A PARTIR DU 20 JANVIER
N os 127 A 242
Cancer du sein droit et des ganglions axillaires.
M me P—» âgée de 33 ans, présente une tumeur du sein,-mobile, du volume d’une orange avec adénopathie axillaire.
Traitement antinéoplasique a partir du 20 janvier 1 qo3.
Opération le 23 .
3o septembre 1904 . — État satisfaisant.
Cancer de /- estomac adhérent au foie. — Gastro-entérostomie.
M me F..., âgée de 47 ans, présentait depuis de longues années des symptômes d’un ulcère de l’estomac. Elle est cachectique et on reconnaît à l’épigastre une tumeur d’un certain volume.
Opération le i5 janvier.
Le cancer, qui est très étendu, commence à 4 centimètres au-dessus du pylore et occupe toute là petite courbure. La tumeur est adhérente au foie. -Les vomissements n’étaient pas causés par une sténose organique du pylore, qui était demeuré sain, mais bien par une contracture spasmodique du pylore, comme dans les cas d’ulcère et d’hyperchlorhydrie grave.
H est probable que ce cancer s’est développé à la surface dun ancien ulcère calleux. La malade est très faible.
On fait la gastro-entérostomie.
Traitement à partir du 22 janvier.
Revue le 3o septembre 1904 . Excellent état général. Aucune tumeur perceptible au palper.
no
Récidive inopérable d’un cancer utérin.
M me D..., âgée de 43 ans, a été opérée en novembre 1902 , à l’hôpital Lariboisière, par le D r Peyrot, d’un curetage, pour un cancer de l’utérus déterminant des hémorrhagies.
Amélioration de très courte durée.
M. Doyen fait l’hystérectomie abdominale totale le 7 avril igo3.
La malade revient le 22 janvier pour des pertes fétides. Très bon état général.
Pas de douleurs spontanées.
La récidive a envahi les 2/3 supérieurs du vagin. Toute opération est impossible.
Traitement antinéoplasique à partir du 23 janvier.
3 o septembre igo 4 - — État général satisfaisant.
État local : le néoplasme est stationnaire et parait en voie de régression.
Cancer du frein de la langue et du plancher de la bouche.
Traitement antinéoplasique. Opération.
M. L..., âgé de 37 ans, est atteint de cancer du frein de la langue et du plancher de la bouche plus étendu vers la gauche. Ganglion du volume d’un gros haricot. La langue est encore mobile, mais très douloureuse. Traitement à partir du 26 janvier. Le 5 février, incision transversale à la partie inférieure de la langue et ablation de la masse épithéliomateuse qui est détachée à la curette, de la face interne du maxillaire où elle adhère. L’opération est manifestement incomplète. Le ganglion n’est pas enlevé. Continuation du traitement.
Le 3 mai, ouverture d’un petit abcès saillant, à la partie supérieure du bout de la langue. L’état général est assez satisfaisant.
Le 25 mai, resection du bord alvéolaire du maxillaire et curetage du foyer néoplasique.
Le 3o septembre igo4, la plaie n est pas entièrement cicatrisée. Aucune extension sensible du néoplasme; mauvais état général.
OBSERVATIONS NOUVELLES
Cancer de l’utérus inopérable. Traitement antinéoplasique.
M me B •> a 8 ée de 5 9 ans > est atteinte d’un cancer du col étendu aux culs-desac vaginaux et aux ligaments larges. — L’utérus est immobile et la vessie adhérente; pertes abondantes et fétides; douleurs lombaires et abdominales. Traitement antinéoplasique à partir du 27 janvier.
Le 3o septembre, état général satisfaisant ; disparition des pertes ; régression du néoplasme.
Épithèliomà végétant du col de l’utérus. Traitement antinéoplasique.
Amputation du col.
M me R..., âgée de 5i ans, est atteinte de cancer du col depuis le mois de juin 1903 . Quelques douleurs pelviennes : le col est profondément envahi; l’index pénètre dans un cratère bourgeonnant; l’utérus n’est pas très mobile, mais les culs-de-sac sont suffisamment f libres pour permettre l’amputation sus-vaginale.
La malade vient de présenter des symptômes de pelvi-péritonite. Assez bon état général.
Traitement à partir du I er février. Diminution rapide des douleurs pelviennes et des pertes. Le 11 février, amputation sus-vaginale du col. La plaie est à peu près cicatrisée le 24 mars.
La malade ne se présente que six fois en avril pour les injections. Le 5 mai, la cicatrisation n’est pas complète et il est possible qu’on soit obligé de faire un nouveau curetage. . .
Le 3o septembre le néoplasme est stationnaire. Bon état général.
Cancer du col de l’utérus. Amputation sus-vaginale du col. Traitement antinéoplasique rapidement interrompu. Récidive. Hystérectomie vaginale.
M me B..., 57 ans, se présente le 2 février pour un cancer du col exubérant, d’un volume considérable, sans envahissement des culs-de-sac vaginaux.
lia ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DU CANCER.
Les culs-de-sac sont libres. Traitement antinéoplasique à partir du 4 février. Amputation sus-vaginale du col le 5 février, sans curetage de la cavité utérine. La cicatrisation est satisfaisante le 24 février. La malade retourne chez elle. Elle revient à la fin de mai avec un bourgeon de récidive. Le traitement avait été interrompu. La malade est très grasse.
Hystérectomie vaginale le 3i mai. Le bourgeon récidivé était du volume d’une petite orange. Traitement antinéoplasique.
Cancer de la cloison vésico-vaginale. Traitement antinéoplasique. Opération.
M rae C..., âgée de 4o ans, est atteinte d’un cancer de la partie antérieure du vagin envahissant tout le bas-fond de la vessie et les parties latérales du vagin. La vulve est presque obturée par la tumeur, qui n’est pas ulcérée. Traitement antinéoplasique à partir du 12 février. Opération le i3.
La muqueuse vaginale est incisée au delà des limites du néoplasme, qui est isolé latéralement et extirpé avec toute la paroi inférieure de l’urèthre et tout le bas-fond de la vessie jusqu’au col de l’utérus. Tamponnement.
La cicatrisation se fait bien. Le 22 mars, on commence la réfection de l’urèthre : le 28 avril, l’état général est toujours excellent, mais on constate au toucher une induration suspecte. On institue de nouveau le traitement.
Le 16 mai, les parties indurées paraissent stationnaires.
Le I er août, état local aggravé.
Le 3o septembre, état cachectique, aggravation. (Voir fig. 61 .)
Cancer de T utérus et du vagin. Traitement antinéoplasique. Amputation du col et curetage.
M me G..., âgée de 47 ans, est atteinte depuis 8 mois d’un cancer de l’utérus confirmé. Au toucher, cratère ulcéreux, saignant, de la dimension d’une pièce de 2 francs. Les culs-de-sac n’existent plus, sauf le postérieur qui est très efface. Extension au vagin, aux ligaments larges et troubles vésicaux depuis quinze jours. Douleurs pelviennes et lombaires. L’utérus est immobile; amaigrissement, état cachectique. Traitement à partir du i 5 février. Le 16 , amputation sus-vaginale du col et curetage des culs-de-sac, notamment à gauche et en avant. Le traitement est interrompu du 5 au 3o mars par la
OBSERVATIONS NOUVELLES. Ii3
malade. L’état général s’est sensiblement amélioré. Le 9 mai, on constate que 1 utérus s est mobilisé. L’état général est satisfaisant. Partie le i3 à la campagne, la malade interrompt le traitement volontairement. L’état local est sensiblement amélioré.
Nous ferons observer qu’à la première interruption volontaire du traitement le 5 mars, la cicatrisation du vagin était à peu près complète; le 3o il s était reproduit un cratère ulcéré avec un gros bourgeon saignant et beaucoup d écoulement. La cachexie s’était reproduite, ainsi que les douleurs. Au bout de i5 jours du nouveau traitement, les pertes avaient disparu, les douleurs avaient diminué, et 1 appétit commençait à revenir. Au bout d’un mois, la malade avait engraissé et le bourgeon vaginal avait à peu près complètement disparu pendant que l’utérus devenait plus mobile. La malade est partie volontairement à la campagne parce qu’elle se trouvait mieux.
Mort en juillet 1904 .
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit opéré le 10 novembre 1902. Récidive.
Traitement antinéoplasique.
M me A..., âgée de 4o ans, a été opérée à la clinique le 10 novembre 1902 , d’un cancer du sein droit avec curage minutieux de l’aisselle.
Elle se présente à la consultation le 1 5 février 1904 avec une récidive volumineuse. La masse axillaire absolument fixe est adhérente aux pectoraux. Œdème du creux sus-claviculaire avec petit ganglion. Pas d’œdème du bras. La malade tousse depuis juillet sans expectoration; elle est cachectique.
Traitement à partir du i5 février 1904 .
Le 25, l’état général s’améliore et la toux commence à diminuer.
