‹ Etiologie et traitement du cancerChapitre 22 sur 34 · E. DOYEN. -- TRAITEMENT · texte numérisé non relu

E. DOYEN. -- TRAITEMENT

CANCER

La plaie se cicatrise et la saillie néoplasique diminue petit a petit.

Le 21 janvier l’amélioration est suffisante pour qu’on ajourne toute intervention.

L’examen du sinus par transparence démontre que sa cavité n’a pas entièrement disparu.

État stationnaire le 20 septembre sans extension du néoplasme. La malade réclame l’opération.

Opération le 21 septembre par la voie buccale. Cicatrisation rapide.

TRAITEMENT EXTERNE

Cancer du sein et des ganglions de Vaisselle, opéré le 29 juin 1903 par M. Pozzi. — Incision en Y n’atteignant pas l'aisselle. — Les ganglions cancéreux ont été laissés en place. — 1 Signes de généralisation. —Douleurs rachidiennes et lombaires obligeant la malade à garder le lit depuis la fin de septembre. — Traitement antinéoplasique. — Amélioration de l’état général. — Cessation du traitement. — Aggravation.

M me J..., âgée de 4 i ans, a été opérée, le 20 juin igo 3 , par M. Pozzi, d’un cancer du sein à marche rapide avec envahissement des ganglions axillaires. On constate actuellement une cicatrice en Y devant le grand pectoral et n’atteignant pas l’aisselle, où les ganglions cancéreux ont été laissés en place. Il existait déjà, paraît-il, des douleurs lombaires quelques jours avant l’opération. Ces douleurs ont été considérées comme le signe d’une généralisation contemporaine de l’opération ou même préopératoire. Elles ont diminué par le séjour au lit pour reparaître quand la malade se levait. A partir de la fin de septembre, se produisirent des douleurs sciatiques.

La malade pouvait à peine se tenir sur les jambes et présentait une impotence douloureuse des membres inférieurs. Le diagnostic porté était celui d’une généralisation vertébrale avec compression des racines rachidiennes.

Il existait un état nauséeux presque constant.

On fit sans résultat 3 o séances de rayons X.

Le traitement antinéoplasique fut institué le 27 novembre 1903, sur les demandes réitérées de la famille et du D r Marfan, qui vint prier M. Doyen de consentir a faire traiter la malade par un de ses assistants sans la voir luimême, de peur de l’effrayer.

Les injections furent pratiquées par le D r Sée.

Nous relevons dans cette observation les particularités suivantes :

Le traitement est commence sans que 1 on montre au D l Sée la région opérée. L’observation fut prise au jour le jour.

i re injection, le 27 novembre igo 3 . — Exagération de tous les symptômes,

douleurs lombaires. État nauséeux, vomissements. Élancements au niveau de la cicatrice. Sensation de fatigue et de faiblesse générale.

2 ° injection, le 3o novembre. — Réapparition de la douleur pendant trentesix heures. Ensuite la malade souffre beaucoup moins et s’alimente.

3 e injection, le 2 décembre. — Ni vomissements, ni réaction générale. La malade passe une bonne nuit sans morphine. État général meilleur. La malade est plus gaie, moins abattue. Douleurs vertébrales stationnaires.

4 e injection, le 4 décembre. — Bien supportée.

5 e injection, le 6 décembre. — Les symptômes principaux, les douleurs fixes et les nausées ont beaucoup diminué depuis la 4 e injection. Le D r Marfan a constate cpi il y avait eu une excellente journée. Quelques régurgitations glaireuses. La malade, pour la première fois depuis longtemps, a dormi sans dionine.

6 e injection, le 8 décembre. — Réaction douloureuse au niveau des corps vertébraux et douleurs thoraciques en cuirasse.

Le D r Marfan fait remettre la prochaine injection au i4 décembre.

7 e injection, le i4 décembre, 1/2 dose seulement, sur la demande du D r Marfan; détente très manifeste. La malade éprouve un bien-être général; son état est notablement meilleur qu’avant le début du traitement.

8 e injection, le 16 décembre, 1/2 dose. — Il y a toujours des douleurs thoraciques et des nausées, mais les douleurs dans les jambes ont diminué. La malade a pris et garde des aliments solides. Elle se sent plus forte.

9 e injection, le 18 décembre, 1/2 dose. —Un peu d’insomnie. Quelques douleurs dans le sein opposé. L’amélioration de l’état général continue. La malade se meut plus aisément.

