II. 2i
SJ^ l'étoile
veilleuse est desceiKlue sur sa vie ! . . Est-il au ciel ou sur la terre ?
« — Maintenant , loyal chevalier ! dit la noble dame en reprenant sa coupe d'or, et présentant au comte, à la place , un missel à iermoirs : obéis aveuglément à mes ordres!
« — Commande!
« — Immobilité , silence et respect.
« — Je te le promets.
« — Assieds-toi ! prends ce livre saint 1 tu en liras attentivement les trois premières pages; et, celte lecture finie...
« — Quelle sera ma récompense?
« — Il ne tiendra qu'à toi d'être à moi.
« — Oh ! que ne ferais-je à ce prix ! mais si tu allais disparaître pendant que je parcourrai ces pages ! . . .
« — Tu me reverras près de toi dès que tu les auras achevées.
« — Qui me le garantit ?
« — Cet anneau.
« — Une bague de fiancée ! ... »
Ulric l'a portée à ses lèvres avec un véritable élan d'amour et de reconnaissance.
L'anneau avait un gros diamant.
« — Maintenant, donne-moi ce livre !* continue r heureux capitaine.
Et il s'empresse de l'ouvrir.
Les fermoirs y mettaient obstacle. Il passe un temps considérable à en découvrir les secrets ; et, pendant ce travail impatientant, illui semble qu'un voile épais s'étend sur sa vue... qu'un nuage prestigieux descend entre lui et l'apparition divine. H parvient néanmoins à mettre sous ses yeux les pages du saint livre. Par malheur, les caractères en sont d'une finesse inimaginable. Ulric fait des efforts inouïs pour en saisir les mots et le sens : il ne saurait y parvenir. Quelle est la lecture imposée ? Les Psaumes de la Pénitence.
Il a lu la première page; il redouble d'efforts pour continuer... Mais tout se brouille à ses regards. Son intelligence elle-même se perd. Il laisse tomber son front sur le missel avec je ne sais quel accablement léthargique. Les flambeaux, les portraits, la table, les faisceaux d'armes, tout lui paraît danser autour de lui. ïl n'a plus de mouvement ni de pensée ; ses paupières alourdies se ferment : est-il donc totalement ivre , ou complètement endormi?... Peut-être à la fois l'un et l'autre.
Soudain un bruyant éclat de rire le réveille. Une main frappe sur son épaule.
Ulric, se redressant en sursaut, ouvre les
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yeux aTec un frémissement inquiet et douloureux. L'apparition mystérieuse est encore debout devant lui; mais sa figure n'a plus la même expression ; elle est pâle, froide, et sinistre. Une ironie amère a remplacé le doux sourire. Elle n'embrase plus, elle glace.
« — Mes trois pages ! les as-tu lues ? lui demande la vision d'une voix sèche et menaçante.
« — Pas encore , balbutie le comte avec un singulier effroi. Mais... trois minutes seulement 1 . . .
« — Pas une seule : il est trop tard.
« — Je puis réparer. . .
« — Impossible ! Je t'avais pourtant demandé bien peu de chose : une lecture d'un instant, une attention de quelques secondes ; et l'épreuve a été trop forte! Tu n'as su ni m' obéir ni me mériter : et tu me proposais ta foi? Voudrais-je d'un pareil appui! Lorsqu'il faut penser , tu divagues ; et lorsqu'il faut veiller, tu dors.»
Ulric a bondi sur son siège.
«—C'est vrai : j'ai failli, répond-il. Une irrésistible puissance est venue, à l'improviste, me priver de mes facultés ; je n'étais pas préparé à la combattre. Mais à présent , je
braverais toutes les magies d'ici bas. De grâce! une nouvelle épreuve ! et, cette fois, tu me jugeras. Je me montrerai digne de toi!