Le 6 mars, la tumeur commence à se rétracter et à devenir plus mobile; diminution du ganglion sus-claviculaire. Le 29 mars, le ganglion a disparu ; diminution sensible de la tumeur et assouplissement de la cicatrice. Il y a toujours un certain degré d’oppression.
La malade interrompt le traitement d’elle-même.
Crises de suffocation, mauvais état général.
OBSERVATION N° 137 N° i38
Cancer du sein gauche récidivé. Opération. Traitement antinéoplasique.
M me M..., 42 ans, a été opérée, en juillet 1902 , d’ablation du sein gauche par le D r Bouilly. Récidive dans la cicatrice. Opération le i3 février. Traitement antinéoplasique à partir du i5.
î. DOYEN. - TRAITEMENT
CANCER
Cancer de l’ovaire et du péritoine. Opération. Traitement antinéoplasique.
M me G..., âgée de 46 ans, est atteinte d’un kyste végétant de l’ovaire avec ascite.
Laparotomie le 16 février 1904 .
Il y a 5 à 6 litres d’ascite ; la tumeur ovarienne est en voie de généralisation ; il existe des plaques cancéreuses dans tout le bassin et des noyaux volumineux dans l’épiploon. L’opération est forcément incomplète.
Traitement antinéoplasique à partir du 17 février.
Histologiquement, il s’agit d’un épithélioma cylindrique en voie de généralisation.
Le 8 avril, on constate au palper une masse dure dans la fosse iliaque droite. La cachexie s’accentue.
La malade interrompt le traitement le 10 avril.
Mort en mai i9o4- (V. fig. 1 44 à i47-)
Cancer du rectum très étendu. Opération. Traitement antinéoplasique.
M. L..., âgé de 58 ans, est atteint d’un cancer du rectum qui s’étend de l’anus à 10 ou 12 centimèti’es plus haut.
Opération le 19 février par la méthode sacrée.
Ouverture large du péritoine et abaissement de F S iliaque qui est suturé en bas à la peau du pourtour de l’anus ; réunion du sphincter externe.
Traitement antinéoplasique a partir du 21 février. Cicatrisation rapide.
3o septembre. — État satisfaisant.
Cancer de la parotide droite récidivé avec adénopathie carotidienne. Opération.
M. V..., 64 ans, a été opéré en novembre i 9 o3 par M. Gross, de Nancy, d’un cancer de la parotide avec section du nerf facial; actuellement on con-
observations nouvelles.
State une récidive mamelonnée de la grosseur d’un œuf de poule avec adénopathie carotidienne au niveau de 1 angle de la mâchoire. Opération le 9 février r„o 4 Traitement antinéoplasique jusqu’au 25 avril. 3
Interruption du traitement.
Aggravation.
Cancer du pylore. Pylorectomie avec gastro-entérostomie.
Traitement antinéoplasique.
M me B..., 42 ans, est atteinte d’un cancer du pylore : la tumeur est du volume du poing et très mobile. Opération le 18 janvier igo 4 . Pylorectomie avec fermeture en cordon de bourse de l’estomac et du duodénum et gastroentérostomie. Le traitement antinéoplasique commencé le 23 février est continué jusqu’au 8 mars.
3o septembre. — État général et local très satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer de l’utérus étendu aux culs-de-sac du vagin et aux ligaments larges. Cas inopérable. Traitement antinéoplasique.
M me B..., âgée de 70 ans, est atteinte de néoplasme utérin inopérable. On sent au fond du vagin un gros chou-fleur dur, saignant, presque immobile. Les ligaments larges sont envahis. Il y a des symptômes vésicaux et rectaux. La malade ne peut guère quitter le lit à cause des douleurs et de l’abondance de l’écoulement sanieux. On commence le traitement le 24 février.
Le 2 mars les douleurs sont moins vives.
Le 10 , le bourgeon vaginal a diminué de volume et est devenu mobile; moins de pertes et moins d’odeur.
Le 17 , l’amélioration s’accentue. La malade se lève tous les jours.
Le 23, le toucher ne ramène pas de sang, le bourgeon vaginal est plaqué contre la paroi gauche du vagin.
Le cratère du col est rétréci et moins fongueux.
Le i4 avril, la masse vaginale gauche qui au début rendait difficile l’introduction du doigt, a presque disparu.
Le 2 mai, le doigt entre librement jusqu’au col.
ïiO ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DU CANCER.
Le i3 mai, la malade a rendu ces jours derniers une certaine quantité de pus.
Curetage le i cr juin igo4-
La malade n’a pas voulu continuer les injections.
3o septembre. — Son état général est assez satisfaisant. Localement, il n’y a aucune reproduction des bourgeons cancéreux.
La défécation et la miction s’effectuent sans douleur. L’affection paraît en voie de régression.
TRAITEMENT EXTERNE
Épithélioma du plancher de la bouche et de la gencive, s’étendant à la partie inférieure de la langue. Traitement antinéoplasique.
M me P..., âgée de 65 ans, est atteinte d’un épithélioma du plancher de la bouche, de la gencive et de la face interne de la lèvre inférieure, qui a débuté il y a 6 ans à la suite de l’ablation d’une dent. L’affection a gagné la pointe de la langue où existaient de profondes ulcérations cratériformes.
Il existe à gauche une plaque épithéliomateuse ulcérée, à la face interne de la joue et sur la voûte palatine des plaques noires de leucoplasie.
Énorme masse ganglionnaire sous-maxillaire. Le bord alvéolaire du maxillaire est envahi.
Traitement à partir du 24 février. Le 4 mars, la langue est plus souple : les taches noires de la voûte palatine ont pâli et les masses ganglionnaires ont diminué de volume.
Le i5 mars, ablation de 2 dents malades et prélèvement de 2 fragments sur la langue et la gencive pour confirmer le diagnostic.
L’amélioration s’accentue rapidement. La langue redevient souple. La tuméfaction sous-maxillaire disparaît.
La malade retourne dans son pays le 6 avril.
On reçut de bonnes nouvelles quelque temps après son retour.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit opéré le 2 juillet 1903. Récidive il y a 3 mois. Traitement antinéoplasique.
M me P---, 46 ans, a été opérée le 2 juillet igo3, par le D r Hartmann, d’un cancer du sein du côté droit. Récidive manifeste depuis 3 mois. Du côté de la
OBSERVATIONS NOUVELLES
cicatrice qui ; est partiellement adhérente et épaissie il y a une masse cancéreux! du volume d une musette. Du côté gauche, masse cancéreuse du volume d’une petite tête fœtale avec rétraction du mamelon. Adénopathies axillaire et sus claviculaire. Léger œdème du bras droit. Cette malade a suivi pendant a mois sans résultat un traitement par les rayons X.
Traitement antinéoplasique à partir du 26 février.
Le 4 mars, la masse du sein gauche et les ganglions sus-claviculaires ont sensiblement diminué. Le 22 mars, l’amélioration s’accentue : le noyau de la cicatrice droite a presque disparu; la partie indurée et adhérente s’est assouplie et mobilisée. Le i5 avril, le mamelon est devenu mobile. Le 9 mai, l’état local est très satisfaisant à droite et à gauche ; les masses cancéreuses ont diminué de moitié.
3o septembre. lÉtat général et local très satisfaisant.
Cancer de la langue à foyers multiples sur des plaques leucoplasiques anciennes.
Traitement antinéoplasique. Opération.
M. E..., âgé de 65 ans, est atteint depuis longtemps de leucoplasie buccale. Il a un foyer d’épithélioma papillaire sur la partie médiane de la langue, un autre à la partie médiane et antérieure avec une ulcération d’un centimètre de profondeur à gauche ; un troisième foyer existe au milieu du bord droit de la langue sous forme d’une ulcération de 6 à 8 millimètres de profondeur, sur 12 à i5 de diamètre. Les deux autres foyers présentent chacun 18 à 20 millimètres de diamètre. La langue est mobile, mais très douloureuse. Elle est indurée autour des foyers cancéreux. Il y a un ganglion sousmaxillaire droit du vol um e d’une noisette. Traitement à partir du 27 février; le malade a subi sans aucun résultat l’application des rayons X.
Le i er mars, la plaque leucoplasique antérieure s’est desquamée et le ganglion sous-maxillaire est douloureux.
Le 7 mars, les foyers d’induration de la langue ont diminué ainsi que les plaques leucoplasiques et le ganglion sous-maxillaire. L’amélioration s’accentue.
La peau du cou, qui avait été brûlée par les rayons X, se cicatrise.
Le 21 mars, le ganglion est presque entièrement disparu.
Le 5 avril, l’amélioration de l’état local est considérable et 1 induration est très superficielle.
M. Doyen propose l’opération pour activer la guérison.
L’intervention a lieu le i5 avril. Ablation du bord droit de la langue exactement au pourtour de l’ulcération. Réunion et suture. Ablation de toute
la partie dorsale de la langue et réunion immédiate. Ablation de la glande sous-maxillaire; on ne trouve aucun ganglion volumineux : réunion immédiate.
