‹ Etiologie et traitement du cancerChapitre 21 sur 34 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

LE 35 J AS VIER IÇ)o4 ■

On jugera par les observations 76, 78, 79, que l’activité du traitement, tel qu’il a été modifié dans les derniers mois, est beaucoup plus grande qu’au début.

Il est à penser que l’observation de nouveaux cas, en étendant l’expérimentation, pourra permettre d’améliorer encore le traitement antinéoplasique au double point de vue de son activité et de sa durée.

Des observations cliniques ont été prises avec toute la précision désirable par le D r Sée et par moi-même. On remarquera que les premiers cas, qui étaient parmi les plus mauvais, remontent déjà à plus de trois ans pour le premier, et à plus d’un an pour les six cas suivants, qui sans exception étaient des cas inopérables.

Les observations récentes ont été publiées comme des guérisons parce que, dans ces cas, le traitement s’est montré d’une activité remarquable et qu’il n’existe plus actuellement aucune trace de tissus cancéreux.

Nous ferons remarquer que dans les observations 62, 78, 79, il n’y a pas eu d’opération.

Dans les observations 59, 61, 64, 65, 66 , 68 , 70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, l’opération a été manifestement incomplète, et il restait dans la profondeur de la plaie des tissus cancéreux.

Dans le cas N° 6 o il s’agissait d’un sarcome primitif des muscles de la région interne de la cuisse, d’un volume considérable. Ce genre de tumeur est connu comme étant d’une malignité toute spéciale.

Dans le cas N° 69 , il s’agissait de deux récidives d’un épilhéliorna de la langue, compliqué d’épithélioma de la lèvre et d’adénite sous-maxillaire.

L’observation stricte de ces cas, où rien n’a été négligé pour confirmer le diagnostic histologique et clinique, démontre que des malades qui étaient, dans 1 état actuel de nos connaissances, irrémédiablement perdus, présentent actuellement tous les caractères de la guérison.

Il est donc indiscutable que le nouveau traitement du cancer par la vaccination antinéoplasique a donne des résultats favorables, au moins chez un certain nombre de malades.

Les autres observations, non encore concluantes et dont le détail n’a pu être donné dans ce mémoire, seront publiés d’ici peu, ainsi que les suites ultérieures, qu’elles soient favorables ou défavorables.

Je puis noter en terminant que, parmi ces 21 cas, certains de ceux que je jugeais les moins favorables, notamment les cas : 59 , 61, 62, 64, 65, 66 , 68 , /O, 71, l2, 74, /5, 76, ont été ceux qui ont donné les résultats les plus satisfaisants et les plus démonstratifs.

Les résultats au 3o septembre igo4 seront donnés à la suite des observations.

Cas en observation

47 CAS. — N os 80 A 126

Cancer du sein à noyaux multiples avec adénopathie axillaire. — Opération le 9 juillet 1901 ■ — Récidive immédiate. — Traitement du 4 octobre 1901 au 31 octobre 1902. —- Interruption du traitement. — La récidive, momentanément arrêtée, s’est reproduite sous forme d’un cancer en cuirasse à noyaux lenticulaires adhérents à la paroi costale. — Traitement à partir du 1 er décembre 1903. — Régression très rapide de la récidive.

M me C..., âgée dé 5 o ans, a été opérée le 9 juillet 1901 d’un épithélioma du sein à noyaux multiples et généralisé aux ganglions de l’aisselle, qui avait apparu en mars 189g.

La production de quelques noyaux cutanés de récidive a fait instituer un premier traitement antinéoplasique du 4 octobre 1901 à la fin d’octobre 1902. Ce traitement ne fut pas suivi régulièrement. La malade, qui a cessé d’être revue à partir de cette époque, s’est représentée à la clinique, le 1 e1 ' décembi’e 1903, avec une récidive en cuirasse très étendue et adhérente à la paroi costale. Pas d’œdème du bras. Un traitement intensif fut institué le jour même. La rougeur et l’induration s’étendaient dans le dos jusqu’à un travers de main de la colonne vertébrale. Toute la région indurée était le siège d’élancements douloureux.

Il existait un noyau isolé du volume d’une grosse lentille au niveau de l’omoplate. Le traitement détermina une modification immédiate de la teinte de la plaque cancéreuse, qui devint plus souple, à ce point que la malade remarqua que les mouvements respiratoires étaient plus faciles.

Le 12 décembre, l’amélioration s’est accentuée et le noyau dorsal a à moitié disparu.

E. DOYEN, - TRAITEMENT Dü CANCER.

L état général s’améliore rapidement.

Le 21 décembre, la rougeur de la région dorsale a fait place à une teinte normale de la peau et les plaques indurées de la région antérieure du thorax ont pris une couleur feuille morte et jaunâtre.

Le 5 janvier 1904, le noyau dorsal est encore diminué et la région de la plaque cancéreuse devient plus mobile et plus souple f Le 25 janvier l’amélioration s’accentue.

