‹ Étoile polaireChapitre 13 sur 19 · II · texte numérisé non relu

II

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odieuse ; on croirait qu'elle se débat contre une indigne violence. . .

« — Au secours! au secours!» s'écrie-telle.

Une porte s'ouvre; il en sort des gardes.

<c — Sauvez-moi de ce misérable ! » continue Sirah en montrant Thorsuul d'un air eiïaré.

Puis, se dirigeant vers la courtine qui s'était deux fois entrouverte , elle s'échappe et disparait.

Qui peindrait la consternation du loyal Norwégien! 11 est tombé dans un piège internai, il n'en saurait douter. Sa perte est jurée, il le sent. Oh! sa perte à lui! ce n'est rien : mais ne pouvoir sauver la reine ! . . .

On le chasse ignominieusement du palais. Par respect pour son nom et ses services on ne Ta point jeté dans les fers : on a craint les murmures de l'armée, ou la compassion de la reine. On s'est contenté seulement de lui signifier, au nom de Gunild, l'ordre de quitter le pays.

C'en est fait. La veuve d'Erik épousera le roi Harald ; et le mariage se fera à Copenhague. Les apprêts du départ ont lieu. Gunild, peu de jours avant de s'embarquer, se

promenait, non loin de son palais, dans une vallée étroite encaissée de montagnes et ombragée de sapins. Le ciel était couvert. On n'entendait que le bruit lointain des flots de la mer se brisant contre les grèves, et les soupirs de la forêt que balançaient les vents du nord. Tout à coup, d'un roc élevé, d'une espèce d'antre sauvage, unScaldeapp \raît à la reine. Une barbe noire ombrage ses traits. Un large manteau blanc enveloppe sa taille. Il tient la harpe Scandinave, la harpe des enfants de Thor. C'est l'inspiré delà montagne.

Image de Freya , reine des fils d'Odin !

Écoute le chant du prophète !

Le serpent de Midgard a sifflé sur ta tête :

On veut ton trône, et non ta main.

Je vois s'ouvrir l'abîme... et s'armer l'assassin....

Tu marches à ta perte , arrête !

Les sombres accords de la harpe, en harmonie avec les terribles paroles du scalde, retentissaient de rochers en rochers commodes cris de détresse. Les échos de la caverne y répondaient par de sinis 1res tremblements .L'air semblait chargé d'épouvante et la nature de menaces. Gunild n'a pu s'empêcher de frémir. L'oracle était rentré sous sa grotte. Elle

voudrait le voir et lui parler; mais on court en vain après lui. Le prophète avait disparu.

« — Reine ! dit l'indigne Sirah, ce chant n'est qu'une fourberie. Sous le déguisement du scalde, j'ai reconnu le guerrier. C'est Thorsuul : nouvelle démence. Le fou varie du moins ses folies.

« — Thorsuul, répète la veuve d'Erik avec une voix moins tremblante, mais un accent non moins douloureux. Quoi ! lui encore ! lui toujours ! ... Ne verrai-je partout que lui ! ... »

Elle l'avouait ainsi malgré elle : il sortait peu de sa pensée. Son image la poursuivait.

Cependant les trois vaisseaux qui devaient la transporter en Jutland, étaient prêts à la recevoir. Gunild, suivie d'une assez nombreuse escorte, a dit adieu à la Norwège. Le vent enfle les voiles de son navire ; elle est partie. Shah l'accompagne.

Pourquoi donc les deux bâtiments qui portaient ses gardes les plus dévoués, se sont-ils écartés de sa route?... On attribue cela au temps ; mais il n'y a eu ni vents ni orage. Pourquoi, au moment de son débarquement en Jutland, ne se trouve-t-elle plus entourée que de guerriers danois?... Une vague inquiétude s'empare d'elle, un noir pressentiment la saisit. Néanmoins les parc-

les rassurantes àHIakon et de Sirah la tranquillisent peu à peu. Elle est environnée d'honneurs. Le roi Harald Gormson envoie à sa rencontre un char magnifique attelé de chevaux caparaçonnés d'or. On lui parle des banquets qui l'attendent, et des fêtes qui lui sont préparées. Gunild, enivrée d'encens et de flatteries, monte sur son char triomphal. Hélas ! où va-t-il la conduire î

Le ciel était serein; l'astre du jour se couchait sous de légères nuées de pourpre et d'Or. Gunild traverse les campagnes du Jutland au milieu des acclamations et des fanfares. Elle se dirigeait vers la ville de Weile, et se rendait à la résidence royale deJellinge. Tout à coup elle voit venir à elle un cavalier, revêtu d'une armure danoise, dont la visière était à demi baissée, et dont l'aspect avait quelque chose d'étrangement mystérieux. Ce soldat s'approche du char, se penche de son côté ; et, profitant d'un moment où les trompettes et les clairons empêchaient l'escorte de l'entendre , il lui glisse tout bas ces mots : « — L'ordre est donné de vous mettre à mort ; j'ai tué le messager qui portait cet ordre à Hakon. Le voici , n'allez pas plus loin. Lisez ! et que Dieu sauve la reine! »

Gunild , épouvantée, saisit un rouleau de

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parchemin que lui présentait le guerrier; elle l'ouvre et le parcourt des yeux. Dieu! quelle horreur se peint sur ses traits!

