‹ Étiologie et Pathogénie de la PellagreChapitre 17 sur 23 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic de la pellagre n'offre aucune difficulté lorsqu'on l’observe dans les lieux où elle est Ro ue. * n’en est pas de même de la pellagre sporadique.

Le trépied symptomatique que nous avons décrit, une fois réuni et complété, il serait encore difficile de commettre une erreur ; mais nous avons dit que la pellagre est une maladie chronique d'assez longue durée, précédée d’une période prodromique parfois longue, à la suite de laquelle s'installent, les uns après les autres, les trois principaux ordres de symptômes.

Nous avons décrit, en premier lieu, les phénomènes nerveux, entendant par là faire ressortir que ce sont eux qui se présentent les premiers au médecin. L'absence totale de douleurs fulgurantes, les troubles de la sensibilité et de la motricité bien peu marqués à cette période initiale, la conservation presque habituelle des réflexes tendineux et cutanés ne feront pas errer le diagnostic sur le tabès. |

On ne peut pas en dire autant de la paralysie générale : le pellagreux est parfois excité, c’est vrai, mais il est presque toujours lypémaniaque. Ici, l’évolution de la maladie guidera le praticien. L'apparition des tremblements particuliers, les troubles de la parole et de l'écriture éviteront souvent une erreur de diagnostic, qui est fréquemment commise.

L'apparition des phénomènes digestifs de la pellagre, au lieu d'induire en erreur le médecin, le guideront vers un diagnostic qui sera confirmé à la vue de l’érythème typique.

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