3o septembre i9o4- La plaque fibreuse est assouplie et est devenue entièrement mobile.

OBSERVATION N° 81 N 08 174 et 230

Cancer atrophique du sein gauche ayant débuté en février 1898■ — 1 er Traitement du 17 janvier 1902 à fin avril. — Cicatrisation des ulcérations du mamelon et amélioration de l’état local et général. — Rechute rapide. — 2 mc Traitement de cinq semaines, du 20 novembre 1902 au 25 décembre 1902. — La malade repart en bon état. — Extension du néoplasme du côté droit. — 3 me Traitement à partir du 9 décembre 1903. — En observation.

M Ile C..., âgée de 48 ans, a été atteinte, à partir de février 1898, d’un cancer du sein gauche dont elle n’a pas voulu se laisser opérera Reims en janvier 1899, et qui a pris la forme de cancer atrophique en cuirasse. Elle se présente à la clinique le 17 janvier 1902. Toute la plaque indurée est d’un rouge vif. Il existe trois petites ulcérations au niveau du mamelon rétracté, plusieurs autres aux limites du sein. La plaque en cuirasse est parsemée de croûtes sous lesquelles se produit de la suppuration.

La malade éprouve des douleurs violentes dans le sein et dans le bras gauche, qui est très œdématié.

L’opération est impossible, étant donnée l’étendue des lésions.

Traitement antinéoplasique.

L amelioration fut très rapide : les ulcérations se cicatrisèrent, de même que les points qui suppuraient et se recouvraient de croûtes. Toute la plaque cancéreuse, qui était d un rouge intense, pâlit rapidement et prit une teinte .partiellement cuivrée, tout en se mobilisant et en diminuant d’épaisseur; L’œdème du bras avait disparu dès les premières injections, ainsi que les douleurs thoraciques et brachiales. Cette malade fut présentée aux D™ Labadie^ Lagrave, Albert Robin, Roux, Metchnikoff et à un grand nombre d’autres confrères. La périphérie de la plaque cancéreuse s’était notablement rétrécie-. Les noyaux saillants s étaient affaissés et toute la surface autrefois caractéristique du cancer en cuirasse avait pris un aspect jusqu’alors inconnu, celui d’une plaque de vieux cuir lisse et aminci, avec quelques*dilatations vasculaires et des îlots de peau saine. /

La malade, de caractère très .difficile, partit chez elle à la fia d’avril, à une grande distance de Paris. Il existait à la partie antéro-supérieure du bras gauche un tout petit nodule néoplasique qui n’était pas entièrement disparu.

• M lle G.sè .présenta de nouveau à la clinique le 8 novembre 1902. Son

état était moins satisfaisant qu au moment de son départ.

L œdème du bras avait reparu. Le pourtour du mamelon suppurait dé nouveau et le petit noyau de la partie antérieure du bras avait atteint le volume d’une noisette.

- Le ,traitement fut recommence, 1 œdeme du bras disparut et le noyau saillant à la partie antéro-supérieure du bras se sphacéla à la suite d’une injection pratiquée à sa base..

La petite ulcération consécutive se cicatrisa rapidement. Les douleurs n’avaient pas reparu. La malade, qui était arrivée, en janvier 1902, cachectique, maigre et ne marchant que le dos voûte, se tenait droite et présentait toutes les apparences extérieures de la santé. Elle partit le 25 décembre 1902 et fut longtemps sans donner de ses nouvelles. Il fallut aller la rechercher dans un hameau des, Vosges.

Depuis son retour chez elle, jusqu’à sa rentrée à la clinique, le 24 novembre 1903, tout' traitement, a été complètement interrompu. L’état général était demeuré parfait, mais il s’était reproduit des plaques cancéreuses lenticulaires ■ à la périphérie de la plaque primitive qui, elle, était restée complètement cicatrisée avec son aspect lisse et sa couleur jaunâtre. Toute trace du sein gauche avait complètement disparu, à part l’emplacement du mamelon.

Le noyau cancéreux de la partie antéro-supérieure du bras gauche ne s’était pas reproduit et il existait à ce niveau une cicatrice chéloïdique, au-dessus de laquelle on iobservai t -une croûte analogue à celles de l’impétigo, de i5 à 20 millimètres de diamètre.

Le sein droit était devenu cancéreux. La tumeur était peu volumineuse, très mobile, et la surface de la peau se trouvait parsemée d’indurations lenticulaires d’un rouge vif. Il s’était donc produit ce . phénomène curieux que la presque totalité delà plaque cancéreuse initiale était restee comme atrophiée, et que la reproduction du néoplasme s’était faite dans des endroits qui étaient sains au moment où on l’avait interrompu le traitement. Il existait dans la fosse sus-claviculaire gauche de petits ganglions très durs, comme des grains de plomb. Le faisceau d’insertion du grand pectoral gauche était un peu moins souple qu’à son départ; à droite, les ganglions axillaires formaient une masse unique qui n’était pas très volumineuse, mais qui adhérait à la profondeur, et le creux sus-claviculaire de ce côté présentait trois ou quatre petits ganglions très durs, perceptibles directement sous la peau. Il existait au niveau de l’aisselle droite et à la base de la nuque, à gauche de la septième cervicale, deux plaques cancéreuses saillantes et indurées de la dimension d une pièce de un franc. , .

