FERNAND, HORTENSE, CLOTILDE
HORTENSE entre vivement, aperçoit Fernand, pousse un cri et se jette dans ses bras. Ah! mon ami! mon frère!., je te revois!., tu respires encore!
FERNAND , cherchant d se dégager de ses bras. Qu'as-tu donc ? morbleu !
HORTENSE. Tu n'es pas blessé?..
CLOTILDE. Nou, non, je te l'atteste.
HORTENSE. J'étais toute tremblante...
car ce billet de Clotilde que vient de m'apporter un commisionnaire... Lis plutôt...
FERNAND , Usant.
Air : Fragment de Gustave.
« Arrives mon secours ; ton frère, chère amie , «Court dans ceslieux les dangers les plus grands»?
A Clotilde.
Quoi ! madame , c'est vous?
clotilde , riant.
Prêt à perdre la vie, On est toujours cbaruié d'avoir là ses parens.
ENSEMBLE
clotilde et sauvigny qui entrouvre la porte d droite.
Le bon tour , la bonne folie !
Cet amant Qui faisait serment D'expirer aux pieds d'une amie, Le voilà frais et bien portant.
HORTENsE.
De frayeur ab 1 j'étais saisie !
Mais je vois fort heureusement Que mon frère tient à la vie , Et qu'il est frais et bien portant.
Ah ! je rirai long-temps de cette comédie A Fernand.
Toi , conserve le jour Pour en rire à ton tour.
FERNAND
Je ne me pardonne point semblable raillerie Je veux d'uu pareil tour Me venger à mon tour. A Sauvigny.
Vous étiez du complot?
SAUVIGNY
Non, j'en étais témoin.
FERNANI).
De me railler épargnez-vous le soin.
Apres un tel affront , oui, chacun dans le monde Va me montrer au doigt; et,que Dieu me confonde! Prenant un pistolet.
Je me tuerai , si vous ne jurez pas Qu'un silence éternel...
TOUS
Nous le jurons , hélas !
ENSEMBLE
FERNAND
Tenez bien ce serment ; Sinon, Dieu me confonde 1 Moi , je fais le serment De périr à l'instant
TOUS
Si c'est le seul moyen Pour qu'il reste en ce monde , Vivez..." Nous jurons bien Que nous n'en dirons rien.
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