‹ Étiologie et Pathogénie de la PellagreChapitre 18 sur 23 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Par conséquent, si un malade présente des symptômes de paralysie générale avec un érythème aux dos des mains, méfez-vous.. cherchez la pellagre !

Ici nous devons éliminer rapidement les manifestations cutanées multiples : les pseudo-pellagres. La définition que nous avons donnée de la maladie qui nous occupe démontre que nous ne considérons la pellagre rien moins,que comme une maladie cutanée. De plus, la localisation cutanée est — nous l’avons dit bien souvent — le symptôme qui apparaît le dernier et qui signe le diagnostic. Toute éruption localisée, qui se présentera seule sans troubles nerveux et gastrique, devra donc être éliminée.

Ilest, à la dernière période de la pellagre, une maladie qui pourra prêter à confusion: nous voulons parler de la maladie bronzée d'Addison, caractérisée, elle aussi, par des troubles digestifs, provoquant des vomissements souvent incoercibles, des troubles nerveux multiples et variés, par une pigmentation de la peau. La maladie bronzée a, avec la pellagre, plus d’un symptôme commun. Ici encore, l'évolution de la maladie nous guidera, la pigmentation de l’addisonien est le premier symptôme du mal, il appparaît bien avant tous les autres, permettant ainsi de faire le diagnostic à distance.

Enfin cette pigmentation est bien moins localisée que dans la pellagre et, point capital, elle envahit les muqueuses. N'y aurait-il pas cette première et importante différence, que l'on serait vite frappé par cette asthénie considérable de l’addisonien que l’on voit s’accentuer rapidement, après chaque effort musculaire, pour donner au malade une inertie insurmontable ?

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