Nouveau traitement à partir du 9 décembre 1903 .

La première injection détermina l’apparition de douleurs au niveau du sein gauche.

Les rougeurs pâlirent et le sein droit diminua de volume, tandis que les rougeurs cutanées prenaient une teinte cuivrée.

L’amélioration continue lentement et elle se produit évidemment moins vite que lors du premier traitement. Les injections sont d’ailleurs faites assez irrégulièrement chez cette malade, qui est très indocile.

Ablation du sein droit le i cr mars. — La malade retourne chez elle le 21 mars dans un état satisfaisant.

3o septembre 1904. — La malade vient d’écrire que son état est satisfaisant.

(Yoirfig. 97 à 117 .)

Cancer de l’utérus ayant envahi les culs-de-sac. — Hystérectomie abdominale. —

Récidive en janvier 1903- — Traitement antinéoplasique. — Amélioration.

— Interruption du traitement. — Aggravation rapide.

M m0 G..., âgée de 47 ans, a été opérée, le 28 février 1901 , d’hystérectomie abdominale pour cancer du col ayant profondément envahi les culs-de-sac vaginaux. La malade était cachectique, avait beaucoup perdu de sang et paraissait inopérable.

La cicatrisation se fit au bout de plusieurs semaines et l’état général se releva complètement.

En janvier 1902 , elle se présenta de nouveau, portant au niveau de la cicatrice une petite ulcération allongée, indurée, nettement cancéreuse.

Elle perdait en assez grande abondance un liquide roussâtre, non fétide.

Début du traitement le 22 janvier 1902 .

L’écoulement diminue, mais la malade ne vient que très irrégulièrement et ne reçoit que 35 injections au courant de la première année.

L’état général demeure très satisfaisant.

Le traitement est interrompu jusqu’au 1 5 juillet igo3. L’ulcération s’est aggrandie et présente 6 centimètres de large. Il y a des métrorrhagies et des pertes sanieuses fétides.

L’écoulement et l’odeur ont disparu le 25 juillet.

L amelioration de 1 état général est rapide et la malade reprend ses forces.

Le traitement est interrompu en septembre 1903 .

Elle est revue par le D 1 Sée le 17 janvier 1904. L’état général est satisfaisant, mais 1 état local est médiocre. Le cratère est plus large et plus profond et il y a de nouveau des pertes odorantes.

La malade ne consent pas à reprendre le traitement.

traitement externe

Cancer du sein et des ganglions axillaires. — Opération le 20 novembre 190 e ) — Traitement anticancéreux à partir du 2 février 1902.

M mc L..., âgée de 47 ans, a été opérée, le 20 novembre 1901, d’un cancer du sein avec adénopathie axillaire.

Trois mois après l’opération, du 2 février à la fin de juillet, elle a reçu trente injections antinéoplasiques. Elle revient le 28 avril 1900 pour des douleurs du sein oppose, s irradiant au niveau de la poignée du sternum. On fait, du 28 avril au 21 mai, onze injections.

L’état local et l’état général sont très satisfaisants.

Cancer du sein droit avec adénopathie axillaire. —Opération le 31 janvier 1902. — Traitement antinéoplasique. — État actuel satisfaisant.

M me M..., âgée de 35 ans, est opérée le 21 janvier 1902 d’un cancer du sein droit et des ganglions axillaires. Le 28 février on remarque un petit noyau dur non caractéristique au milieu de la cicatrice. Elle reçoit vingt-cinq injections antinéoplasiques du 28 février à la fin de juin 1902.

TRAITEMENT EXTERNE

Début de squirrhe atrophique du sein avec noyaux lenticulaires disséminés. — Traitement antinéoplasique sans opération.

M me de G..., âgée de 55 ans, se présente le 4 mars 1902, avec un cancer du sein atrophique compliqué de petits noyaux lenticulaires cutanés rougeâtres comme on les observe au début du cancer en cuirasse.

On fait, du 4 mars au i5 septembre 1902, 12 injections antinéoplasiques. L’affection est en voie de régression lente; la malade part a cette epoque dans le Midi.