Le traitement est continué pour être interrompu le 5 mai.
La langue a repris une forme à peu près normale malgré l’étendue considérable de la partie réséquée.
3 o septembre. —• État général et local très satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit. Commencement de récidive en cuirasse.
Traitement antinéoplasique.
M me F..., 56 ans, a été opérée de cancer du sein le io juillet 1903 par le D r Guinard. Elle se présente le 29 février avec une récidive dans la cicatrice; la récidive n’est pas encore très étendue, mais revêt la forme d’un cancer en cuirasse au début. Traitement antinéoplasique à partir du 29 février. Au bout de 4 injections, le malade interrompt le traitement. A partir de cette date elle se cachectise rapidement.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer des deux seins. Traitement antinéoplasique.
M me H..., âgée de 52 ans, est atteinte de cancer des deux seins. Début du côté droit il y a 6 ans par une petite tumeur à évolution lente et qui a subi de nombreuses cautérisations à l’acide phénique concentré. Il s’est produit il y a quelques mois au sein gauche au moment de la ménopause une tumeur qui présente actuellement le volume d’un œuf de poule. Il n’y a pas de ganglions axillaires perceptibles. La malade désire essayer le traitement sans opération. On commence les injections le 29 février 1904 . Le 5 mars, diminution sensible de la tumeur du côté gauche. Le 28 mars, on constate une rétraction marquée du néoplasme des deux côtés. L’état général est beaucoup meilleur. Le 16 avril, la malade, qui se trouve bien, part à la campagne pour un mois.
3o septembre. — Etat général et état local excellents.
Régression complète des deux néoplasmes.
OBSERVATIONS NOUVELLES
traitement externe
Cancer du sein gauche opéré avec signes de généralisation vertébrale. Traitement antinéoplasique. Amélioration momentanée. Cessation du traitement.
Mort.
M me Z..., 35 ans, a été opéréed’un cancer du sein gauche en octobre igo3. Elle se plaignait de douleurs lombaires. Quatre mois après l’opération, contractures douloureuses dans les membres inférieurs et paralysie de la jambe gauche. Le 29 février, la malade est couchée depuis les suites de l’opération et présente une paralysie complété de la jambe gauche : elle est très cachectique. Il existe un petit noyau de récidive danss la cicatrice et une chaîne ganglionnaire le long du trapèze. Contracture des muscles de la nuque et impossibilité de soulever la tête.
Commencement du traitement le 29 février. Le 5 mars, difficulté de mouvoir les lèvres et les paupières. Parésie du bras gauche. Le 10 mars, amélioration au point de vue de la mobilité ; diminution de volume des noyaux ; le 17 mars, forte contracture dans le membre inférieur gauche. Les noyaux cancéreux perceptibles ont presque disparu. Le 3o mars la malade peut soulever la tête; le 18 avril, crise douloureuse avec phénomènes bulbaires (dyspnée, nausée, demi-syncope). Le 24 avril, l’état général est moins bon; la malade est entrée dans un état de torpeur et de somnolence presque continues. Le traitement est interrompu, les injections ont d’ailleurs été faites assez irrégulièrement en raison de la faiblesse de la malade. Aggravation et mort le 27 mai.
Cancer du rectum récidivé et inopérable. Traitement antinéoplasique.
M me B..., 32 ans, a été opérée plusieurs fois pour cancer du rectum, notamment d’anus contre nature et d’opération de Kraske. Elle arrive à la clinique le I er mars 1904 presque mourante, elle porte un anus contre nature; du côté du rectum, rien n’est cicatrisé et on constate une fissure profonde, sanieuse, ulcérée, au fond de laquelle se trouve 1 extrémité du rectum. Toute cette plaie immense qui mesure extérieurement 18 à 20 centimètres de longueur sur 12 à i5 de profondeur, est en pleine récidive cancéreuse. La
malade n’étant pas transportable, on institue le traitement antinéoplasique le 2 mars.
Le 16 , l’état général s’est amélioré et la plaie commence à se déterger; le i 5 avril il n’existe plus de débris sphacélés, toute la plaie est rose et bourgeonnante; le 3 o mai, l’état général est assez satisfaisant et s’est beaucoup amélioré depuis l’entrée à la clinique. Il est probable qu’il sera utile de faire le curetage de la plaie.
Au commencement de juin igo4, l’état local est très satisfaisant, vers le 25 , la malade perd de nouveau l’appétit pour succomber le 4 juillet, probablement par suite d’une phlébite interne, alors que l’amélioration locale avait atteint des proportions inespérées.
Cancer du sein gauche à marche rapide opéré le 22 août 1903. Récidive il y a
18 mois, ganglion sus-claviculaire. Traitement antinéoplasique et opération.
M me D..., âgée de 35 ans, a été opérée le 22 août 1903 par le D 1 ’ Auclerc, de Roubaix, d’une ablation partielle du sein gauche. Récidive il y a dix-huit mois. Traitement par le sérum d’Adamkievicz. Aggravation rapide et ulcération de la tumeur. Il y a une grosse masse sus-claviculaire gauche et un groupe ganglionnaire volumineux dans le creux de l’aisselle.
Le cas a été considéré comme inopérable. La malade est très cachectique.
Traitement à partir du 2 mars. Opération le 5. Le 3o, suture secondaire pour refermer la partie moyenne de la plaie dont les lèvres étaient trop tendues au moment de la suture et s’étaient écartées.
La malade part le 9 mars en très bon état et interrompt le traitement.
Elle revient le 10 mai, présentant un petit ganglion sus-claviculaire, trois petits noyaux axillaires et trois autres points de récidive au voisinage de la cicatrice.
Le traitement est repris quotidiennement, puis interrompu. Généralisation au cuir chevelu et mort avec symptômes de généralisation cérébrale en août igo4. (V.-fig. 383 et 384.)
Cancer du sein droit. Traitement antinéoplasique. Opération.
M me D..., 59 ans, est atteinte dune tumeur du sein assez volumineuse, dure, très mobile sous la peau. On ne sent pas de ganglions axillaires volu-
OBSERVATIONS NOUVELLES
mineux. Traitement antinéoplasique. Opération le 9 mars. Ablation du sein et des ganglions axillaires.
L'examen de la pièce montre qu'il s'agit d'un épithélioma à lacunes caséeuses qui a un premier aspect aurait pu en imposer pour de la tuberçulose.
Le diagnostic histologique est celui de cancer. Continuation du traitement antinéoplasique. La malade pendant la convalescence a été atteinte d’une bronchopneumonie qui l’a beaucoup affaiblie. Le 16 mai l’état local et général est satisfaisant.
3o septembre. — État excellent.
Cancer da sein gauche récidivé. Traitement antinéoplasique. Opération.
M Ile C..., âgée de 43 ans, a été opérée en décembre 1902 d’un cancer du sein gauche et en septembre 1903 , d’une récidive. Actuellement, il existe une série de noyaux cancéreux le long de la cicatrice, une grosse masse néoplasique dans l’aisselle gauche, un ganglion et de l’œdème sus-claviculaires. Douleurs lancinantes dans le bras gauche : bon état général.
Traitement à partir du 2 mars : le 8 , les noyaux paraissent moins durs; le i5, disparition des douleurs du bras gauche. Le 18 , il n’y a plus d’œdème sus-claviculaire ni de ganglions.
L’amélioration s’accentue et la cicatrice se mobilise, mais il persiste toujours une masse axillaire. Opération le 19 avril. La masse axillaire est beaucoup plus considérable qu’elle ne paraissait, et il y a de nombreux noyaux disséminés le long des vaisseaux. Ligature latérale de la veine axillaire. On continue le traitement.
3 o septembre. — État local et général satisfaisants.
Cancer massif da sein gauche avec extension en cuirasse et inopérable.
Traitement antinéoplasique.
M mc M..., 38 ans, se présente le 3 mars avec une tumeur massive du sein gauche : le sein est énorme, hémisphérique, et tout à fait immobile. La peau de toute la région présente des noyaux de cancer en cuirasse et il y a dans l’aisselle gauche une grosse masse ganglionnaire.
Traitement à partir du 3 mars.
Le io, la peau est moins rouge et moins tendue. Les noyaux superficiels ont jauni, la partie inférieure et externe du sein est plus souple et la tumeur est devenue légèrement mobile. Les douleurs en ceinture ont diminué. La malade respire plus facilement. Le 3o mars, l’amélioration s’est accentuée. Le 12 avril, la masse ganglionnaire a diminué à son tour. Le creux sus-claviculaire, qui était primitivement rempli sans qu’on perçoive de masses distinctes, s’est affaissé. La peau est devenue suffisamment souple au-dessus et en dedans du mamelon et. comme nous l’avons déjà signalé, à la partie inféro-externe ; la tumeur s’est si bien mobilisée sur les parties profondes que l’opération paraît indiquée pour activer la guérison. La malade refuse l’opération et préfère continuer le traitement.
