SCENE II
BONNIVET, sur le balcon, CLOTILDE, FERNAND.
CLOTILDE, apercevant Fernand qui paraît au fond, unelettreà lamain. O ciel!..
FERNAND, à voix basse. Chut!..
Il lui. montre de loin la lettre, en la suppliant df geste de la recevoir.
CLOTILDE. Encore lui!..
BONNIVET, se retournant. Hein? [Fernand a disparu lestement.) Est-ce que tu me parles ?
CLOTILDE, troublée. Moi?., je te demandais situ ne voyais rien de nouveau.
BONNIVET, toujours au balcon. Mon Dieu, non... Eh! si, vraiment; voilà une charmante calèche quivient sur la route de Paris , et qui s'arrête devant l'hôtel... une dame en descend... fort jolie tournure. (// prend son lorgnon.) Oh! que je vais t'étonner!.. Sais-tu quelle est cette dame?..
Devine.
CLOTILDE. Jela connais?
BONNIVET. Je crois bien, une compagne de pension... Nous qui tout à l'heure parlions de veuve...
CLOTILDE. Hortense !..
BONNIVET. Juste... ta chère Hortense madame de Varennes.
CLOTILDE. 11 serait vrai !. . Moi qui l'avais laissée à Paris... Qu'est-ce qui l'amène donc à Rouen, et toute seule? C'est bien étonnant.
BONNIVET. Et bien désagréable... car elle a l'air fort embarassée au milieu des postillons, des paquets et des commissionnaires... Je suis trop galant pour ne pas voler à son secours...
CLOTILDE, effrayée. Comment, vou portez?.. Eh bien!., et moi?..
BONNIVET. N'as-tu pas peur?.. Je cours et je te l'amène.
Il sort en courant.