OBSERVATION N" 86 N 08 747 et 56

Épithélioma du sac lacrymal et de la racine du nez opéré Je 20 octobre 1900. Récidive et envahissement profond des os. — f cr Traitement du 5 mai 1902 au 1 er septembre 1902. — Cicatrisation complète de l’ulcération sans opération. — 2 k Traitement : en février 1903 le malade revient avec une récidive légère qui disparait en trois semaines. — '3 e récidive profonde,

3 juillet 1903■ — Nouveau, traitement. — Opération,

M. M..., âgé de 6 i ans, a été opéré le 23 octobre 1900 d’un épithélioma térébrant du sac lacrymal et de la racine du nez.

Le malade revient en mai 1902 pour une ulcération qui a envahi toute la racine du nez et se trouve recouverte de croûtes sanieuses.

Toute opération paraît inutile, car les os sont profondément envahis.

On tente le traitement antinéoplasique du 5 mai au i cr septembre 1902 . Après une période stationnaire, l’ulcération commence à se rétrécir. Les croûtes tombent et, sans aucun traitement local, la cicatrisation complète est obtenue. Le malade est .renvoyé avec toutes les apparences de la guérison.

Il revient à la clinique en février 1903 avec une récidive légère. L’ulcération de là racine du nez, plus petite que la première fois, se cicatrise au bout de 20 jours de traitement.

Le malade, qui constate l’amélioration et qui est d’une indocilité extraordinaire, quitte la clinique.

Le 3 juillet igo3 il revient avec une récidive grave. La conjonctive est envahie à sa partie interne. La paupière est indurée et presque fermée. Il existe au-dessous de l’œil gauche une cavité assez profonde de la dimension d’une pièce de o fr. 20 , donnant lieu à une sécrétion fétide, et, à la racine du nez, une cavité profonde et sanieuse de la dimension d’une pièce de 2 francs.

Le traitement est recommencé.

La cavité inférieure se comble. Toute la région prend un aspect satisfaisant. L’excrétion sanieuse diminue.

Le malade refuse de nouveau, le 2 août, de suivre le traitement, qui est seulement repris le 5 octobre. La plaie de la racine du nez est toujours assez profonde et la conjonctive demeure indurée.

Il est à noter que ce malade a de nombreuses verrues sur les mains et que le traitement les a fait beaucoup diminuer de volume.

L’état local ne ^améliorant pas suffisamment, une opération est décidée et pratiquée lé 2 janvier 1904.

Operation. — Curetage du néoplasme, qui s’étend à une profondeur de plusieurs centimètres vers la base du crâne. Il s'agit donc d’un épithélioma téré-

OBSERVATIONS. g

brant, se développant dans la profondeur. Le foyer est évidé soigneusement I la curette et la plaie cutanee est comblée par une autoplastie. On pratiuueTrois nouvelles injections et le malade demande à rentrer chez lui le XJ 2 possible. 1 ■

Ce cas est instructif par ses alternatives de récidive à chaque cessation du traitement et d amelioration à chaque reprise du traitement; les récidives devenant de plus en phis graves et l'amélioration de moins en moins sensible a mesure que le malade devenait plus indocile.

Nouvelle opération le 3 mars avec autoplastie. Le malade repart le 28 mars

Etat satisfaisant le I er août.

Cancer du sein gauche et des ganglions axillaires. — Opération le 10 juin 1903. — Traitement antinéoplasique.

M F..,, âgée de 58 ans, présentait un cancer du sein gauche avec adénopathie axillaire; elle a été opérée le io juin igo3. Il lui a été fait, de retour chez elle, io injections antinéoplasiques.

Cancer du sein gauche. — Ablation partielle du sein et curage de l’aisselle en février 1903. — Le mamelon et une partie du sein ont été ménagés par le chirurgien. Récidive étendue au creux axillaire. — Traitement antinéoplasique. — Opération.

M me G..;, âgée de 58 ans, a été opérée incomplètement en février 1902 d’un cancer du sein avec adénopathie axillaire.

La; récidive est confirmée en mars igo3, et la malade se. présente à la clinique à la'fin du mois de juin. Il existe une masse-cancéreuse volumineuse tout autour du mamelon, avec noyaux cutanés lenticulaires, et dans Faisselle, une masse diffuse. Toute la cicatrice est rouge, indurée. Tl y a de l’œdème du bras. On constate dans le sein droit un noyau kystique ou adénoïde.

Le traitement est commencé le 3o juin 1902 et continué assez régulièrement depuis ce jour. Dès les premières injections, le bras désenfla sensiblement et la masse principale diminua de volume. Les tissus cicatriciels-

devinrent souples. La masse axillaire avait diminué également et les mouvements du bras étaient redevenus faciles.

L’amélioration continua, mais plus lente, et il persistait encore en janvier igo4 une masse de 4 à 5 millimètres de long dans sa plus grande dimension et de 2 centimètres d’épaisseur, au-dessous du mamelon.

Cette masse, réduite au tiers de son volume primitif, demeurait stationnaire.

L’induration axillaire était également très diminuée de volume et avait pris une consistance fibreuse. Le noyau du sein droit avait complètement disparu.