<r —Arrêtez ! je veux qu'on arrête ! d dit la souveraine éperdue.

Mais Sirah était auprès d'elle. Sirah avait vu tout ce qui venait de se passer.

« — Ce soldat ! dit-elle à la reine ; c'est encore lui!... C'est Thorsuul.

<r —N'importe! réplique Gunild. Je n'irai pas plus loin. Arrêtez ! »

Puis, se tournantvers l'étranger à la visière baissée : « — Guerrier ! poursuit^elle à voix basse ; mes braves Norwégiens, où sont-ils ?

« — C'est Thorsuul! Thorsuul! crie Sirah,

« — T/iors«M/.' » répète une voix féroce.

Un brillant cavalier s'élance... Il arrive auprès de Thorsul ; et, au défaut de la cuirasse, lui plonge un poignard dans le cœur. Ce cavalier était Hakon.

La veuve d'Erik voit tomber la victime. Ses cheveux se dressent sur sa tête; elle comprend qu'elle est perdue. Thorsuul n'est plus là pour la défendre ; il n'est plus là pour veiller sur elle ; il n'est plus là pour la sauver. L'infortunée s'évanouit.

Plongée dans un état léthargique qui n'é-

tait ni la veille, ni le sommeil, ni l'existence, ni la mort, Gunild, bien que paraissant ne voir ni n'entendre, conservait cependant la vue et l'ouie. Le mouvement seul était la faculté qui lui manquait. Dieu! que se passet-il autour d'elle?

Hakon, s'étant emparé du rouleau de parchemin que Thorsuul avait remis à la reine, en lit le contenu à voix haute :

« Venant de découvrir que la reine Gunild « a fait un pacte avec Satan depuis son chan- <r gement de religion, et ne pouvant unir « notre sort à une âme appartenant au a démon, nous enjoignons à nos fidèles ser- <r viteurs de nous débarrasser de l'infernale « sorcière auprès de la tourbière de PFeile. « Et, de ce jour, nos troupes aidant, nous « nous déclarons roi de Norwège.

« Harald, roi de Danemarck. j>

« — Sorcière ! crie l'escorte danoise. Malédiction sur l'infâme !

<r — Sorcière! répète Sirah stupéfaite, et ne s'étant nullement attendue à cet horrible dénouement. Mais ceci est une atroce calomnie! fiunild est sans reproche et sans tache.

« — Si cette femme ne se tait, qu'on le bâillonne! interrompt le i'éroce Hakon : et si elle résiste, qu'on la tue ! »

Sirah, 'comme frappée de mort, reste muette et inanimée. Les satellites de Hakon se précipitent alors sur la reine. On l'arrache de son char de triomphe en l'accablant des vociférations les plus injurieuses; et, vers la fatale tourbière, on la transporte en toute hâte.

11 commençait à faire nuit. Gunild revient entièrement à elle au moment où, suspendue sur l'abîme , elle n'a plus qu'une minute à vivre... « — T/jorsuii// s'écrie l'infortunée. »

Hélas ! son danger à elle avait été la dernière pensée du soldat ; son nom à lui fut la dernière parole de la reine.

Le gouffre engloutit la victime.

Le 20 octobre 1855, il y a environ sept ans, des ouvriers faisant une fouille pour chercher de la tourbe, auprès de la ville de TVeile, trouvèrent un cadavre au lieu nommé Gunilds-Mose ( la tourbièi^e de Gunild), par suite d'une ancienne tradition qui affirmait qu'un meurtre avait été conunis là sur la personne de la reine norvégienne, dont la fin tragique en 970 était demeurée un mystère. Le cadavre, à plusieurs pieds de profondeur dans

la tourbe, était celui d'une femme dont les proportions dénotaient la beauté. Clouée au sol par des fourches et des crochets taillés en pointe, elle avait été mise à mort comme soi'cière, selon les coutumes du temps. Deux perches, placées transversalement sur son corps, et attachées aux deux bouts par des pieux crochus, la maintenaient au fond de sa fosse (1).

