‹ Étiologie-Pathogénie et Anatomie Pathologique du RachitismeChapitre 5 sur 29 · EU RE · texte numérisé non relu

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est un dyspeptique. L’abondance des résidus, résultant d'une digestion imparfaite, dit Comby (18), con-

duit à une distension stomacale qui par sa répétition

incessante aboutit à la dilatation laquelle se retrouve

chez la plupart des rachitiques avec ou sans dilata-

tion de l'intestin. D'où le gros ventre, la pneuima-

tose, les fermentations acides, la mauvaise élabora-

tion des aliments.

Pini a remarqué que la diarrhée figure parmi les signes avant-coureurs habituels.

Asplin attribue le rôle prépondérant à la dyspepsie chronique, c’est aussi l’opinion de Jacobi et de la plupart des auteurs allemands el anglo-américains. ee

Roux (de Cannes) (83) fait remarquer que les enfants légèrement atteints ne sont ni des dilatés, ni des gros ventres, ni de gros dyspeptiques : mais ils n’en sont pas moins des dyspeptiques et des infectés intestinaux : ils ont de l’entéro-colite, un ventre sen-

sible, résistant quelquefois, des selles acides souvent, mal digérées, avec oligocholie ou polycholie.

M. Marfan (58) distingue deux sortes de troubles digestifs dans le rachitisme :

1° Les troubles qui précèdent et accompagnent l'apparition des altérations osseuses ;

2° La dyspepsie du rachitisme confirmé.

1. — M. Marfan fait jouer le rôle principal à la gastro-entérite catarrhale à rechutes, qui se caractérise par des selles nombreuses (cinq à six par jour),

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liquides, grumeleuses. Ces troubles durent huit à quinze jours.

Après une amélioration, survient une nouvelle poussée et ainsi de suite pendant des mois : pendant cette évolution le poids du sujet ne progresse pas : c’est au cours de cette dyspepsie chronique qu'apparaît le rachitisme, généralement entre le sixième et le treizième mois.

IT.— À mesure que le rachitisme évolue, les troubles digestifs se modifient et deviennent ce que M. Marfan désigne sous le nom de dyspepsie du rachitisme confirmé; dyspepsie caractérisée par un appétit capricieux, des flatulences, de l’hypopepsie avec fermentations anormales. Ainsi se constitue le gros ventre flasque correspondant aux lésions suivanies : allongement de l'intestin, amincissement des tuniques, surtout de la musculaire, pâleur de la muqueuse.

Quelles relations ont entre elles ces deux formes de troubles digestifs ? La dyspepsie du rachitisme confirmé n’est pas la suite naturelle de la gastro-entérite à rechues : ces deux ordres de troubles sont indépendants ; en effet, dans des cas assez nombreux, la dyspepsie du rachitisme confirmé n’a pas été précédée par d’autres troubles digestifs. Ce fait conduit à se demander si cette forme de dyspepsie atonique n'est pas propre au rachitisme et si elle ne doit pas faire partie intégrante de cette maladie, cette dyspepsie faisant rarement défaut dans le rachitisme : le relä-

chement dela musculature intestinale et abdominale qui aboutit à l’allongement de l'intestin n’est sans doute qu’un cas particulier de cette atonie musculaire généralisée déjà signalée dans le rachitisme.

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