10 e injection, le 20 décembre, 1/2 dose. — La malade continue à se nourrir et ne vomit pas. Elle a dormi en prenant du véronal. Le lendemain, excellente journée. Diminution des douleurs dans le dos. Disparition des douleurs dans les jambes.

La malade se meut plus facilement et arrive à s’asseoir en se faisant moins aider.

11 e injection, le 22 décembre. — La malade, qui avait eu un peu d oppression et d’angoisse précordiale, se sent mieux. Pas de nausées ni de vomissements. Elle se nourrit bien, et elle est plus gaie. État général plus satisfaisant. Elle fait quelques pas dans la chambre.

Le 24 décembre, le D r Marfan constate une petite rougeur et un noyau induré dans la cicatrice et remet la 12 e injection au 27 décembre.

i3 e injection, le 29 décembre. — Douleurs en ceinture sous les fausses côtes. Élancements dans la cicatrice. État nerveux attribué à l’approche des règles.

La malade s’alimente et dort avec quelques calmants.

i4 e injection, le 3i décembre. — Le lendemain, la malade est fatiguée. Reaction douloureuse locale. Au bout de quarante-huit heures, elle éprouve un grand bien-être, passe une bonne nuit et a de 1 appétit.

Diminution considérable des douleurs rétro-sternales.

i5 e injection , le 5 janvier igo4- — La malade a passe deux bonnes nuits sans injections calmantes. Appétit et état général satisfaisants. Elle s’est levée sans difficulté et en se faisant moins aider.

16 e injection, le 7 janvier. — L’induration de la cicatrice diminue. La malade se lève tous les jours, mange et dort assez bien. Il persiste cependant des douleurs rétro-sternales et en ceinture. Névralgie sciatique droite.

17 e injection, le 9 janvier. — La malade a bon appétit. La cicatrice est plus mobile et le petit noyau induré constaté par M. Marfan a diminué des deux tiers. M. Marfan fait remettre l’injection suivante au i3 janvier.

18 e injection, le i3 janvier, 1/2 dose. — La suppression de l’injection du n a coïncidé avec l’apparition d’une grande fatigue générale. Quelques douleurs dans la nuque.

19 e injection, le i5 janvier, 1/2 dose. — État stationnaire.

20 e injection, le 17 janvier. — Le médecin traitant décide que le traitement doit être interrompu.

Aggravation. Nouveau traitement du 5 avril au 10 mai. Amélioration légère.

Interruption du traitement. Aggravation progressive.

Cancer des deux seins et des ganglions axillaires. — Opération bilatérale le 7 juillet 1902 . — 2 e Opération pour récidive en avril 1903 ■ — Pas de traitement antinéoplasique immédiat. — Début du traitement le 28 novembre. — Œdème du bras gauche. — Amélioration rapide.

M me V..., âgée de 62 ans, est opérée le 7 juillet 1902 d’un cancer des deux seins avee généralisation plus marquée aux ganglions de l’aisselle gauche.

Deuxième opération en avril 1903, pour récidive superficielle du côté gauche.

Il n’est pas fait de traitement antinéoplasique.

La malade est revue le 28 novembre. État local satisfaisant à droite ; à gauche, œdème de tout le membre supérieur. Les mouvements du bras sont pénibles. Dilatation des veines superficielles du thorax. Gros ganglions sousclaviculaires avec œdème de la région. Cet œdème se prolonge dans le dos jusqu’aux insertions claviculaires du trapèze.

Le traitement est commencé le 28 novembre. On fait également dix séances de rayons X, qui ne donnent aucun résultat.

IOI

Rien de particulier au point de vue des réactions locale et générale, qui se produisent dans les conditions normales.

Le 7 décembre, la cicatrice est plus souple et l’état général meilleur.

Le 12, l’œdème de la main a disparu. Le traitement est interrompu sur la demande du gendre de la malade qui est médecin, du 19 au 27 décembre, puis du 4 a u 20 janvier ; a cette date, 1 œdème du bras gauche, qui avait entièrement disparu le 27 décembre, s’est reproduit. Il y a un peu de suppuration sous l’aisselle. La malade éprouve de vives douleurs au niveau de la cicatrice et la tuméfaction du creux sus-claviculaire a sensiblement augmenté.

La reprise du traitement a produit une amélioration immédiate et à l’injection suivante, le 25 janvier, le D r Sée a constaté une diminution sensible de l’œdème du membre supérieur. Nous devons noter que dans ce cas, par suite de l’indocilité du milieu où se trouvait la malade, il n’a été fait que quinze injections.