Elle part le 7 juillet.
L’état général était satisfaisant, le sein très aplati, mobile et les anciens , noyaux cutanés d’un rose jaunâtre. Cessation du traitement.
La malade revient le i5 août très affaiblie; récidive manifeste; elle succombe le 17 en quelques heures avec de la cyanose.
Sarcome récidivé de la cuisse droite. Traitement antinéoplasique. Opération.
M. B..., 5i ans, présente une récidive de sarcome de la partie interne et inférieüre de la cuisse droite. Opéré par le D 1 ' Marcotte en décembre 1902 .
La tumeur a la grosseur d’une petite orange. Les ganglions inguinaux sont hypertrophiés et toute la région est légèrement empâtée.
Début du traitement le 3 mars.
Opération le 25 mars.
Le traitement est continué.
3o septembre. — État très satisfaisant.
Cancer du sein droit non opéré. Traitement antinéoplasique.
M me B -> 33 ans > est atteinte d’un cancer de tout le sein droit avec rétraction du mamelon, masse axillaire volumineuse et ganglion sus-claviculaire.
5 injections du 6 au 18 mars.
La malade cesse de revenir.
OBSERVATIONS NOUVELLES
traitement externe
rT- D "a \ ëéG de 6 ° ans envir0n ’ a Subi un curetage pour épithéliome
Traitement antinéoplasique le 10 mars.
Etat satisfaisant le 3o septembre.
Ostéo-sarcome du pied. Amputation intra-malléolaire.
Traitement antinéoplasique.
M me S..., 32 ans, est atteinte d’un sarcome étendu de la plante du pied. Amputation intra-malléolaire le 8 mars. Le sarcome avait envahi tous les muscles de la plante du pied. Traitement antinéoplasique à partir du 10 mars. Le traitement est interrompu le i4 avril.
3o septembre. — État général satisfaisant. Pas de récidive.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit récidivé. Traitement antinéoplasique.
M me M..., âgée de 45 ans. a été opérée en mars 1902 d’un cancer du sein droit et en octobre 1903 d’une récidive. Il existe actuellement une récidive en cuirasse autour dè la cicatrice et du côté opposé un adénome du volume d’un petit œuf avec adénopathie axillaire et ganglion sus-claviculaire. Œdème du creux sus-claviculaire droit. Bon état général. Traitement à partir du 11 mars. Le i5, les noyaux rouges commencent à pâlir. L’adénome du sein droit a diminué de volume et les plaques rouges ont un aspect jaunâtre. La malade interrompt le traitement le I er avril.
Le 3o septembre on apprend qu’elle se cachectise.
Tumeur végétante de l’ovaire avec ascite. Opération. Traitement antinéoplasique.
M me N..., âgée de est opérée le n mars d’hystérectomie abdominale totale pour tumeur végétante pelvienne avec ascite. La tumeur végétante paraît avoir pris naissance sur les franges de la trompe de Fallopë du côté gauche. Il y a 3 à 4 litres d’ascite; la tumeur est du volume des deux poings, tout le péritoine pelvien est villeux et congestionné. Il y a un petit noyau de généralisation épiploïque. Le reste du péritoine supérieur est sain.
Le traitement commencé le i4 mars est interrompu le 26 avril et repris le 17 mai. Il n’y a aucune trace d’ascite ni de reproduction de la tumeur. État très satisfaisant le 3o septembre 1904.
Cancer du col de l’utérus récidivé. Traitement antinéoplasique.
M me D..., 4o ans, a été opérée en août 1903 à Bordeaux d’amputation du col cancéreux : actuellement, on constate une récidive sous forme d’un immense cratère : les ligaments larges sont indurés.
Traitement à partir du i4 mars.
Le 4 avril, les pertes ont diminué sensiblement : le traitement a été interrompu le 19 avril, la. malade voulant retourner chez elle.
Cancer du sein gauche. Ablation. Traitement antinéoplasique.
M D..., 48 ans, est atteinte dun cancer en masse du sein gauche avec rétraction du mamelon. Traitement à partir du 1 5 mars. Opération le 16 : ablation du sein et des ganglions axillaires, notamment des ganglions postérieurs qui formaient une masse volumineuse. On continue lé traitement.
3o septembre. — Aucune trace de récidive. (V. fig. 85, 86 et 87 .)
OBSERVATIONS NOUVELLES
Cancer de la langue et du plancher de la bouche. Adénopathie sous-maxillaire gauche. Opération, Traitement antinéoplasique.
M. L..., 47 ans, est atteint d’épithélioma de la pointe de la langue et du plancher de la bouche; il y a 2 gros ganglions sous-maxillaires gauches.
Opération le 12 mars. Ablation de la pointe de la langue et des ganglions sous-maxillaires. Le malade quitte la clinique le i cr avril.
La cicatrisation est satisfaisante. (V. fig. 46.)
Cancer de la langue inopérable. Traitement antinéoplasique.
M. C..., âgé de 59 ans, est atteint d’un cancer massif de la langue qui est entièrement ulcéré du côté droit ; adénopathie sous-maxillaire. Douleurs dans la tête et les oreilles.
Le malade est en mauvais état et le cas paraît désespéré. Traitement à partir du 18 mars. Le traitement est suivi très irrégulièrement et interrompu pendant trois semaines. Le malade reçoit deux nouvelles injections et part en mauvais état.
Aggravation rapide. — Mort en mai 1904 .
Sarcome mélanique de la paroi abdominale. Adénopathie inguinale et iliaque bilatérale, ganglion axillaire gauche. Opération. Traitement antinéoplasique.
M. T..., 56 ans, a été opéré en août 1903 d’un sarcome mélanique de la peau de l’abdomen, de petit volume. Récidive rapide et généralisation ganglionnaire. On constate le 18 mars une tumeur cutanée de petit volume, facilement opérable; dans l’aine gauche, de gros ganglions se continuant en chapelet le
long des vaisseaux iliaques ; dans l’aine droite, ganglions superficiels et profonds de moindre volume. Adénopathie considérable dans l’aisselle gauche. Etat général assez satisfaisant.
Opération le 18 mars. Ablation de la tumeur cutanée et des trois foyers ganglionnaires qui s’étendent très profondément dans les fosses iliaques et le creux de l’aisselle.
Traitement antinéoplasique à partir du 19 mars.
Le malade retourne chez lui le 5 mai, Il y a reproduction de quelques ganglions inguinaux et axillaires et on constate 3 petits noyaux cutanés, comme des lentilles à distance de la tumeur primitive. (V. fig. i 56 à 160.)
Cancer du sein droit. Opération. Traitement antinéoplasique.
M me D..., 58 ans, présente une tumeur du sein du volume d’une orange, avec ganglions axillaires. La tumeur est survenue en 3 mois à la suite d’un traumatisme. Opération le 16 mars. Traitement antinéoplasique à partir du 20 mars.
3 o septembre. — Aucune récidive.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancroïde de la lèvre inférieure récidivé deux fois. Ablation. Traitement antinéoplasique.
M. B..., 47 ans, a été opéré en mars 1901, à la maison Dubois, d’un cancroïde à la lèvre.
Ablation d’une première récidive en mars 1902. Le malade présente de nouveau, en mars 1904, une induration épithéliale exulcérée de petite étendue. Ablation le 19 mars 1904. Traitement à partir du 21 mars.
3 o septembre. — Aucune récidive.
OBSERVATIONS NOUVELLES
Pdil épithélioma ulcéré de l’aile du nez. Ablation. Traitement antinéoplasique.
M - D ’ de 60 ans, présente de 1 acné nasal et sur le côté droit un petit épithélioma ulcéré rebelle à tout traitement. Cet épithélioma s’est produit à la suite d’une petite plaie produite par une chute sur le nez en 1900.
Opération à la cocaïne le 17 mars. Traitement antinéoplasique et antistaphyloccocique pour combattre une poussée d’acné suppuré.
Le traitement est interrompu le 9 avril. Revenu le i3 mai avec une petite excoriation de l’aile gauche du nez. Il sera tenu en observation.
3o septembre. — État satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit. Traitement antinéoplasique.
M me B..., âgée de 62 ans, a présenté depuis cinq ans et demi tous les signes d une maladie de Paget du côté droit. Depuis 10 mois, le mamelon est rétracté et il existe une induration sous-jacente assez étendue et des ganglions axillaires droits. L’état général est encore satisfaisant.
Le traitement commencé le 24 mars est interrompu le 2 avril par la volonté de la malade, qui ne veut pas d’injections.
Cancer de l’utérus récidivé ayant envahi les ligaments larges.
Traitement antinéoplasique. Opération.
M me de C..., âgée de 35 ans, a été opérée à Dublin, en février 1904, d’amputation du col et de curetage pour épithélioma.
