ Étiologie Des Occlusions IntestinalesChapitre 8 sur 15 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

lion : 3; — panthère : 1; — et 10 sans indication de l'espèce. Les 2 observations concernant le chien relatent 26 cas

que M. Ünglas classe en :

\ dans la cavité thoracique (A)

Hernies congénitales ) ne dans la péricarde (B)

Hernies acquises dans la ca-| p' ouverture accidentelle (C)

vité thoracique p' ouverture normale (D)

Les hernies diaphgramatiques congénitales ne sont pas fatales, mais l’état malingre des sujets, leur respiration difficuliueuse, leur appétit capricieux, les malaises après les repas, les troubles gastro-intestinaux, la constipation opi- -niâtre, allant jusqu'à l’ocelusion, la maigreur, nécessitent souvent l’abatage de ces animaux.

Par contre les hernies diaphragmatiques acquises, par suite de chocs, ou parfois comime complication d’une obstruction intestinale (Obs. Roger) sont le plus souvent mortelles, quelques rares observations relatent néanmoins que dans les cas où l’ectopsie est à marche lente, la progression à permis à l'organisme de s'adapter dans une certaine mesure (Unglas).

Enfin J. Malet (Revue vétérinaire, 1880) fait remarquer que le chien à une prédisposition à la hernie diaphragmatique par l’hiatus œsophagien.

Dans les deux médecines : humaine et vétérinaire, la œuerre mondiale nous a cependant édifié sur ce sujet des hernies diaphragmatiques. Jean Quénu (Thèse de Paris, 1920) apporte plusieurs observations de cette affection « avec laquelle il faut compter plus que jamais depuis la guerre par suites des plaies thoraco-abdominales anciennes ».

Dans notre domaine, on peut dire que la hernie dia-

phragmatique est un accident relativement rare; ses manifestations sont très diverses et de gravité variable tout au moins chez le chien; chez nos grands animaux les symptomes de coliques graves et de dyspnée sont extrêmement rapides, l'affection est d’un diagnostic difficile à coup sûr et l'’autopsie seule explique l'issue fatale de cet accident où toute intervention est impossible. Peut-être, « le diagnostic pourraît-il être parfois porté sur le vivant, si l’on songeait à cette affection, lors de signes respiratoires ou digestifs énigmatiques; la radiologie systématique pourraît être d'un grand secours ».

Nous signalerons à l'appui des hernies diaphragmatiques, les nombreux cas d'accidents causés aux chiens en liberté, qui sont culbutés, traînés brutalement par les automobilistes au cours des grandes randonnées à allure excessive; ce qui explique pourquoi les hernies diaphragmatiques sont plus fréquentes sur les chiens des campagnes; une surveillance étroite et obligatoire étant particulièrement exercée sur ceux des villes,

Les mêmes faits sont à signaler sur les chevaux qui trainent de lourdes charges, qui ont des démarrages pénibles exigeant maints efforts répétés de leur part; parfois mêrine

au cours de chutes en profondeur.

Obs. 3, (Personnelle). — Nous nous souvenons notamment d'un cas récent, survenu dans notre clientèle, sur un cheval appartenant à un entrepreneur de travaux publics. Cet animal, en reculant un tombereau lourdement chargé au niveau d'une décharge en contrebas d'une douzaine de mètres, y fit panache tout attelé. L'attelage fut remis péniblement sur pied. Le cheval fut ramené en main, avec quelques égratignurés sans gravité, des contusions multiples, mais pas la moindre fracture même costale. Nous nous étions réservés quant à l'apparition de complications internes possibles.

Notre réserve fut confirmée par les faits, car dans la nuit, l’animal jusqu'alors inquiet, phénomène que le propriétaire attribuait à

la secousse, est pris de coliques d’abord sourdes, puis de plus en plus aiguës et ce n'est qu'assez tard que le propriétaire réclama notre concours: Nous sommes dès lors, en présence d'un malade dont l'état est alarmant, nous instiluons néanmoins un traitement que nous croyions approprié ct porions un pronoslic grave, sinon fatal. Effcetivement, ie malheureux cheval mourut dans la nuit des suites d'une hernie diaphragmalique intéressant le colon flottant sur une longueur de 20 em., à travers une déchirure diaphragmatique de près de ro cm. au-dessus de l’appendice xyphoïde (hernie médiaslin).