Interruption du traitement le 28, par suite de l’indocilité de la malade. Aggravation progressive.

Cancer de l’estomac inopérable. — Gastro-entérostomie.

M me M..., âgée de 46 ans, se présente à la clinique pour une tumeur cancéreuse de l’estomac avec sténose pylorique. Operation le 19 novembre 1903.

Le cancer siège à la petite courbure. Il est inopérable.

Gastro-entérostomie postérieure. 6 injections antinéoplasiques, du 29 novembre au 10 décembre.

TRAITEMENT EXTERNE

Récidive inopérable d’une hystérectomie pour cancer utérin. Traitement antinéoplasique.

M me F âgée de 63 ans, a été opérée le i 5 août 1903, par le D r Montprofit, d’hystérectomie pour cancer. Il existe en novembre au fond du vagin une grande ulcération en cratère donnant lieu à un écoulement sanguinolent

^ “'constate des masses néoplasiques indéniables au-dessous des fausses côtes droites, ainsi qu’une adénopathie inguinale bilaterale. Il y a donc début de généralisation.

Traitement antinéoplasique.

Le D r Choyot écrit le io janvier que l’état général s’est beaucoup amélioré.

L’appétit est satisfaisant. Les douleurs sont moins vives et l’écoulement est réduit à un suintement. Cependant l'infiltration néoplasique vaginale s’est étendue.

L’amélioration de l’état général a été dans ce cas très remarquable, mais il n’y a pas eu action résolutive sur l’envahissement local.

N os 67 et 404

Épithélioma cylindrique du sac lacrymal et du canal nasal. — / re Opération par le D T Reclus le 34 juin 1902. — Récidive le 35 juillet. — Il reste un ectropion considérable. — Suture externe de la fente palpébrale par le D v Parinaud. — Récidive au niveau de l’aile du nez et dans la narine. — 3 e Opération par le D r Nélaton le 4 novembre 1903 - La suture lâche à la racine du nez. — Nouvelle récidive. — 3 e Opération le 30 juillet 1903 par le D v Doyen. — Autoplastie. — Traitement antinéoplasique. — État satisfaisant le 25 janvier 1905 .

Le D r G..., âgé de ans, est opéré le 24 juin 1902 par le D r Reclus d’un petit épithélioma siégeant sur le côté droit du nez, à sa partie supérieure. La tumeur correspondait au trajet du canal nasal.

Le 25 juillet, commencement de récidive au niveau de l’angle interne de l’œil. Il existe un ectropion considérable pour lequel M. Parinaud pratique en novembre 1902 la suture de la partie externe des paupières. La récidive s’accentue et s’étend à toute la partie latérale du nez.

Deuxième opération par M. Nélaton le 4 novembre 1902. Il persiste, à la suite de l’opération, près de l’angle interne de l’œil, un orifice de 10 millimètres, communiquant avec les fosses nasales.

En juillet 1903, la récidive est confirmée et s’étend à toute la partie latérale du nez et au maxillaire supérieur. La narine est obturée.

Troisième opération par M. Doyen, le 20 juillet 1903.

Ablation de toute la paroi externe des fosses nasales et du sinus, depuis l’ethmoïde jusqu’à la voûte palatine.

Il s agit d un épithélioma terebrant, qui forme en totalité une masse du volüme d’un petit œuf.

Les os sont profondément envahis.

L’autoplastie donne un résultat parfait.

observations.

to 3

L’orifice qui existait à la racine du nez est définitivement bouché et la déformation de la région est aussi peu marquée que possible.

Traitement antinéoplasique à partir du i cr décembre. État général et local satisfaisant à la fin de janvier.

Le I er août aucune trace de récidive : mort peu de temps après d’une affection aiguë intercurrente.

OBSERVATION N° 114 N os 393 et 237

Épithélioma de la langue. Récidive. Première opération en juin 1899 .

Deuxième opération le 1 er décembre J 903 -

M. C..., âgé de 68 ans, a été opéré à la clinique, le 22 juin 1899, d’une ablation partielle de la langue pour un épithélioma de 20 millimètres de longueur sur 10 millimètres de large, siégeant sur le bord gauche de la langue.

Récidive en octobre 1903.

Le 29 novembre, on constate une ulcération indurée de la grosseur de 12 millimètres de diamètre environ; il y a un ganglion sous-maxillaire du même côté.

Opération le I er décembre.

Traitement antinéoplasique.