« — Eli bien ! suis mes pas 1 dit la dame. Encore un essai : nous verrons. »
Elle sort de la galerie. Le capitaine, se saisissant de ses pistolets, s'élance après sa conductrice. Ils franchissent la porte qui mène au salon des Châtelaines... Dieu puissant! l'horrible spectacle !.. . Au fond de cette enceinte est un lit tendu de noir, surmonté d'un dais funéraire. Sur ce lit est une espèce de cercueil que recouvrent des étoffes de deuil semées de broderies d'argent ; et , au pied de ce catafalque, est un poignard ensanglanté.
c — Que vois-je là! s'écrie Ulric. Quelle est cette couche funèbre?
« — Que t'importe ! ce n'est pas la tienne.
« — Mais c'est effroyable!...
« — As-tu peur? »
Cette question, sur le ton du mépris, bouleverse de nouveau le capitaine; il réplique d'un air farouche :
«: — Poursuis 1 je soutiendrai l'épreuve.
« — J'en doute : c'est mal commencé.
« — Continue ! Je finirai mieux. »
578 LETOILE
La dame inconnue prend une des lampes qui brûlaient autour du sarcophage, et quitte l'enceinte funèbre. Elle descend , suivie du comte , un escalier étroit et tournant. Un corridor est devant eux , conduisant à une chapelle. La porte du saint lieu s'est ouverte, et des orgues se font entendre.
Ulric est sous la voûte sacrée. Là est un autel, mais sans prêtre. Plusieurs guerriers, armés et debout , y sont rangés de droite et de gauche \ ils saluent respectueusement le capitaine et l'inconnue. Leur attitude est imposante ; mais , en les regardant avec attention, le comte Ulric s'aperçoit qu'ils sont, pour la plupart , mutilés : à l'un il manque un pied , à l'autre une main ; celui-ci a une mâchoire en argent , celui-là une jambe en fer ; cet autre est privé de ses yeux. Tous ont l'air d'avoir passé , plus ou moins et successivement, sur la table des amputations, ou sur le chevalet des tortures.
Un groupe de religieuses en robes grises vient à la rencontre de la châtelaine. Une d'elles lui remet un bassin en argent sur lequel est étendue une nappe blanche. La dame inconnue prend le plat et le présente à son tour au capitaine. Celui-ci y porte la main. Un tremblement coiivulsif la lui i'ait
POLAIRE. Stf
retirer avec horreur. Il a vu suinter du sang de dessous les replis du linge.
Die irœl chantaient les orgues.
« — Te voilà reculant encore ! dit la sardonique étrangère.
« — Non, » réplique le capitaine.
Et de suite, enlevant la nappe, il met à découvert le bassin.
Ciel ! quel cri d'épouvante! ou plutôt quel rugissement de fureur part des lèvres de l'officier!... Une tète était sur le plat : coupée, défigurée, sanglante...; et c'était la tète d'Albert.
« — Misérable ! s'écrie Ulric. C'est ici l'enter qui m'entoure. Albert!... mon ami!... égorgé ! . . .
« — Il le fallait à mavengeance, réplique froidement la dame. Tu m'as engagé ta foi en acceptant mon anneau. Eh bien! notre mariage, au pied des autels , avait besoin de l'homicide. Il le fallait à notre amour.
« — A notre amour .'répète Ulric. Monstre ! anathème sur toi ! je t'abhorre, jeté maudis. Infâme ! tu parles d'autel ? Tiens ! voici mon présent de noces ! le premier flambeau de l'hymen!... »
Et, levant un de ses pistolets, il tire à bout portant sur elle.
380 l'étoile
0 malédiction! Un cri aigu, le cri de la mort, succédant à la détonation de l'arme à feu, renverse en quelque sorte le comte. Ses yeux s'ouvrent... il se réveille.
Mais quel réveil épouvantable ! Assis à la table où il avait soupe en lace de son ami, il vient, dans le cauchemar dont il était la proie, de tirer un coup de pistolet sur soncamarade endormi. Ulric vient de tuer Albert.