On sait tes recherches de Barrier sur les médiastins du cheval et ses conclusions par lesquelles il affirme l’imperforation de cette membrane dans les conditions normales.

On sait aussi les recherches de P. Duval sur les médiastins du chien. Pour cet auteur, la mince cloison médiastine, bien qu'imperforée anatomiquement, ne laisse pas que d'être une fragilité qui la rend, pratiquement, perméable aux gaz, aux liquides et aux éléments figurés.

Tous les viscères abdominaux peuvent, lorsqu'ils sont affectés de maladies diverses, se ramollir, s’ulcérer, s'enflammer, se réunir entre eux et se créer des rapports anatomiques tout nouveaux. Ainsi se développe une grande partie des péritonites dont nous avons déjà parlé et les étranglements qui en sont la suite.

Dans d’autres cas, les viscères hypertrophiés, fortement congestionnés, devenus le sièges de produits morbides nouveaux, de fumeurs de natures diverses, compriment et oblitèrent à différents degrés le canal digestif : c’est de cette manière qu'agissent les tumeurs de la fosse iliaque, les kystes de l’ovaire, les corps fibreux de l'utérus, ies cancers des ganglions mésentériques qui acquièrent parfois un volume énorme et toutes les maladies du système osseux de la colonne vertébrale et du bassin, les abcès froids,

les hémorroïdes, l'hypertrophie de la prostate (voir co-

Lo]

prostate), la mélanose spécialement chez nos solipèdes âgés, cris ou blancs, les tumeurs anévrysmales où d’origine cir-

culatoire, etc!, etc...

Obs. 4. -- Le D' Roger rapporte sur le cheval : 1° le cas d'un thrombus de l'aorte abdominale de 250 gr. avec complications d’hypertrophie rénale — rein droit 83o gr. — rein gauche 1.200 gr.

(Roger, Coliques cheval, p. 317.)

2° Le cas d'un infarctus en coup de hache à 30 cm. de l'origine du gros colon et.intéressant lout ce qui reste du colon replié el 1 in. do du colon flottant, oblitérant en partie la Iumière intestinale et où le signe du bras à fait rejeter l'hypothèse d'un volvulus.

(Roger, .p2290:)

M. Tesse rapporte dans la « Clinica veterineria » deux observations où il constate l'existence d’un néoplasme bilatéral des reins avec extension du pancréas el coexistence d'inflammation gastro-intestinale. La structure histologique s'y révélait caractéristique de sarcome. Intéressante au point de vue comparatif avec les lésions de même nature connues, chez l’homme, ces observations méritent aussi d’être mentionnées chez le porc. (Professeur Moussu.)

Les lipomes sous-péritonéaux, qui ne sont pas rares chez l'homme, sont fréquents chez le cheval. Ils présentent une tendance à se pédiculiser du fait de leur poids. Par enroulement et torsion, le pédicule peut arriver à se rompre consécutivement à la nécrose et le lipome tombe. dans la cavité abdominale (lipome libre). Ces lipomes libres sont arrondis ou en forme de galets, à surface lisse, de couleur jaune foncé, opaques, et de consistance pierreuse, en raison de la calcification. Les lipomes longuement pédiculés du péritoine peuvent déterminer des étranglements intestinaux (Analomie pathologique générale. NV. Ball, p. 386).

Le P° Cadiot relate, sur un cheval, un cas de lipome intra-

abdominal qui atteignait le volume d’une tête d'homme et qui était fixé à hauteur du fuyant du flanc.

Chez le chien, nombre d’hypertrophies prostatiques relèvent des fibro-adènomes. Les lobes prostatiques envahis deviennent très volumineux el entravent la circulation des

excréments.

Obs. 5. Qu'il nous soit permis de ciler ici dans ce même ordre d'idées sur la compression intestinale par des tumeurs intra-abdominales, un cas intéressant par sa rareté, de tumeur chez les oiseaux et relaté par MM. Chrétien et Lombard. Il s’agit d’une oie qui fut sacrifiée aux Halles ct qui présentait un tléralome volumineux du poids de 745 gr., formé aux dépens des ovaires ou des testicules dont il fut impossible de retrouver la trace, les reins seuls ayant pu être délimilés.

Chez les mammifères de semblables tératomes sont également excessivement rares et les théories émises au sujet de leur développement ne sont pas applicables à tous les faits. (Tératome abdominal, par Chrétien et Lombard.

Recueil de médecine vélérinaire, 25 février 1921.)

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