3 o septembre 1904. — État très satisfaisant.

traitement externe

Épithélioma de la cavité utérine. Curetage en juin 1903 . — Traitement antinéoplasique sans opération.

M rne V âgée de 63 ans, a été opérée de curetage en juin 1903, par un autre chirurgien, pour un épithélioma de la cavité utérine. Les hémorrhagies et les pertes séro-sanguinolentes ont réapparu au bout de trois semâmes. L’utérus est très volumineux. L’index pénètre au travers du col dans le cratère néoplasique. , . , ,, ,

Le traitement antinéoplasique a été institué, sans operation, le i décembre.

io4

TRAITEMENT EXTERNE

Cancer de l’utérus inopérable avec chou-fleur vaginal et envahissement des ligaments larges. — Traitement antinéoplasique.

M me B..., âgée de 45 ans, est atteinte d’un cancer du col et du corps de l’utérus, à forme végétante. Les culs-de-sac et les ligaments larges sont envahis.

Traitement antinéoplasique, le 3 décembre.

Cancer du sein et des ganglions axillaires. — Opération.

M me H..., âgée de 6 o ans, est atteinte d’un cancer du sein droit du volume d’une mandarine, avec dégénérescence kystique du reste de la glande. Il existe un chapelet considérable de ganglions axillaires.

Opération le i5 décembre.

Les ganglions formaient 3 groupes différents et, outre la masse principale, qui s’étendait de la tumeur à la veine axillaire, il y avait un groupe postérieur profond le long du bord du grand dorsal et un groupe interne plongeant dans le thorax.

Morte ultérieurement d’une affection cardiaque.

Cancer du col avec envahissement des culs-de-sac. — Opération.

M me B..., âgee de 5o ans, entre à la clinique pour un cancer de l’utérus grave. Traitement antinéoplasique à partir du 26 décembre.

Opération le 29 décembre igo3. Hystérectomie vaginale.

Il n existe plus de col. Curetage des masses ramollies. La muqueuse vaginale est saisie en arrière et sectionnée. Le cul-de-sac de Douglas se trouve ouvert. Section médiane de la paroi postérieure du col.

io5

Le corps, non envahi, donne enfin prise aux pinces à griffes

L’utérus est extrait par hémisection médiane postérieure et renversement en arrière.

L’hémisection est continuée, à la vulve, sur le fond de l’utérus et sur sa paroi antérieure, jusqu’à la vessie, qui est facilement détachée.

Section de la muqueuse vaginale avec les ciseaux, latéralement et en avant.

Ligature des ligaments larges après écrasement. Le traitement antinéoplasique est continué.

3o septembre 1904 . — État général et local très satisfaisant.

Cancer ulcéreux des deux seins et des ganglions axillaires.

Opération très étendue. — Autoplastie.

M me D..., âgée de 63 ans, est atteinte de cancer ulcéreux des deux seins avec adénopathie axillaire bilatérale.

Opération le 23 décembre. Il est nécessaire d’enlever une quantité énorme de peau. A droite existe une masse ganglionnaire diffuse englobant le paquet vasculo-nerveux, et qui ne peut pas être enlevée complètement. Les photographies donnent une idée de l’étendue de l’opération et de l’autoplastie qui a été nécessaire pour combler cette immense plaie.

Traitement antinéoplasique à partir du 3o décembre. 6 injections.

Interruption du traitement.

2 e opération le 20 juin 1904 pour récidive cutanée, 6 injections. Doit continuer le traitement.

(Voir fig. 89 à 92 .)

Cancer du corps utérin. — Hystérectomie vaginale.

M me M..., âgée de 62 ans, est atteinte de cancer du corps de l’utérus. Elle présente un embonpoint assez considérable.

Hystérectomie vaginale le 24 décembre i 9 o3. Traitement à partir du 3i. (Voir fig. 67 .)

E. DOYEN. - TRAITEMENT DU CANCER. l4

Cancer du bord gauche de la langue, de 5 centimèti'es d etendue. Adénopathie sous-maxillaire.

M me P..., âgée de 4o ans, est atteinte depithélioma du bord gauche de la langue.

La surface ulcérée est très douloureuse. Pas de syphilis antérieure. Traitement antinéoplasique le 3i décembre.

Opération le 2 janvier 1904 .

Ablation de la tumeur exactement au delà de ses limites. Ablation de deux ganglions sous-maxillaires.

Récidive. — État très grave le i5 mars. Ne revient plus.

(V. fig. 3g et 4o.)