L’état local était excellent, mais la malade souffrait d’une cardiopathie ancienne; elle réclama elle-même l’ablation de ce qui restait de sa tumeur. Cette intervention fut pratiquée le i cr janvier iqo4-

Opération. Ablation de tout ce qui reste du sein et du noyau axillaire induré, qui est adhérent à la gaine des vaisseaux.

Cette masse axillaire présentait environ le volume d’une noix et avait subi presque complètement la transformation fibreuse. Dans le muscle grand pectoral existait un noyau induré du volume d’un gros pois, qui fut extirpé également. Cicatrisation rapide.

Mort accidentelle en août 1904 par aggravation de la cardiopathie, sans récidive.

(Voir fig. 93 , 94 et g5.)

Épithêlioma du sillon labio-nasal déjà opéré il y a 12 ans par Verneuil, réopéré 6 ans après, pour une première récidive et, il y a 3 ans, pour une deuxième récidive, à l'hôpital Saint-Louis, par le D r Nélalon. — 3 e récidive térébrante. — Traitement antinéoplasique. — Opération.

M me J--., âgée de 69 ans, se présente avec une troisième récidive d’un épithélioma de la face ayant envahi le maxillaire supérieur. La cavité a 4 centimètres de profondeur. La malade éprouve des douleurs lancinantes. On pratique, à partir du 4 juillet 1903 , des injections anticancéreuses et on institue en même temps un traitement méthodique par les rayons X. L’écoulement sanieux devient moins fétide.

La plaie diminue de profondeur et ses bords se rétrécissent, les douleurs diminuent. La malade réclame, le 8 août, la suppression des rayons X qui la fatiguent beaucoup.

arï ^ ora ^ ori P^ a ^ e continue, comme dans les autres observations,

' sous 1 influence des injections antinéoplasiques.

Le cas, qui paraissait d’abord inopérable, s’est suffisamment amélioré en septembre pour que l’on propose l’opération.

Opération. L’ablation de la tumeur est faite le 8 septembre et la plaie est comblée par une autoplastie. Le traitement antinéoplasique est continué. La malade part cicatrisée le 5 octobre.

Les nouvelles actuelles indiquent que l’état général et l’état local sont satisfaisants (3o septembre igo4).

OBSERYÀTION N° 90

Cancer du sein opéré il y a 8 ans. — Récidive en cuirasse. — Traitement antinéoplasique sans opération. — Amélioration.

M m0 M..., âgée de 53 ans, et qui a été opérée d’une amputation du sein gauche il y a 8 ans, porte depuis deux ans un commencement de récidive en cuirasse. Il ne paraît pas y avoir de ganglions. Biopsie (voir fig. 96 ).

Le bras n’est pas œdématié. Le sein droit est normal.

On commence le traitement le 11 juillet, on s’aperçoit au bout de quelques jours qu’elle présente également un cancer de l’utérus.

La récidive en cuirasse devint rapidement plus souple et pâlit comme dans les autres cas analogues.

Le i5 septembre, la malade, qui avait reçu 20 injections, refusa de continuer ce traitement.

Cancer de l’utérus inopérable ayant envahi les culs-de-sac et les ligaments larges. — Pertes sanguines et sanieuses abondantes. -— Traitement antinéoplasique. — Amélioration rapide. — La malade est en observation.

M me G..., âgée de 45 ans, se présente à la clinique le 22 juillet igo3 pour un cancer massif de l’utérus adhérent à la vessie, ayant envahi les ligaments larges et tout à fait immobile.

Pertes sanguines abondantes. Écoulement sanieux très fétide. — Le col ulcéré en cratère laisse pénétrer l’index et le médius.

Curetage le 22 juillet.

Traitement antinéoplasique clu 22 juillet au 11 août.

La quantité de l’écoulement vaginal diminue rapidement, ainsi quel odeur, bien qu’il ne soit fait que des injections de propreté. La malade quitte la

d0 ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DU CANCER.

clinique le n août igo 3 . Le traitement sera continué par le D r Maschat, qui a envoyé des nouvelles satisfaisantes a la fin de décembre igo3.

État satisfaisant le 3o septembre.

OBSERVATION N° 92 N os 383, 126 et 297

Cancer du sein droit et adénopathie axillaire. — Opération le 21 janvier 1902. — Ablation d’un petit adénome mobile du sein gauche. — Récidive dans le muscle. — 2 e opération. — Traitement antinéoplasique de courte durée.

— Le 19 janvier 1904 on remarque de petits noyaux durs le long de la cicatrice. — 3 e opération. — Ablation de cinq petits noyaux cutanés et musculaires d’apparence fibreuse. — Nouveau traitement antinéoplasique.

M me H..., âgée de /|2 ans, est opérée le 21 juin 1902 d’une tumeur du sein droit, mobile, avec adénopathie axillaire.