Récidive rapide. On constate au toucher un cratere bourgeonnant avec envahissement des ligaments larges des deux cotés. La masse néoplasique est immobile. Le cas a été considéré par plusieurs chirurgiens comme inopérable.
Traitement antinéoplasique à partir du 28 mars, les pertes diminuent et la tumeur se mobilise sensiblement. Le ligament gauche est plus envahi que
le droit; l’induration s’étend des deux côtés dans la direction des uretères et envahit le bas-fond de la vessie. Laparotomie le 8 avril. Le cratère vaginal est limité avant l’ouverture du ventre par une incision circulaire de la muqueuse. Le ventre ouvert, l’utérus est enlevé tout d’abord,, les deux uretères traversent une masse néoplasique du volume d’une petite orange ; la dissection montre qu’ils ne sont pas envahis et la masse, néoplasique en est détachée en totalité. Après la dissection des deux uretères et l’ablation des deux masses cancéreuses latérales, on enlève une masse postérieure adhérente au rectum et en avant une masse néoplasique correspondant au cul-de-sac antérieur du vagin, ayant envahi toute la face antérieure de la vessie, qui se trouve réséquée dans la partie moyenne du trigone entre les orifices des uretères et le col de la vessie.
Suture transversale du péritoine pelvien et fermeture du ventre. La malade est alors placée dans la position de l’hystérectomie vaginale pour la suture de la plaie vésicale. Continuation du traitement antinéoplasique à partir du 14 avril.
Le 16 mai, la cicatrisation du vagin est complète. Il persiste un orifice vésical de 2 millimètres environ, qui laisse couler de l’urine quand la vessie commence à être pleine et au fond une fistule de l’uretère gauche. Le traitement est continué.
22 août. — Aucune trace de récidive.
OBSERVATION N° 170 N os 442 , 490
Cancer de la langue inopérable. Traitement antinéoplasique.
M. V. d. B..., 47 ans, est atteint d’un cancer massif de toute la moitié gauche de la langue, qui est dure, peu mobile et conserve l’empreinte des dents. Il s’agit d’un épithélioma scléreux et exubérant, ulcéré superficiellement, Salivation abondante. Alimentation difficile.
Traitement à partir du 3 o mars. Le i 5 avril, amélioration légère. Le 20, la langue est plus souple et moins douloureuse; le 22 mai, la salivation est abondante, l’état général satisfaisant et le ganglion sous-maxillaire a diminué de volume. Le 24 , l’épaisseur de la langue a diminué.
État satisfaisant le 3 o septembre.
Cancer du cæcum. Opération. Traitement antinéoplasique.
M ra0 P---, 57 ans, qui est assez grasse, mais cachectique, présente une tumeur cancéreuse du côlon ascendant, du volume du poing.
OBSERVATIONS NOUVELLES
Opération le 29 mars 1904. Extirpation du cæcum et du côlon ascendant ainsi que de la partie terminale de l’iléon. Fermeture du côlon et de l’iléon en cordon de bourse; entéro-anastomose latérale. Traitement antinéoplasique à partir du 3o mars. La malade quitte la clinique en bon état le 29 avril.
Tumeur de la parotide gauche. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M. C..., 44 ans, est atteint d’une tumeur de la parotide gauche, du volume d’un petit œuf, dure et immobile. Ganglion sous-maxillaire du volume d’une noix. Douleurs dans l’oreille. Bon état général. Traitement à partir du 3o mars. Le 2 avril, diminution des douleurs d’oreille.
Le 7 mai, la tumeur a un peu diminué de volume.
Opération le 9 mai : l’ablation est incomplète dans la profondeur. On continue le traitement antinéoplasique, qui est bientôt interrompu.
Adénomes multiples des deux seins avec adénopathie axillaire.
Traitement antinéoplasique.
M me C..., 25 ans, qui est atteinte de dyspepsie nerveuse, présente des adénomes multiples des deux seins avec masse ganglionnaire dans Faisselle de chaque côté. Les deux seins sont mobiles : le droit est plus volumineux. Traitement antinéoplasique à partir du 3o mars. La malade interrompt le traitement le 9 avril.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer da sein droit opéré il y a trois ans. - Récidive.
Traitement antinéoplasique. — Operation.
M- J , âgée de 44 ans, a été opérée il y a trois ans à CharleviUe, par le IV Bonne;, d’un cancer du sein droit. Récidive volumineuse sans œdème du bras. Ganglion sus-clavicularre du cote oppose. ImmobdUe du bras à cause de la douleur. Assez bon état généra .
DOYEN. - TRAITEMENT Dü CANCER.
Traitement antinéoplasique à partir du 3 o mars.
Ablation du sein le 8 juin. — A cessé le traitement le 22 juin.
Mauvais état le 26 septembre 1904.
Cancer da sein droit récidivé et ulcéré. — Traitement antinéoplasique.
Amélioration rapide. — Opération. — Mort.
M me R..., 45 ans, a été opérée en 1902 d’une tumeur du sein avec adénite axillaire considérable. La récidive s’est manifestée sous l’aspect d’une tumeur adhérente à la paroi thoracique et profondément ulcérée avec adénopathie axillaire. L’ulcération est profonde et sanieuse. Traitement à partir du 3 o mars. Le 2 avril, la masse axillaire commence à être plus libre; le 7 avril, l’œdème du bras a diminué, et la masse cancéreuse s’est mobilisée. L’étendue de l’ulcération ne pouvant permettre une cicatrisation satisfaisante, l’ablation est pratiquée le n avril. La paroi thoracique est envahie au point le plus profond de l’ulcération où est faite accidentellement une petite ouverture à la plèvre. Ce point était précisément le plus sanieux de l’ulcération. La malade succomba au bout de 48 heures à une infection suraiguë, bien que toute la partie où l’ulcération était adhérente ait été curetée et désinfectée avec le plus grand soin.
Cette observation est intéressante parce quelle démontre que les microbes des ulcérations cancéreuses anciennes peuvent être doués d’une virulence extraordinaire; dans ce cas, on ne pouvait faire de cautérisation énergique ni au chlorure de zinc ni au formol, avant l’opération, sous peine d’ouvrir largement la plèvre.
D’autre part, ce cas est peut-être un de ceux où la mobilisation de la tumeur qui paraissait absolument inopérable s’est faite le plus rapidement; et sans cette infection accidentelle, le résultat du traitement s’annonçait comme devant être très satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du col de l utérus généralisé au vagin et aux ligaments larges. Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me M..., agee de 38 ans, est atteinte d’un cancer du col depuis deux ans et demi, et a été déclarée inopérable en juillet 1902 par les D' s Tillaux et Quénu. Amaigrissement de 27 kilogr. en six mois.
OBSERVATIONS NOUVELLES. l3l
En trois mois, elle a reçu 20 injections de sérum d’Adamkiéwicz sans aucun autre résultat qu’un affaiblissement général progressif avec perte de l’appétit. Ce traitement a été terminé en janvier 190/i. Elle a des douleurs dans le bas-ventre depuis le mois de septembre igo3 et des douleurs dans les reins depuis quatre mois. Pertes abondantes et fétides.
L’état général est encore assez satisfaisant.
Localement, tout le fond du vagin n’est qu’un cratère très ouvert et ulcéré. Les culs-de-sac et les ligaments larges sont envahis. Traitement à partir du i cr avril.
Le 4 avril, diminution des douleurs. Le 12. l’état général est meilleur et l’écoulement très diminué. Le i5, au toucher on constate que les tissus envahis sont plus souples et se mobilisent. Le doigt ne ramène pas de sang.
Le 5 mai, l’amélioration s’est accentuée. L’état général est satisfaisant : la malade reprend des forces et la masse cancéreuse s’est encore mobilisée.
Curetage le 22 mai pour préparer l’hystérectomie. Hystérectomie abdominale le 3 juin après un nouveau curetage.
L’uretère droit est dilaté et traverse une masse cancéreuse qui est extirpée sans léser le conduit. Opération incomplète.
Le 29 septembre. — État général médiocre, cardiopathie, albuminurie, œdème des jambes.
Cancer du sein droit récidivé. -— Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me B..., 27 ans, a été opérée le 4 janvier dune ablation de la partie supérieure du sein sans curage de l’aisselle. On constate actuellement une masse ganglionnaire volumineuse, et au-dessus de la cicatrice une dizaine de noyaux cutanés.
Traitement antinéoplasique à partir du 2 avril. Opération le 5; on laisse la partie inférieure du sein afin de pouvoir réunir la peau. Le muscle pectoral a été réséqué sur une grande étendue.
Le traitement antinéoplasique est continué régulièrement jusqu’au 3o mai et la malade retourne chez elle. On constate une induration probablement cicatricielle de ce qui reste du tendon du grand pectoral.
3o septembre. — État satisfaisant.
Cancer de la langue. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M. B..., 64 ans, est atteint d’un cancer du bord gauche de la langue qui a débuté il y a un an. L’ulcération primitive s’est agrandie après des cicatrisations au nitrate d’argent. Divers traitements par le radium et les rayons X ont eu comme résultat l’aggravation progressive.