OBSERVATION N° 122 N 05 575 et 283

Cancer du col de l’utérus. — Hystérectomie vaginale.

M me L..., âgée de 46 ans, présente un cancer du col en chou-fleur, du volume du poing.

Le doigt ne peut pas atteindre les culs-de-sac. Traitement antinéoplasique.

Hystérectomie vaginale le 2 janvier 1904.

Après curetage du col, on atteint la partie saine de la muqueuse des culsde-sac vaginaux. Section de la muqueuse, évidement du col. Le cul-de-sac postérieur se trouve ouvert. Les artères utérines, qui saignent, sont saisies avec deux pinces. Le corps de l’utérus est extrait par hémisection médiane postérieure.

Ligature des ligaments larges au-dessous des annexes qui, par exception, sont laissées en place, pour fermer plus facilement le cul-de-sac de Douglas.

Récidive. — Laparotomie le 3 mars. Ablation de 2 masses latérales englobant les uretères. La i re opération avait été incomplète.

On reprend le traitement. — État satisfaisant le i5 septembre 1904 .

io 7

Épithélioma térébrant de la joue à forme hypertrophique, et sans ulcération . Accroissement rapide après une application de pâte arsenicale par un charlatan. — Adénopathie sous-maxillaire. — État cachectique. Constriction des mâchoires. Opération. — Traitement anti-néoplasique.

M. V..., âgé de 74 ans, est atteint d’une récidive d’épithélioma de la joue gauche.

Traitement à partir du 5 janvier.

Opération le 12 janvier.

Résection de 1 os malaire et de la branche montante du maxillaire. Le masseter est complètement extirpé. — Résection de l’apophyse coronoïde et du tendon du temporal pour remédier à la constriction des mâchoires. Autoplastie. — Résultat satisfaisant.

Traitement antinéoplasique.

Début de récidive d’un cancer du sein opéré en novembre 1901 ■ — Adénome mobile du sein droit. — Opération.

M me B... L..., âgée de 55 ans, a été opérée en novembre 1901 , parle D r Johnston, d’un cancer du sein gauche avec curage de l’aisselle. Elle demande en mars 1902 à suivre le traitement néoplasique. Il ne paraît y avoir aucune menace de récidive.

On fait quelques injections antinéoplasiques.

. Le 9 janvier 1904, la malade se présente avec un petit noyau cutané lenticulaire nettement cancéreux, à la partie inférieure de la cicatrice. On sent à la partie inférieure du pectoral 3 petits nodules suspects.

Opération le 10 janvier.

A l’examen microscopique, on constate que le noyau cutané est cancéreux. Les nodules du bord du pectoral sont de nature cicatricielle.

Traitement antinéoplasique à partir du 1 4 janvier.

Morte en mai d’une affection intercurrente.

ïo 8

Cancer de la langue et leucoplasie buccale. —- Syphilis ancienne.

M. M..., âgé de 43 ans, a eu la syphilis à 19 ans. Leucoplasie buccale depuis 10 ans.

En juin 1903 , apparition d’un cancroïde ulcéré sur le bord gauche de la langue. Le traitement mercuriel et ioduré, ordonné par le D r Gastex, a pour effet d’agrandir et d’excaver l’ulcération.

Le i5 décembre 1903 , le professeur Fournier conseille l’opération. Le même avis est donné le 23 et le 28 décembre par les D rs Darier et Berger.

Le traitement est commencé le 3 janvier. Le 12 , l’ulcération a considérablement diminué d’étendue et de profondeur. Opération le i4 janvier.

Il existe un très petit ganglion sous-maxillaire, qui est laissé en place.

Réunion immédiate.

Le 22 août. Ablation du ganglion sous-maxillaire qui a grossi et extirpation d’un noyau de récidive sur le bord de la langue en arrière de la cicatrice. Le traitement est repris.

3o septembre. — État satisfaisant.

Squirrhe atrophique du sein droit. Masse cancéreuse axillaire diffuse.

M me Q..., âgée de 57 ans, est atteinte d’un squirrhe atrophique du sein droit avec masse ganglionnaire axillaire diffuse.

Début du traitement le 12 janvier.

Opération, le i4 janvier. L’intervention demeure incomplète.

Le 25 janvier, apparition d’une tumeur du sein gauche. Le 10 février, œdème des deux bras. Généralisation ganglionnaire. — Mort le 25 février.

Toutes ces observations font partie du mémoire déposé le 23 février 1904 à l’Académie de Médecine.

Observations nouvelles

Page 1