A gauche, on fait l’ablation d’un petit adénome mobile. Le cas paraît très favorable. Il se produit cependant, dans l’épaisseur du grand pectoral, deux noyaux de récidive manifeste, qui sont enlevés le 25 juillet igo3.

On pratique une première série d’injections antinéoplasiques. Le 19 janvier igo 4 , la malade, inquiète de sentir encore le long de sa cicatrice, au niveau du bord du muscle, cinq petits points durs, demande qu’on en fasse l’ablation.

Ces points indurés comprennent un noyau cutané et quatre noyaux musculaires de consistance fibreuse et qui se sont montrés, à l’examen histologique, en voie de sclérose manifeste.

On institue de nouveau le traitement antinéoplasique.

Le 10 juin on enlève sur la demande de la malade deux petits noyaux fibreux le long de la cicatrice.

3o septembre 1904. — Aucune trace de récidive. État très satisfaisant.

N os 743, 234 et 329

Cancer au pylore. — Pylorectomie et gastro-entérostomie. — Récidive étendue dans la cicatrice. Traitement antinéoplasique intermittent. — Amélioration de l’état local et de l’état général.

M G..., âgée de 52 ans, se présente à la clinique, le i * 1 mars 1903 , avec une sténose cancéreuse du pylore. Elle est très cachectique. La tumeur est du volume du poing et mobile.

Opération, le 3 mars igo3.

Pylorectomie avec fermeture en cordon de bourse de l’estomac et du duodénum. Gastro-entérostomie postérieure. Suture en bourse de la brèche péritonéale. La résection a compris la moitié de l’estomac. L’examen histologique démontre qu il s agit d’un sarcome fasciculé primitif de l’estomac.

En juillet I9°3> la malade revient, se plaignant de douleurs dans la cicatrice, qui est saillante, rouge et indurée.

On fait quelques injections antinéoplasiques. Le traitement est interrompu, et repris pendant i5 jours en septembre. En octobre, l’induration et la rougeur augmentent de volume. Il semble qu’il existe un petit abcès.

Le 28 novembre, la malade se présente de nouveau. Elle est amaigrie. On constate au niveau de la cicatrice une masse pseudo-fluctuante, à surface rougeâtre et arrondie; profondément, deux petites masses néoplasiques indurées et adhérentes à la paroi abdominale. Depuis 1 5 jours, état nauséeux et douleurs lombaires.

Le traitement est institué le 28 novembre. Le 12 décembre, la tumeur est plus mobile, les douleurs ont diminué et la teinte superficielle a sensiblement pâli.

Le 29 décembre, excision exploratrice de la tumeur saillante, qui est exclusivement formée par une récidive sans trace de phlegmon. Le fragment prélevé est constitué par un sarcome fasciculé, comme le néoplasme gastrique original.

Les vomissements, qui étaient fréquents, cessent à partir du 12 janvier.

L’état général est assez satisfaisant. La malade est tenue en observation.

Nouvelle opération le 11 février 1904 , suivie d’une fistule duodénale. Mort le 25 mars.

(Voir fig. 167 à 172 .)

Épithélioma secondaire ulcéré des ganglions de l’aine, adhérents à la gaine des vaisseaux. — Ablation incomplète de la tumeur et curetage de la gaine vasculo-nemeuse.

M mo S..., âgée de 70 ans, très cachectique, a été opérée, le 28 août 1900 , d’un épithélioma ulcéré des ganglions inguino-cruraux, adhérents à la game des vaisseaux fémoraux; il s’agissait d’une récidive d’une petite tumeur de la grande lèvre.

On doit se contenter, dans la profondes, de gratter a la curette les masses caséeuses qui pénétraient dans la gaine des vaisseau!. Tamponnement asep tique. Traitement néoplasique très court; la malade demande a retourner chez elle, au loin de Paris.

État cachectique.

Cancer de l’utérus avec envahissement des culs-de-sac. — Douleurs pelviennes violentes. — Injections antinéoplasiques. — Opération.

M mc B..., âgée de 65 ans, souffre d’un cancer de l’utérus assez avancé, avec envahissement des culs-de-sac vaginaux.

Traitement antinéoplasique le I er septembre.

L’hystérectomie vaginale est pratiquée le 4 septembre igo3. Le traitement est continué et la malade quitte la clinique le 28 septembre.

Ce cas est en observation.

Cancer de l’utérus et du sein droit. — Hystérectomie abdominale et ablation de la tumeur du sein le 27 août 1903. — Traitement antinéoplasique.

M“° L..., 44 ans, est atteinte d’un cancer du corps de l’utérus et d’une tumeur du sein du volume d’un œuf, sans adénopathie appréciable.

Le 27 août igo3, hystérectomie abdominale et ablation de la tumeur du sein.

(Voir %. 64, 65, 66 et 82 .)

12 injections antinéoplasiques du 12 septembre au 27 novembre.

