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D'ailleurs, cette lame osseuse est criblée de tout petits orifices donnant passage à des artérioles et à des veinules (les premières venant de l’artère ophtalmique supérieure, les secondes, allant à la veine ophtalmique supérieure) et à des filets nerveux. On ne rencontre pas de Iymphatiques, mais comme dans tous les sinus « un véritable réseau conjoncüf, pseudo-lymphatique, périvasculaire » (Mouret).
Ajoutons que la lame osseuse est sur certains sujets tellement mince, qu'il y a de véritables déhiscences au niveau desquelles le pus du sinus peut gagner l’orbite sans provoquer d'ostéite. C'est là le mécanisme de formation des « abcès circumvoisins » de Panas.
Les deux faces de la lame sont recouvertes de périoste. Mais, tandis que l’orbitaire est décollable, le sinusal, mince, est adhérent au tissu osseux. Ceci explique qu’en cas de suppuration il y ait effraction et non-soulèvement du périoste du côté sinusal. C’est le contraire du côté orbitaire.
La muqueuse, normalement très mince, conserve son individualité.
B. LES CELLULES ETHMOÏDALES
En dedans, l’ethmoïde représente une partie de la paroi externe de la fosse nasale; en dehors, 1l forme la plus grande partie de la paroi interne de l'orbite et il est divisé en deux portions : l’ethmoïde antérieur el l’ethmoïde postérieur.
Les cellules de l'ethmoïde antérieur, entourant le canal frontal, suivent les destinées du sinus frontal;
— 19 —« celles de l’ethmoïde postérieur, celles du sinus sphénoïdal. Et l’on voit fréquemment coexister l’ethmoïdite antérieure et la sinusite frontale d’une part, l’ethmoïdite postérieure et la sinusite sphénoïdale de l’autre.
S1 la paroi nasale des cellules ethmoïdales est irréguère, anfratueuse, leur paroi orbilaire est régulière et lisse. C'est une mince barrière, papyracée, qui se laisse facilement franchir par le pus ethmoïdal. Cependant, cette lame ou os planum est plus mince en avant qu'en arrière. C’est donc à la partie antérieure que l’effraction se produira le plus fréquemment. De plus, les déhiscences ne sont pas rares et siègent, quand elles existent, à l’union du tiers antérieur et des deux tiers postérieurs.
Il faut signaler la minceur de la muqueuse qu tapisse sur leurs deux faces les cloisons intercellulaires; son inflammation retentira par conséquent rapidement sur l’os ; les communicalions établies entre l’ethmoïde et l'orbite par les artères, les veines et les nerfs : ce sont là les voies que suivra la suppuration ethmoïdale pour envahir l'orbite.