Ses chairs étaient décomposées, mais sa peau était intacte et dure. Ses yeux conservaient encore un peu de leur azur; et sa longue chevelure, nouée par un ruban, était restée fine et soyeuse. Ses vêtements consistaient en une belle pelisse de peau brodée en soie et or, et en une robe tissue de laine du levant, avec ornements effacés : le tout fort riche pour l'époque. On lui avait ôté ses bijoux.

Cette découverte intéressa vivement le public en Danemarck. Le nom donné à la tourbière du meurtre : Glnilds-Mose : depuis un temps immémorial, ne laissait pas douter que

(l) Celte manière de fixer le défunt au sol provenait des idées superstitieuses du temps. On croyait par là empêcher les êtres cuuvaincus de sorcellerie de revenir après leur mort.

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le cadavre ne fût celui de la veuve d'Erik. Sa chevelure et ses vêtements furent déposés au musée Scandinave. Je les y ai vus et touchés (1).

(1) Les historiens Suhm, Langebek, Munster et autres, ont tous raconté, comme historiquement vrai , le fait qu'on vient de lire. Hakon, pdien fanatique, avait en horreur la chrétienne Gunild. Le roi Haraldà la dent bleue, quoique baptisé, ne tenait nullement à sa nouvelle religion. (Voyez, sur cette histoire, Théodoricus Morachus, De Regibus Norwag. — Langebek , Scriptor. Rerum Danic, vol. V, p. 317. — Le Jomsirkinger. SagUf chap. VII.

La froide saison approchait ; et il fallait quitter Copenhague. J'avais pourtant encore une foule de choses intéressantes à voir. J'y jetai un coup d'œil rapide.

Les bâtiments de l'arsenal. J'avais une permission du roi pour y entrer (1). Il est peu

(l) J'y vis travailler des mâts, des vergues, des haubans, des ancres, des câbles, des poulies , des cordages, elc.

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de ports où l'on trouve de plus beaux ateliers de construction (1).

La cathédrale de Roeskiide, Ce Saint-Denis du Danemarck fut fondé au ii'^ siècle parl'évêque Guillaume, une des hautes célébrités du royaume. Là reposent sept générations de monarques. Les plus beaux tombeaux sont ceux de Christian III et de Frédéric IL Celui de Christian IV est des plus simples ; mais on fond en ce moment une belle statue en bronze qui y sera placée ; et elle est de Thorvaldsen.

La baie d'Issefiord. Ce fut de cette baie que partit Rolion pour ses expéditions guerrières. Là retentit le cri belliqueux des héros normands allant chercher au loin les palmes de la gloire. Cette plage, aujourd'hui déserte, eut jadis une forteresse, Leire, où séjournèrent les vieux rois. On n'en voit plus aucune trace. Issejiord a été immortalisée par les Saga d'Islande. Si Shakespeare eût été exact dans sa tragédie ^'Hamlet, et s'il n'avait pas voulu choisir, pour lieu de sa scène, l'endroit le plus

(1) Le commandant me mena visiter les vaisseanx de guerre qui étaient en rade. A V Arsenal, on creuse un puits artésien; mais, quoiqu'à cinq cent trente-huit pieds de profondeur, on n'a pas encore atteint le but.

connu de la marine anglaise, il eût pris le nom de Roeskilde, véritable demeure ûllam^ let et de sa mère Geruth (Gertrude), plutôt que celui à'Elseneur.

Je quittai Copenhague à la fin d'octobre; je m'embarquai par un temps gros d'orages ; et pourtant ma traversée lut tranquille ; je ne m'arrêtai point à Kiel , et je me retrouvai à Hambourg.

La grande cité commençait à renaître de ses cendres. J'entrai sous les ruines de labelle église de Saint-Pierre : on reconstruisait sa nef et ses arches. Je m'approchai des pierres lumulaires du chœur ; elles n'étaient plus à leurs places. Les vieux sépulcres étaient vides. L'incendie ne s'était donc pas contenté d'expulser les vivants de leurs maisons, il avait chassé les morts de leurs fosses.

De Hambourg, je pris la route de Berlin; et j'y arrivai le 1" novembre, à cinq heures du matin. Ce même jour, j'entendais l'oflQce à la cathédrale ; j'allais dîner chez le baron d'Olmon, ministre de Suède; de là, M. le comte Bresson, ministre de France, me conduisait au théâtre où l'on jouait la calomnie de M. Scribe; et je me rendais ensuite chez M. le baron de Buloi\>, ministre des affaires étrangères, aune brillante soirée où devaient

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venir le prince et la princesse royale de Prusse. Il était difficile, après un long voyage en poste et sans s'arrêter, de mieux remplir un jour d'arrivée.