Actuellement, le 5 avril, toute la moitié gauche de la langue est envahie jusqu’au V lingual. Le ganglion sous-maxillaire du volume d’une noisette. La langue est douloureuse.
Traitement à partir du 5 avril, opération le 8. Le ganglion sous-maxillaire est laissé.
Réunion complète le 19.
Le cas est défavorable. Le malade se nourrit mal et succombe en juillet 1904.
Cancer de la glande sous-maxillaire et de la région sus-hyoïdienne médiane récidivé. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me M..., âgée de 28 ans, a été opérée il y a un an d’une petite tumeur sous-maxillaire qui a récidivé rapidement. En octobre 1903, le professeur Reclus fit une large ablation de toute la région sus-hyoïdienne. Actuellement, le 5 avril 1904, on constate une récidive adhérente au maxillaire inférieur, tout à fait immobile et s’étendant de la branche montante de la mâchoire à l’os hyoïde et au delà de la ligne médiane. Œdème du cou et du creux susclaviculaire où existe un ganglion volumineux.
La tumeur est ulcérée à sa partie moyenne.
Traitement antinéoplasique à partir du 5 avril.
Le 11, la tumeur s est un peu mobilisée et le ganglion sous-maxillaire a légèrement diminué de volume.
Le 19, se produit au point ulcéré un orifice qui donne issue à un liquide noirâtre ; le 20 avril, ablation de la tumeur jusqu’au niveau de la muqueuse buccale. Il persistait un écoulement purulent le 6 mai. Nouvelle opération consistant dans l’extirpation minutieuse de toutes les parties qui limitaient le trajet suppuré. Abrasion, au ciseau et au maillet, des couches superficielles
OBSERVATION S NOUVELLES
du maxillaire inférieur qui recommençait à être envahi et ablalion l sus-claviculaire qui avait été laissé hors de la première opération'^LeT® T ment est contmué. La malade était dans u/état satisS ,o^“ « jum 1904, elle se suicida parce quelle était devenue enceinte. ^
OBSERVATION N" ISO
TRAITEMENT EXTERNE
ÉpilMioma de la joue droite. - Opération. - Traitement antinéoplasique.
M"“ P-;., âgée de 55 ans, présente à la joue droite un épithélioma de près de 00 millimétrés d etendue qui est opéré le 19 mai.
Traitement antinéoplasique du 7 avril au 10 mai. i 5 septembre, — État satisfaisant.
Cancer du sein gauche récidivé. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me D..., 45 ans, a été opérée d’ablation du sein gauche le 28 août igo 3 .
Actuellement, la cicatrice est dure, adhérente au grand pectoral et cancéreuse. Traitement antinéoplasique à partir du 7 avril.
Opération le 9. Le grand pectoral est envahi et réséqué sur une grande étendue. Le traitement antinéoplasique est continué jusqu’au 8 mai, époque à laquelle la malade quitte la clinique.
Cancer du sein gauche. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me G..., 48 ans, est atteinte d’une tumeur mobile du sein gauche du volume d’un œuf, légèrement aplatie et fluctuante, qui a l’aspect d’un adénome : mais il existe une masse ganglionnaire volumineuse dans l’aisselle et un ganglion sus-claviculaire induré.
Traitement à partir du 7 avril.
La masse diminue de volume dans une petite proportion. Operation le 22. La masse des ganglions axillaires est beaucoup plus considérable qu on ne
pouvait le supposer et s’étend jusqu’au-dessous de la clavicule. Le traitement est interrompu le 3 mai au départ de la malade,
Le 3 o septembre. — État satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer de m tangue récidivé et inopérable. — Traitement antinéoplasique.
M. D..., âgé de 58 ans, a été opéré en octobre 1903 d’une ablation partielle de la langue pour cancer. La récidive était confirmée il y a 3 mois; toute la moitié droite de la langue est envahie par une masse cancéreuse bourgeonnante et grisâtre avec sécrétion abondante. Le cas est absolument inopérable et la langue à peu près immobile. Traitement à partir du 8 avril.. Le 27 avril la langue est plus mobile; le 2 mai, la salivation est moins abondante. L’amélioration s’accentue lentement en raison de l’étendue énorme de la surface bourgeonnante qui a perdu sa teinte grisâtre pour prendre un aspect rosé. C’est un très mauvais cas.
Myxo-sarcome énorme et récidivé de la caisse gauche.
Traitement antinéoplasique. — Opération.
M. M.., âgé de 43 ans, a été opéré en 1900 d’un myxo-sarcome sous-cutané de la cuisse gauche, du poids de 4oo grammes, qui a récidivé en 1901.
Actuellement la tumeur a atteint un volume considérable, mais elle est demeurée mobile. Traitement à partir du 11 avril. Opération le 12 avril. Réunion immédiate. Le 16 mai la cicatrice est souple et satisfaisante.
3 o septembre. — Aucune trace de récidive.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein gauche récidivé. — Traitement antinéoplasique.
M me M..., âgée de 56 ans, a été opérée, le 4 juin i 9 o 3, d’amputation du sein gauche pour cancer; ablation des ganglions axillaires.
La malade se présente à la consultation le 12 avril avec plusieurs noyaux
OBSERVATIONS NOUVELLES. l35
de récidive dans la cicatrice et un ganglion sus-claviculaire avec œdème de la région.
Traitement à partir du i 3 avril.
Le 18, diminution légère du noyau situé au milieu de la cicatrice : le 29, diminution du ganglion sus-claviculaire; le 16 mai, les noyaux de la cicatrice sont devenus plus souples. La cicatrice est mobile, l’œdème sus-claviculaire a disparu.
26 septembre. — État satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer de l’utérus inopérable. — Traitement antinéoplasique.
M me G..., âgée de 5 o ans, est atteinte d’un cancer de l’utérus inopérable. Le col est détruit; on trouve au fond du vagin un vaste cratère envahissant les culs-de-sac. Douleurs dans les reins, dans le bas-ventre, les aines et les cuisses. Pertes abondantes et fétides. État général assez bon.
Traitement à partir du i 3 avril.
Le 18, il y a moins d’œdème et l’écoulement a diminué. Les douleurs rénales se sont atténuées. Le 22, la malade s’alimente mieux et a pu dormir. Elle ne revient pas.
Cancer de la grande lèvre récidivé et généralisé au pli de Taine.
Traitement antinéoplasique. — Opération.
M me B..., 64 ans, a été opérée en octobre 1903 par le D 1 ' Souligoux d’un cancer de la grande lèvre. Opération d’une i re récidive en février dans les ganglions inguinaux. On constate actuellement une 2 e récidivé qui comprend la grande lèvre et toute la région inguinale. Traitement antinéoplasique a partir du i 3 avril. Opération le 18.
Le néoplasme pénètre au niveau du triangle de Scarpa dans la gaine des vaisseaux : l’ablation large étant impossible en ce point, l’opération est continuée à la curette, de telle manière qu’elle demeure incomplète. Pansement à plat. Interruption du traitement antinéoplasique peu après.
i3G ÉTIOLOGIE ET TRAITEMENT DU CANCER.
Épithélioma récidivé de la lèvre inférieure, du plancher de la bouche, du freinde la
langue et du maxillaire. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M. G..., 35 ans, a été opéré deux fois, en octobre et en décembre 1903, d’un épithélioma de la lèvre inférieure. Actuellement, la récidive a envahi tout le sillon gingivo-labial inférieur, en ménageant le bord libre de la lèvre. Le maxillaire est envahi ainsi que toute la partie antérieure du plancher de la bouche et le frein de la langue.
Le cas paraît inopérable : toute la peau du menton est d’un rouge vif et très indurée.
Traitement antinéoplasique à partir du i 4 avril. L’amélioration se produit assez rapidement malgré les ulcérations buccales qui, primitivement grisâtres, ont pris une teinte rosée.
Opération le 27 mai. Section verticale de la lèvre inférieure dont la partie inférieure est complètement envahie par l’épithélioma.
Curetage des masses épithéliales et résection de la peau amincie ; résection de la partie médiane du maxillaire et ablation de la partie médiane du plancher buccal et de la base de la langue.
Traitement antinéoplasique; on reçoit des nouvelles satisfaisantes au commencement de septembre.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du pylore très volumineux et inopérable. — Traitement antinéoplasique.
M rne S... E..., agee de 53 ans, se présente à la consultation avec tous les signes d un cancer de 1 estomac très avancé ; tumeur du volume du poing adhérente profondément; état cachectique, œdème des jambes. Le traitement est commencé le 10 avril : le 25 , la tumeur est devenue plus mobile, mais l’état général demeure très médiocre ; le 29, aspect'cachectique ; le cas paraît désespéré. Interruption du traitement.
OBSERVATIONS NOUVELLES
Cancer du rectum inopérable. Traitement antinéoplasique.