Il se précipite, hors de lui, sur sa victime, en faisant retentir les airs des exclamations du désespoir. Le pauvre lieutenant, frappé à la poitrine, donne à peine signe de vie. Le sang sort à gros bouillons de sa blessure. Albert est à ses derniers moments.
Le vieux concierge et sa femme accourent aux cris du capitaine.
« — Ah ! sainte patronne ! dit Marthe. J'avais prévu que cela finirait mal. Un lendemain de la Toussaint! et j'ai aidé à ces horreurs !
« — Aidé!... Vous ! répète le comte, ^idé! 0 mon Dieu ! à quoi donc ? »
Il avait les cheveux hérissés sur le front, l'égarement empreint sur les traits. On eût dit, tant il était livide et glacé, qu'il venait de recevoir aussi le coup de la mort. Mais sa
blessure, à lui, n'était point extérieure : elle ne saignait qu'au dedans.
Le concierge, à genoux, et livré à la plus morne douleur, pansait la plaie du lieutenant; il en étanchait le sang ; il y posait une espèce d'appareil; il conservait, lui seul encore, une apparence déraison.
Ulric saisissait sur la tableuaecaraffe d'eau que lui demandaitle concierge... Ciel ! pourquoi ce nouveau i'rémissement de ses membres ?. . . Il voit étalé devant lui le missel de la vision, le fameux missel à fermoirs... dont on lui avait donné trois pages à lire... Eh quoi ! ce n'était point un rêve ! . . .
Un nouveau cri de desespoir se fait entendre. Une femme s'élance, éperdue, sur le théâtre de l'homicide. Elle a les cheveux épars,la figure décomposée ; et, néanmoins^ elle est encore éblouissante de beauté. Bonté divine! Qui est-elle? C'eslla figure de l'aïeule d'Albert, la châtelaine à la coupe d'or, l'apparition merveilleuse !
Elle tombe, à demi mourante, aux pieds du malheureux Albert.
« 0 mon frère ! mon pauvre frère ! >>
Et sessanglols élouflént sa voix.
Qui peindrait l'état du meurtrier ! ses yeux ardents et secs, attachés sur l'inconnue avec
l'expression du délire, étaient comme sortis de leur orbite. Il sentait son cerveau se fendre, et son haleine le brûler. Ses dents claquaient à se briser ; et ses membres semblaient se tordre.
« — Ne vous ai-je pas déjà vue î s'écrie-til d'une voix sépulcrale en saisissant le bras de la dame. Ne me reconnaissez-vous pas ?
« — Ah ! pitié ! pitié ! répond-elle.
« — Ce missel ! continue Ulric ; de qui l'aijereçu?
« — De moi.
« — Et cet anneau ! poursuit-il en tirant de son doigt la bague de la fiancée : à qui est-il ?
« — C'était le mien.
« — Mais je ne dormais donc point quand j'ai tué ! il n'y avait donc ni erreur ni rêve! Mon homicide est donc sans excuse! »
L'infortunée ne répond plus.
« — Mais parlez donc, Madam.e! parlez ! reprend le capitaine avec une sorte de férocité sauvage. Je le sens, je nai plus ma raison. Je vous ai adorée dans mon rêve... ou plutôt dans mon cauchemar. Je vous reconnais, c'est bien vous : car mon cœur bat encore à votre aspect : mais mon crime ! ... il est votre ouvrage!...
« — Tuez-moi!... Tuez-ncoi aussi! répond l'inconnue accablée. Non, vous! vous n'êtes point coupable ; c'est moi qui mérite la mort ; c'est moi qui ai tué mon frère !
c( — Vous seriez donc ^/^m^nce.' sa sœur! Mais tout cela est atroce ; tout cela est incompréhensible. Pourquoi m'avoir conduit, dans la salle voisine, à un sarcophage funèbre ! . . .
« — Moi!... quelles étranges paroles !