M. le baron de Bulow est une célébrité européenne. Je trouvai dans ses beaux salons, dont la noble baronne faisait les honneurs avec une grâce parfaite, l'élite de la société de Berlin, tous les membres du corps diplomatique et les hauts dignitaires delà cour. Je fus aussitôt en rapport avec la plupart d'entre eux : car, ayant parcouru une grande partie de l'Europe , j'y avais connu les illustrations des diverses contrées. Or, comme les puissants de la terre, en général , se tiendent par le sang, l'affection, la politique ou les alliances, j'avais des relationsavec tous; chacun pouvait me parler des siens ; et je n'étais étranger à personne .

Le prince et la princesse royale de Prusse daignèrent m'entretenir avec bonté , chez le ministre , de mes longs voyages dans le nord. La princesse est jeune et belle ; elle me demanda des détails sur Moscou , et je lui en parlai avec enthousiasme.

L'héritier du trône réunit, comme on le sait, une physionomie expressive à un maintien gracieux. Sa conversation me pa-

rut pleine de charme. Son érudition, son esprit et l'élégante simplicité de ses manières, en ont fait un prince accompli.

Vais-je décrire ici Berlin?.., Mais qui ne connaît cette belle capitale, une des plus grandes de l'Allemagne (1)! Son entrée, par la porte triomphale de Brandebourg , est d'une imposante majesté. Le château, bien qu'irrégulier, se présente dignement au bout de la longue avenue, nommée/e.y^«7/eM/s, que bordent des hôtels magnifiques. £emw5ée rappelle, en son architecture, les temples de Rome et d'Athènes. V opéra, la Bibliothèque, V Arsenal j, le Pont Royal, les statues de Frédéric I" et du grand électeur, le monument en bronze de Bluchcr^ par le fameux , Rauchj les statues en marbre de Scharnhorst et de Bulow j V Académie des Sciences, l'Observatoire,

s'offraient successivement devant moi. Tout cela était noble et royal. Ce premier aperçu me charma.

Je visitai les établissements publics. Parmi les tableaux du Muséji, je remarquai Jupiter

(1) Elle a près de trois cent mille habitants. Il est une forôt, à rentrée de la ville, dont on a fait utiparc enchanteur.

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et lo, l'un des chefs-d'œuvre du Corrège. Napoléon s'en était emparé et l'avait porté au Louvre (1). Les vases étrusques du Cabinet des Antiques me rappelèrent les riches collections de la Clyptotèque à Munich. Le beau bâtiment de Varsenal me présenta de superbes pièces d'artillerie (2). Je fus ensuite à l'exposition des tableaux et statues modernes où je vis d'admirables œuvres, notamment le tableau de/e«« Hus, par Lessing (3). Les arls sont en progrès à Berlin, comme, au surplus, le sont toutes choses.

Je rencontrai là M. de Bornstedt, publiciste des plus distingués , plein d'esprit comme un Français et plein d'érudition comme un Allemand. Causeur charmant dans un salon, et d'une obligeance extrême dans le monde, il connaît la France mieux que la plupart des Français .J 'ai vu peu d'écrivains plus aimables.

Je tenais beaucoup à être mtroduit chez

(1) 11 y a aussi au Musée une Fierge de Raphaël, et un saint Jntoinc àe Murillo, devant lesquels les connaisseurs s'arrêtent avec enthousiasme.

(2) Je vis là une belle armure de François I".

(5) Ce tableau n'attirait pas seul la foule; deux grandes toiles, venues de Bruxelles, captivaient aussi l'attention: V Abdication de Charles- Qul7it, pur Gallait , cl le Compromis des Nobles , par DehieJJ'e.

le célèbre sculpteur Ranch. Il m'ouvrit avec empressement son atelier. Rauch a l'air luimême d'une de ses belles statues de l'antiquité ; sa figure, calme et sereine, a une modestie confiante et une simplicité naïve qui n'appartiennent qu'au génie. Le monument du grand Frédéric, auquel il travaille, rivalisera, lorsqu'il sera fini, avec les merveilles de Thorvaldsen (1).

Le 4 novembre, invité à dîner chez le roi au fameux Sans-Souci, château de poétique mémoire , je partis de grand matin pour Poisdam par le chemin de fer qui y mène. La neige tombait à flocons, et le froid de janvie se faisait sentir. Où se portaient mes premiers pas? Au tombeau du grand Frédéric.

V église militaire, où repose le prince, est simple, peu vaste, et ne ressemble en rien aux métropoles catholiques. L'enceinte est sans nef, sans chœur et sans autel. Elle offre un double rang de tribunes tendues en étoffes rouges et disposées comme les loges d'un

(1) Le grand Frédéric est à'che%'al, sur un immense piédestal au pied duquel le sculpteur a groupé une trentaine de figures, les unes à pied , les autres à cheval , et représentant les compagnons valeureux et les contemporains illustres du héros. L'ensemble de ce faisceau de gloires est au dessus de tout éloge.

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