THÉORIE TOXIQUE
Charrin et Gley (12), injectant des toxines à des lapins, observèrent chez ces animaux de la stérilité, des avortements, de la mortinatalité : chez leurs produits, des arrêts de développement. Ces auteurs employèrent la tuberculine, les toxines diphtérique, pyocyanique, etc. Ils constatèrent des lésions objectives, indéniables des os permettant d'affirmer que grâce à ces procédés on crée le rachitisme. D’an'rc
Delannoy :
part, Spillmann (88) a fait de multiples injections de toxines coli-bacillaire, streptococcique, staphylococcique, pyocyanique, etc., sans jamais produire la moindre réaction osseuse. Dans une seule expérience sur dix-sept tentées, Spillmann a pu, en injectant, à un jeune lapin, de l'extrait de matières fécales provenant d’un enfant atteint de rachitisme au début, provoquer chez cet animal un arrêt de développement des plus sensibles et la mort vingt jours après la première injection. A l'examen histologique, l’auteur trouva les lésions caractéristiques du rachitisme au début : il admet l’action probable d’une toxine d’origine digestive. |
Si les résultats de l’expérimentation ont été, entre les mains de différents auteurs,contradictoires, quant à l’origine toxique des altérations osseuses rachitiques, il n’en est pas moins vrai que les faits d’observation clinique doivent nous faire admettre une influence indéniable des intoxications et des infections aiguës, subaiguës en chroniques dans le développement du rachitisme.
M. du Castel (25), dans sa thèse, a exposé les idées de Marfan sur l'importance des toxi-infections chroniques. M. Marfan admet que la grande cause du rachitisme est la toxi-infection digestive résultant de l’alimentation défectueuse. Il est incontestable que le rachitisme est beaucoup plus fréquent et plus grave chez les enfants mal alimentés et particulièrement chez ceux élevés au biberon et
présentant des troubles digestifs variés, et cepen-
LS