« — Et cette chapelle souterraine ! et ces chevaliers mutilés!... et cette tète de votre frère que vous me présentiez sanglante ! . . .
« — Qui! moi?
« — Sur un bassin d'argent !
« — Mon Dieu ! s'écrie la sœur d'Albert. L'horreur a égaré sa raison. j>
Clémence s'évanouit.
Le vieux concierge, en ce moment, porte ses deux mains sur ses yeux en poussant une exclamation déchirante.
« — Ah ! le baron ! . . . mon noble maître !.. le dernier soupir ! . . . il est mort.
« — Mort! répète le comte avec quelque
chose de frénétique et de concentré dans
l'accent et sur la figure qui n'avait plus ni
wm ni image. Mon! Est-ce un rôve noii-
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veau ! Et elîe ! morte aussi , sans doute!... »
Puis, il part d'un éclat de rire.
« — Un lit! ma bonne iemme, un lit! Le sommeil variera les songes. Un lendemain de la Toussaint!... je veux me remettre à dormir. »
Ulric était devenu fou.
Expliquons maintenant le mystère. C/emence, douée d'une imagination ardente, et la tête montée par les lettres que lui écrivait son frère sur le bel et enthousiaste Ulric, avait conçu l'idée , sans en instruire Albert, d'apparaître au romantique officier d'une manière merveilleuse. Elle s'était persuadée que c'était le seul moyen de lui inspirer une de ces passions violentes sans lesquelles il était résolu de renoncer au mariage. Le concierge du vieux château et sa femme avaient été mis dans la confidence. On leur avait appris leur rôle : mais ils l'acceptaient à regret. Clémence était donc apparue, sous le costume de son aïeule, cà laquelle elle ressem-
blait, tenant son missel à fermoirs et avec une coupe d'or pleine d'une liqueur narcotique. Elle avait ordonné au comte Ulric de lire trois pages du livre, avec la conviction qu'il serait endormi avant d'avoir pu achever sa tâche ; et elle y comptait d'autant plus que les vins fins du casiel auraient dû commencer à appesantir sa paupière. Elle se flattait que sa disparition laisserait ensuite des traces protondes; et déjà son esprit avait préparé les scènes qui devaient continuer le roman. Or donc, toute la première partie de la vision n'était nullement un mensonge.
Maisla seconde était un rêve. Le capitaine, à peine endormi par le breuvage de Clémence,et encore préoccupédes extravagants récits de Marthe, était tombé dans un affreux cauchemar. Le cercueil, le souterrain, les guerriers mutilés, la tête sanglante sur un plat d'argent, toutes ces monstruosités inouies, n'étaient que le produit d'un sommeil délirant. Hélas!... le coup de pistolet : voilà l'épouvantable réveil. Clémence n'avait voulu que préparer un tableau poétique, elle avait fait un drame sanglant.
386 l'étoile
Bien des mois s'étalent écoulés. Dans un château, sur une des frontières delà Prusse, un jeune officier, à la suite d'une longue et douloureuse maladie, venait d'être rendu à l'existence. Cet officier était Ulric.
Sa famille l'environnait. Pauvres parents! que de pleurs ils avaient répandus, depuis près d'une année, sur l'état désespéré de leur enfant chéri ! Le comte était sauvé maintenant ; mais il n'avait recouvré que ses facultés physiques : ses facultés morales ne lui étaient pas revenues. Parfois une lueur d'espérance apparaissait dans le lointain : car le capitaine, à l'aspect de certaines figures qui le frappaient , pressait sa tête entre ses mains comme pour retenir un commencement de souvenirs, et balbutiait des mots où perçait un retour à la raison; mais hélas ! ce n'était qu'une lumière errante, elle s'éteignait en passant.