Etat satisfaisant le 3o septembre igo4,

Cancer du col de l utérus Opération. — Traitement antinéoplasique.

M m ° G ---’ 3 7 ans > de Lima, est opérée le n septembre igo3 d’hystérectomie vaginale pour cancer du col limité au museau de tanche.

Traitement antinéoplasique.

3o septembre igo4. — État satisfaisant.

Cancer du sein gauche et des ganglions axillaires. — Opération.

Traitement antinéoplasique.

M me G..., âgée de ans, se présente à la clinique avec une tumeur mobile du sein gauche, adhérente à la peau, du volume d’une mandarine. Adénopathie axillaire.

Opération le 17 septembre igo3.

Traitement antinéoplasique.

État très satisfaisant le 3o septembre 1904 .

OBSERVATION N° 99 N os 144 et 303

Épithélioma de la joue avec envahissement du maxillaire supérieur. — Opération le 26 septembre 1903- — 5 injections antinéoplasiques. — Récidive le 1 L 2 janvier 1904- — Opération. — Traitement antinéoplasique.

M me P..., âgée de 80 ans, est opérée le 28 septembre d’un épithélioma de la joue, du volume d’une pièce de 5 francs, adhérent au maxillaire supérieur; autoplastie. On pratique 6 injections antinéoplasiques. La malade revient le 12 janvier avec une récidive.

Opération le i4 janvier. Résection étendue de la branche montante du maxillaire ; autoplastie.

Traitement antinéoplasique.

Mort en août igo4-

Myxome de la région parotidienne, récidivé, avec prolongement dans la fosse ptérygo-maxillaire et amincissement de la branche montante de la mâchoire. — Opération. — Traitement antinéoplasique.

M me de S. L..., âgée de 22 ans, présente une tumeur de la région paroti dienne, deux fois récidivée à la suite de 1 ablation d une petite masse qui a été considérée comme un ganglion. La 1 e opération a eu leu en

1898; récidive au bout de 6 mois; 2 0 opération en mai 1900. On laissa l’intervention incomplète en raison du dan D e

de blesser le

nerf facial.

Actuellement la tumeur, du volume d’un petit œuf de poule, pénètre dans la profondeur.

Opération le 3 octobre igo3.

La tumeur, beaucoup plus volumineuse qu’on ne pouvait le penser, présente deux prolongements, l’un interne, qui s’est développé au-devant de l’apophyse styloïde jusqu’au canal carotidien, l’autre antérieur et ptérygoïdien, qui n’est reconnu qu’après l’ablation de la première masse.

Ce prolongement antérieur pénètre au-dessous de la branche montante du maxillaire, jusque dans la fosse ptérygo-maxillaire.

La tumeur, examinée au microscope, est de nature myxomateuse.

Traitement antinéoplasique, qui est continué jusqu’au 28 octobre et doit être suivi tout le temps nécessaire sous la direction du médecin traitant, le D r Arnal.

Nouvelle série d’injections en avril 1903 .

3o septembre 1904 . — État très satisfaisant.

OBSERVATION N° 101 N° 67ii

Cancer du sein. — Récidive. — Traitement antinéoplasique.

M me L..., âgée de 56 ans, a été opérée en mai 1902 d’un adénome du sein gauche.

Le 3i décembre 1902 , ablation de la totalité du sein pour une récidive locale.

Le 6 octobre 1903 , élancements dans la cicatrice, infection des ganglions axillaires.

Traitement antinéoplasique. 7 injections.

Épithélioma de la région du sac lacrymal, opéré en avril 1896 et récidivé. — Diabète grave. Traitement antinéoplasique. — Amélioration.

M. L..., âgé de 63 ans, a été opéré par le D‘ Doyen, en avril 1896 , d’une tumeur épithéliale non ulcérée de la région du sac lacrymal.

Récidive 4 ans après.

Le malade, qui souffre du diabète, perd une quantité considérable de glucose (120 à i5o grammes de sucre); il est soumis au traitement animée plasique le 20 octobre r 9 o3. La tumeur a le volume dune grosse noisette.

Elle est adhérente profondément et il existe un écoulement séreux, qui suinte par une petite fistule, au niveau du sac lacrymal.

On observe plusieurs petits noyaux indurés le long de la paupière inférieure. Traitement antinéoplasique, commencé le 20 octobre. Les petites ulcérations superficielles se cicatrisent et la tumeur s’affaisse lentement. Le traitement est bien supporté, malgré le diabète.

Le 20 janvier, la tumeur a diminué d’un tiers et a pris une certaine mobilité dans la profondeur.

Opération le 28 février; la tumeur s’étendait très loin dans la profondeur. Tamponnement; cicatrisation. Opération d’un ectropion cicatriciel le 24 avril. Interruption du traitement.

3o septembre 1904 . — Etat satisfaisant.

Cancer de l’utérus. — Hystérectomie abdominale.

