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LE CANCER
ÉTIOLOGIE DU CANCER
Les expériences qui ont été relatées au Congrès de Madrid 1 démontrent que les néoplasmes ne sont pas autre chose qu’un processus inflammatoire spécial, ne différant pas, dans son essence, du processus de formation du tubercule ou des masses actinomycosiques.
Le micrococcus neoformans, quelle que soit sa porte d’entrée, dès qu’il se développe en un locus minoris resistentiæ, produit un foyer infectieux spécial où, comme le démontrent les expériences déjà publiées sur le testicule du cobaye, il tend à être détruit par les cellules normales de l’économie, cellules conjonctives ou épithéliales, qui agissent à la manière des phagocytes.
Le microbe est mort dans le centre des tumeurs et ne peut être décelé que dans la zone d’envahissement, notamment dans les petits ganglions atteints de cette inflammation spéciale qui n’a pas encore été décrite et qui précède l’invasion des cellules cancéreuses.
Le micrococcus neoformans produit ainsi, suivant le type du tissu où il vient à se multiplier, les tumeurs les plus variées, depuis le lipome, le sarcome et l’ostéo-sarcome, jusqu’à l’épithéliome et au carcinome, sans oublier les tumeurs difficiles à classer, dont la genèse s’explique ainsi sans difficulté.
Ces détails ont été exposés devant l’Académie des sciences et nous allons étudier plus particulièrement le côté clinique, c’est-à-dire le traitement des néoplasmes par les vaccins organisés et par les toxines obtenues à l’aide de cultures du micrococcus neoformans.