M 1 J..., 58 ans, est atteint d’un cancer du rectum très haut situé, adhérent au sacrum et inopérable. Il n y a pas eu encore de phénomènes d’obstruction et 1 état general est très satisfaisant. Traitement antinéoplasique à partir du 19 avril.
Le malade, qui se sentait s’affaiblir, reprend des forces. Le 10 mai, selles régulières sans constipation ni diarrhée.
3 o septembre. — État général très satisfaisant. Amélioration notable de l’état local.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du vestibule du larynx. — Traitement antinéoplasique.
M. P..., 68 ans, présente entre l’amygdale droite et le repli aryténo-épiglottique une induration ulcérée de la dimension d'une pièce de 5 francs. Salivation abondante et fétide; dysphagie; petit ganglion rétro-auriculaire. Le malade est très gros : toute opération paraît impraticable. Traitement antinéoplasique à partir du 22 avril.
Le 6 mai, la salivation est moins abondante : le 23 mai, l’état général est meilleur : le ganglion rétro-auriculaire a disparu.
Le malade ne revient pas.
Cancer de l’utérus récidivé et généralisé au vagin.
M me A..., 39 ans, a été opérée il y a 18 mois à Lorient, d’hystérectomie vaginale pour cancer. Actuellement, la récidive a envahi le vagin jusqu a la vulve; c’est à peine si l’on peut introduire le doigt qui est enserré dans des masses dures. Douleurs dans le bassin, les jambes et les cuisses. L état général est assez satisfaisant. Pertes abondantes et peu odorantes. Le cas est très défavorable : la malade est soumise au traitement, sur la demande expresse de son beau-frère qui est médecin, à partir du 24 avril.
Elle succombe en mai 1904.
E. DOYEN. - TRAITEMENT Dü CANCER.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein droit récidivé . — Traitement antinéoplasique.
M mc N..., âgée de 49 ans, a été opérée d’un cancer du sein droit, à Bordeaux, en mai 1899 : ablation d’une récidive en janvier 1900. Actuellement il existe une nouvelle récidive, notamment à la partie postérieure du creux axillaire, avec œdème considérable du membre supérieur, œdème et ganglion sus-claviculaires. État général assez satisfaisant, bien qu’il y ait des douleurs lombaires.
Traitement à partir du 25 avril.
Le 9 mai, l’œdème a beaucoup diminué et les masses indurées se mobilisent; le 12 mai, la circonférence du bras à la partie supérieure et à. la partie moyenne ainsi que celle de la partie moyenne de l’avant-bras qui étaient le 24 avril de 3 g centimètres, 35 centimètres et 33 centimètres sont de : 35 centimètres, 33 centimètres et 3 i centimètres. La cicatrice qui était adhérente en un point s’est mobilisée.
3 o septembre, — L’état demeure satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Tumeur cancéreuse sous-hépatique au niveau de Tangle du côlon.
Traitement antinéoplasique.
M. L..., âgé de 68 ans, se présente le 26 avril, portant une tumeur volumineuse au-dessous du bord du foie, au niveau de l’angle du côlon et s’étalant dans la profondeur, notamment vers le flanc droit. État cachectique, constipation opiniâtre alternant avec des crises de diarrhée et d’entérocolite. Le diagnostic de plusieurs médecins est celui d’une tumeur cancéreuse dont le siège seul a été discuté. Le cas èst inopérable.
Traitement antinéoplasique à partir du 26 avril.
Dès le 2 mai, on constate que la partie accessible de la tumeur a diminué de volume et que la masse totale s’est mobilisée.
Le 6 mai, le malade a engraissé de 2 kilogrammes. Il s’alimente mieux; l’état général est meilleur. Il se plaint toujours de son entérite. On reconnaît au niveau de la tumeur une masse de 6 centimètres de diamètre environ et un peu plus bas une portion plus petite séparée par un sillon.
Le 10 août. — État général satisfaisant. La tumeur est moins volumineuse et les troubles gastro-hépatiques ont disparu. Cette amélioration a été constatée par le D 1 ' Barnsby.
OBSERVATIONS NOUVELLES
traitement externe
Cancer du sein gauche. - Récidive inopérable dans la paroi thoracique.
M me C..., âgée de 5 o ans environ, a été opérée à Londres le 20 août 1902, d’un cancer du sein gauche. 2 e opération pour une récidive le I er juin 1903 à New-York.
Il se produit une généralisation dans la paroi thoracique du côté du sternum. Le 20 mars 1904 on fait l’ahlation des deux ovaires pour enrayer la généralisation.
La malade, examinée le 28 avril, présente une tuméfaction assez considérable de la région sous-claviculaire. Cette tuméfaction est diffuse et douloureuse à la pression. La généralisation cancéreuse s’est produite dans l’épaisseur même de la paroi thoracique. En bas de la cicatrice, on constate une récidive mobile du volume d’une noix.
En dehors de la cicatrice, on observe notamment la masse sous-claviculaire déjà signalée, qui forme sous la peau une saillie considérable de l’étendue de la paume de la main. Le creux sus-claviculaire est œdématié. Il y a dans l’aisselle une masse indurée à peu près immobile, adhérente au tendon du grand pectoral, en arrière une autre masse au bord du grand dorsal. Douleurs dans les épaules et le thorax. Petite tumeur pseudo-fluctuante à la partie antéro-supérieure de la jambe, au-devant du tibia. État général médiocre.
Traitement à partir du 29 avril.
Le 6 mai, après l’injection on constate une diminution notable de l’induration sous-claviculaire qui, en même temps, est devenue plus mobile, et moins douloureuse. La peau peut glisser à la surface de cette tumeur et l’œdème dur a fait place à un œdème mou.
Le 20 mai, le diamètre de la masse sous-claviculaire est diminué d’un quart.
Le 22, début de congestion pulmonaire du côté droit avec température de 39°. Cette complication est survenue au retour d’une promenade. Le 25 , léger épanchement pleural à droite. Rien du cote gauche. Le traitement est cessé le 27 sur la demande de la famille, qui attribue cette complication aux injections. La malade retourne en Amérique ou elle ne tarde pas a expirer.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein gauche récidivé. — Traitement antinéoplasique.
M me T..., âgée de 56 ans, a été opérée il y a 7 ans d’un cancer du sein gauche’. La cicatrice est rouge, adhérente, indurée; le bras gauche est œdé-
matié ainsi que le creux sus-claviculaire : il existe des douleurs dans l’épaule et la cicatrice qui est envahie par une reproduction cancéreuse.
Traitement à partir du 4 mai : le 9, diminution des douleurs; le i 3 , les rougeurs de la cicatrice ont pâli beaucoup.
3o septembre. — État satisfaisant.
Cancer de l’utérus ayant envahi les culs-de sac du vagin et les ligaments larges et considéré comme inopérable. — Traitement antinéoplasique. — Opération.
M lle E..., 29 ans, est atteinte d’un cancer du col ulcéré ayant envahi largement les culs-de-sac vaginaux et les ligaments larges. La masse est énorme, adhérente à la vessie et complètement immobile. Douleurs dans le membre inférieur gauche. Il y a au fond du vagin une masse végétante du volume d’un œuf. Traitement à partir du 5 mai.
L’amélioration est rapide et la masse se mobilise suffisamment pour que l’intervention devienne possible.
Opération le 27 mai.
Curetage de la masse végétante vaginale : la curette pénètre profondément dans l’utérus qui est mobile. Tamponnement de la cavité et incision circulaire de la muqueuse vaginale.
La malade est placée dans la position de Trendelenbourg ; laparotomie ; ablation de l’utérus et des annexes; dissection des 2 uretères et ablation d’une masse considérable du volume d’un petit œuf, qui les entourait dés deux côtés ; ablation d’une masse antérieure qui envahissait la musculeuse de la vessie ; la muqueuse fait, hernie et la musculeuse est suturée ; ablation en arrière d’une masse très étendue, adhérente à la face antérieure du rectum sur une hauteur de 6 à 8 centimètres, et qui a dû être partiellement curetée, sous peine de perforer l’intestin. Mort à la fin de juin.
Cancer de l’utérus inopérable. — Douleurs pelviennes et rénales.
Traitement antinéoplasique.
M me C. ., 35 ans, est atteinte de cancer du col ayant envahi les culs-de-sac du vagin et les ligaments larges, notamment le gauche. La masse est immobile et inopérable. Traitement à partir du 5 mai. Le 19, diminution des pertes et de l’odeur; le 28, l’étàt général s’améliore.
État satisfaisant à la fin d’août.
OBSERVATIONS NOUVELLES
Myxo-sarcome rélro-péritonéal récidivé. — Traitement antinéoplasique.
M P..., 51 ans, a été opérée en mai 1903 d’un myxo-sarcome énorme de Ja région rétro-péritonéale gauche englobant le rein qui a été-enlevé avec la tumeur. Cette dernière pesait i 5 kilogrammes. Le 7 mai, on constate une récidive assez étendue dans la fosse iliaque gauche, accessible au toucher vaginal.