« — Mon enfant! lui disait le vieux comte de Mansther, les joues inondées de larmes : adresse-moi, ne fût-ce qu'une fois, ces doux et tendres mots : Mon père '
« — Écoutez! répondait Ulric : vous ne sa vez pas qui je suis : un enfant de nature ingrate. J'ai quitté mes parents avec bonheur... sans presque leur dire adieu, tant
j'étais pressé de m'élancer... vers le meurtre. Je n'ai pas eu l'àme d'un fils : je n'ai pas le droit de dire: 3/o?î;}ère/ »
Le vieillard se remettait à pleurer ; et l'entretien finissait là.
Le capitaine avait souvent remarqué une jeune femme agenouillée pi;ès de son lit, qui priait pour lui les mains jointes. Un soir, il l'appelle à voix basse.
« — Qui êtes-vous? lui demande-t-il d'un accent plein d'émotion. C'est singulier combien vous ressemblez à son aïeule I Je l'aimais cette vision. J'ai lu dans son livre, et j'ai bu à sa coupe. Sauriez-vous ce qu'est devenue sa bague?
« — Oui, lui répond la jeune femme. Vous la regretteriez?
« — Beaucoup. Pourquoi l'a-t-on ôtée de mon doigt ? qu'on me la rende !
« — Pas encore ; non , il n'est pas encore temps.
« — Pourquoi pleurez-vous près de moi?
Je suis calme , je suis content. J'aime le son de votre voix. Croyez-vous que je sois éveillé f Tenez ! je veux vous faire une confidence. Je suis le monarque des songes ; par malheur, il y a du sang dans mon royaume, et l'on y a des armes à feu; n'importe ; j'y
dors à tonte heure-, ma vie est un rêve éternel. Je dors encore... je dors toujours. »
Néanmoins, les médecins , qui ne cessaient d'étudier la position de l'infortune capitaine, affirmaient que son aliénation mentale n'était pas décidément incurable ; ils soutenaient qu'il y avait des chances de guérison. Ils projettent un grand essai. La démence du comte est survenue à la suite d'un coup terrible ; ils se déterminent à en frapper un non moins violent pour produire un effet contraire. Le succès répondra-t-il à l'attente? On s'en flatte au château d'Ulric.
L'heure de l'épreuve a sonné. Le capitaine a repris ses forces ; il est encore pâle et amaigri, mais sa physionomie n'en est ni moins jeune ni moins belle. On le fait monter dans une voiture de poste, il n'y met pas la moindre opposition; on le revêt de son uniforme d'officier, il n'en témoigne aucune surprise ; on lui demande, en lui montrant les chevaux qui fendent les airs, si leur course rapide ne le fatigue pas : « — Nullement, répond-il , je dors.»
On est au terme du voyage. Le soleil se couchait. Un cheval de selle est présenté au comte Ulric ; l'officier, étonné, s'en approche et le monte sans résistance. Où le mène-t-on?
Peu lui importe. Il iaisait froid; on le couvre d'un manteau. Un cavalier, enveloppé de même, le précède et le guide. Ulric garde un morne silence.
Une exclamation de surprise s'échappe de ses lèvres. Il s'adresse à son compagnon :
« — Je connais celte forteresse: j'y suis venu... il y a longtemps... par un temps froid aussi... Je ne sais plus quand... ni comment. Vous nommez ce château?
« — Freelmann.
« __ C'est cela. Quel jour sommes-nous? « — Le lendemain de la Toussaint.
Le capitaine tressaille ; il met ses deux mains sur son front. C'était son geste habituel quand un ancien souvenir traversait sa pensée, ou qu'une lueur de raison venait l'éclairer. Il ne questionne plus , il regarde ; il semble même quil écoute.
A la voix de son guide, on baisse le pontlevis. Ulric est sous la tour du beffroi. Le vieux concierge du castel est à son poste ; il lient à la main la même lanterne avec laquelle , une année auparavant , il éclairait Ulric et Albert.
« — Monsieur! dit Fritshal tristement, je ne vous attendais pas ce soir.