M me G..., âgée de 48 ans, est atteinte d’un cancer de l’utérus assez avancé. Les culs-de-sac sont envahis.

Douleurs lombaires violentes et pertes fétides. Hystérectomie abdominale, le 21 octobre 1903 .

Traitement antinéoplasique.

Mort en août 1904 .

TRAITEMENT EXTERNE

Cancer du sein gauche.

M me F..., âgée de 68 ans, a été opérée il y a 23 ans par le D 1 Polaillon d’ablation partielle du sein pour cancer. .

Récidive au bout de dix-sept ans. 2 e opération par le D 1 Récamier. Ablation partielle du sein avec curetage de 1 aisselle.

3* opération, 3 mois après, pour l’ablation d’un ganglion cancéreux. Recidive cutanée en cuirasse; plusieurs bourgeons rouges et saignants donnent lieu à un écoulement sanieux abondant. Élancements douloureux locaux.

Traitement antinéoplasique le a 7 octobre. 6 injections. Interruption du traitement.

Cancer de l’utérus. — Hystérectomie vaginale, par le D T Potherat le 16 juillet

1 Q 03 . Récidive rapide étendue à tout le vagin, avec adhérences au rectum.

— Traitement antinéoplasique. — Amélioration.

M mc D..., âgée de 45 ans, a été opérée, le 16 juillet igo3, par le D r Potherat, d’hystérectomie vaginale pour cancer. Elle "se présente à la clinique le 28 octobre, pour une récidive ayant envahi la totalité du vagin, avec adhérences au rectum, dont toute la partie antérieure est cancéreuse. C’est à peine si le cratère vaginal admet l’entrée de l’index.

Pertes sanguines. Écoulement sanieux. Adénopathie inguinale bilatérale et fétide.

Le traitement, commencé le 28 octobre, et continué jusqu’au 11 décembre, avec quelques intervalles, a beaucoup amélioré l’état général.

Les ganglions inguinaux ont diminué de volume. L’écoulement sanieux s’est modifié et l’état local paraît amélioré.

En observation.

Cancer de l’utérus inopérable, avec envahissement des ligaments larges. — Curetage à l’hôpital Saint-Joseph en août 1903■ — Pertes sanguines et sanieuses. — Douleurs violentes. — État cachectique. — Traitement antinéoplasique. — Amélioration.

M me M..., âgée de 42 ans, est examinée le 20 novembre 1908. Elle a subi à l’hôpital Saint-Joseph, en août, un curetage pour cancer utérin. On constate au toucher un cratère profond qui laisse pénétrer l’index et le médius. Le bassin est envahi par une masse cancéreuse immobile envahissant les ligaments larges.

Le curetage a diminué les hémorrhagies, mais s’est montré sans influence sur les douleurs, qui sont très violentes.

Traitement antinéoplasique à partir du 20 novembre 1903.

État general sensiblement meilleur le 4 décembre. La malade se trouve beaucoup mieux et les pertes sont moins abondantes.

Le 8 décembre, on constate au toucher que les culs-de-sac deviennent plus

souples et l’utérus reprend une certaine mobilité. Diminution des douleurs lombaires.

Le 3 o décembre, les pertes ont à peu près disparu. L’état général est satisfaisant et la malade ne souffre plus.

Interruption du traitement.

Cancer secondaire des ganglions de l’aine gauche, adhérent à la gaine des vaisseaux. — Glycosurie. — Opération incomplète.

M me N..., âgée de 59 ans, a été opérée il y a quelques mois par le D r Frépon d’un cancer de la grande lèvre gauche. Il existait en novembre 1903 une récidive au niveau des ganglions inguinaux et iliaques externes. La malade est diabétique et conserve avec un traitement régulier quelques grammes de glycose par litre.

Opération le 24 novembre 1903. Traitement antinéoplasique.

La tumeur inguinale, qui est du volume du poing, est adhérente à la gaine des vaisseaux fémoraux.

La partie profonde est grattée à la curette.

Incision de la paroi musculo-aponévrotique au-dessus de l’arcade crurale et ablation dans la fosse iliaque externe de deux gros ganglions cancéreux. Tamponnement de la plaie.

Mort en janvier 1904.

TRAITEMENT EXTERNE

Ostéosarcome de la voûte palatine et du maxillaire supérieur droit.

Traitement antinéoplasique. — Amélioration.

M me D..., âgée de 4 i ans, se présente à la clinique le 20 novembre avec une tuméfaction de la région externe de la voûte palatine droite et une legere saillie de la joue du même côté.

La tumeur présente tous les caractères d’un ostéosarcome au début.

Le 24 novembre, ablation, avec l’anesthésie locale, d un fragment d une étendue de 10 à 12 millimètres et d’une profondeur égale, pour 1 examen histologique. Il s’agit d’un sarcome, fasciculé.

Le traitement antinéoplasique est institue le 26 novembre.

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