Douleurs abdominales. Traitement antinéoplasique momentané. Aggravation rapide.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein gauche opéré en avril 1898. — Récidive en 1903. — Œdème du bras. — Traitement antinéoplasique.
M me W... âgée de 68 ans, ablation du sein en avril 1898 par le D r Decori. Récidive il y a un an. Il y a de nombreux noyaux cutanés rougeâtres, une masse axillaire étendue et un ganglion sus-claviculaire. Le bras est légèrement œdématié. Etat général assez satisfaisant, bien que l’on observe un certain degré d’oppression et de la toux qui paraissent dus à une bronchite légère.
Les noyaux cutanés sont d’un rouge vif et présentent de nombreuses arborisations vasculaires. Traitement antinéoplasique à partir du 7 mai.
État satisfaisant en août igo4-
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du sein gauche. — Ablation partielle il y a deux ans. — Récidive au bout de quelques mois. — Œdème du bras. — Traitement antinéoplasique.
M me H..., âgée de 62 ans, a été opérée il y a deux ans par le D r Lamarre, de Saint-Germain, d’une ablation partielle du sein gauche cancéreux. La récidive était manifeste un an après. Il existe actuellement une masse cancéreuse adhérente dans la profondeur, saignante, ulcerée, fixée au muscle pectoral, et au—
dessus une masse axillaire diffuse, immobile avec ganglion sus-claviculaire, œdème du bras et de la main. Traitement antinéoplasique le 7 mai.
État satisfaisant en août igo 4 -
Cancer du sein, avec adénopathie. — Opération. — Traitement antinéoplasique.
M 1Ic G..., 66 ans, est atteinte de cancer du sein volumineux avec adénopathie considérable. Opération le 6 mai : le nombre et le volume des ganglions sont extraordinaires; il y en a une quarantaine de toutes dimensions.
La tumeur à la coupe présente des masses végétantes rougeâtres, analogues à certaines végétations des tumeurs annexielles.
Traitement antinéoplasique le 8 mai.
Cancer du sein avec ganglions axillaires. — Traitement antinéoplasique Opération.
M 1U C..., 38 ans, est atteinte de cancer du sein gauche avec ganglions axillaires.
Traitement le i 3 mai. Opération le i 4 mai. Ablation du sein et curage de l’aisselle.
Le i 4 août. — État satisfaisant.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer de la langue du côté gauche ayant envahi la hase.
Traitement antinéoplasique.
M. C..., 4 i ans, est atteint d un cancer très étendu de la moitié gauche de la langue, qui se prolonge inférieurement à la base et dans le plancher de la bouche. La langue est ulcérée, sanieuse, presque immobile et très douloureuse. Les ulcérations s’étendent à gauche jusqu’à l’amygdale. Douleurs d’oreilles et salivation très abondante. Traitement antinéoplasique à partir du 18 mai.
Le 24, diminution de la salivation et des douleurs d’oreilles.
Le 5 août, ablation d un ganglion sous-maxilliaire droit et curetage de la langue.
Le 20 septembre. — État très précaire.
OBSERVATIONS NOUVELLES
TRAITMENT EXTERNE
Cancer du col de l’utérus et du vagin étendu aux ligaments larges et inopérable. Traitement antinéoplasique.
M me V..., 54 ans, présente un cancer du col de l’utérus avec envahissement des culs-de-sac vaginaux. Le vagin est envahi par le néoplasme sous forme de masses disséminées; on reconnaît au fond un cratère sanieux. Douleurs lombaires et abdominales. Assez bon état général.
Traitement antinéoplasique à partir du 18 mai.
Le cas paraît demeurer stationnaire pendant quelque temps; puis le cratère s’efface et cesse d’être sanieux.
Interruption du traitement le i er août.
3 o septembre. — Le néoplasme ne s’est pas accru sensiblement. OBSERVATION N° 206
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer des 2 seins opéré 2 fois. -— Récidive en cuirasse. — Douleurs lancinantes. Traitement antinéoplasique.
M me P..., âgée de 5 o ans, a été opérée il y a 6 ans, par le P r Poirier, d’un cancer du sein droit. Ablation d’une récidive en cuirasse, rouge, immobile et dure ; à gauche, cancer en masse du sein. Ganglions sus-claviculaires des deux côtés. Douleurs de généralisation dans les deux épaules et les plexus brachiaux.
État général médiocre. Traitement antinéoplasique à partir du 19 mai.
Le 26 juillet, la plaque scléreuse a pâli, et s’est assouplie; le sein opposé est devenu mobile.
Cancer du sein droit récidivé. — Traitement antinéoplasique.
M me G..., 48 ans, a été opérée de cancer du sein droit en octobre 1901. 2 e opération pour récidive en mai 1908.
3 e opération en janvier 1904, à Rio de Janeiro.
Le 24 mai, la partie inférieure de la cicatrice est souple.
Vers le tiers supérieur, on constate dans le grand pectoral deux noyaux de récidive du volume d’une noisette.
A l’extrémité de la cicatrice, existe un autre noyau du volume d’une amande; ganglions axillaire et sus-claviculaire engorges.
Traitement à partir du 24 mai.
Lé 20 juin, diminution des noyaux de récidive.
Le 4 juillet, amélioration notable et diminution de volume de la masse sus-claviculaire.
3o septembre. — État assez satisfaisant.
Cancer du sein gauche récidivé. — Cancer du sein droit. — Noyaux cutanés disséminés sur l’abdomen, le thorax, le cuir chevelu. — Cancer de l’utérus. — Ascite.
M me J..., 39 ans, a été opérée le 4 février 1904, à Versailles, d’ablation du sein gauche. Le 27 mai, la cicatrice est souple de ce côté, mais le sein droit est pris en masse quoique très mobile. Rétraction du mamelon. Ganglions axillaires. Noyaux cancéreux cutanés lenticulaires disséminés sur le thorax et l’abdomen, dans le cuir chevelu. Ascite abondante. Cancer de l’utérus. L’état général est très satisfaisant.
Traitement antinéoplasique à partir du 27 mai. Ponction de l’ascite le 3 juin : il y a 6 litres de liquide séreux.
A l’examen, on constate que l’utérus est dur et très peu mobile; il est difficile d’apprécier l’état du péritoine. Il n’y a pas d’écoulement vaginal.
2 e ponction le 3 o juin : 5 litres. 3 e ponction le 6 août : 6 litres; augmentation des masses dures dans l’abdomen.
Opération le 9 août. On constate une carcinose péritonéale généralisée ; le mésentère est granuleux et rétracté et tout le péritoine pariétal et viscéral est atteint de granules cancéreuses. Il y a en outre de grosses masses noueuses sous-péritonéales.
3 o septembre. — Tous les noyaux superficiels ont pâli et se sont assouplis; le liquide ascitique s’est à peine reproduit; il y en a 2 ou 3 litres environ. La malade sort chaque jour et son état général est satisfaisant.
Cancer du rectum inopérable avec sténose. — Ablation partielle.
Traitement antinéoplasique.
M. R..., 48 ans, dont 1 état général est médiocre, est atteint d’un rétrécissement cancéreux du rectum de consistance fibreuse, difficile à
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atteindre avec le doigt et adhérent au sacrum. Il y a danger d’obstruction.
Traitement antinéoplasique à partir du 29 mai. Opération partielle le 3 i par la méthode de Kraske.
Il est impossible d enlever la partie supérieure du néoplasme, qui est solidement fixé à la partie antérieure du sacrum.
L’obstruction n étant plus à craindre, on ajourne la création d’un anus iliaque.
Le 9 juillet, cicatrisation presque complète.
Le i5 septembre, l’état local est satisfaisant.
Le 3o septembre, le malade est encore pâle, mais il a repris des forces.
TRAITEMENT EXTERNE
Cancer du col de l’utérus et du vagin. — Cas inopérable. Traitement antinéoplasique.
M me S..., âgée de 5o. ans, présente un cancer bourgeonnant du col et des culs-de-sac vaginaux avec envahissement des ligaments larges.
Traitement antinéoplasique à la fin de mai. 9 injections en tout.
Cancroïde de la lèvre inférieure. — Opération. — Traitement antinéoplasique.
M. G..., 55 ans, est opéré le 3o mai d’un cancroïde de la lèvre sans adé nopathie.
Traitement antinéoplasique à partir du I er juin. 4 injections.
Le 3o septembre. — Etat satisfaisant.
Cancer du sein généralisé en cuirasse. — Cancer de l’utérus et du péritoine. Traitement antinéoplasique. — Amélioration temporaire. — Mort.
M me A..., 44 ans, a été opérée en août 1902 d’ablation du sein droit. Récidive en cuirasse et envahissement du sein gauche. Cancer de l’utérus et des ligaments larges, avec adénopathie inguinale et signes de généralisation abdominale.