‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 10 sur 56 · I. — NOTIONS ANATOMIQUES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

I. — NOTIONS ANATOMIQUES CLASSIQUES

Multiples sont les descriptions anatomiques de la dilatation bron- : chique, mais les meilleures descriptions macroscopiques ne doivent pas être cherchées dans les ouvrages récents : il faut se reporter aux vieux auteurs qui savaient parfaitement observer et décrire. Laennec sera évidemment notre guide, aveceses successeurs : Andral, Cru-

veilhier et surtout Barth. ;

Les bronches dilatées, telles qu’on les observe sur les pièces cadavériques, se présentent sous des formes très variées. On peut parfois … les soupçonner sur la simple vue du poumon : des soufflures soulevant et bosselant la paroi pleurale. C’est exceptionnel.

Il faut en règle faire des coupes pour découvrir les lésions ; Laennec recommandait d'ouvrir avec des ciseaux fins les bronches en partant du hile pour gagner progressivement les bronches périphériques ; cette. pratique est parfois utile, mais elle abîme les pièces, gêne pour les prélèvements histologiques. Elle a surtout son intérêt dans les cas de cavités bronchectasiques uniques ou peu nombreuses.

A. — Forme des Bronchectasies.

1) BRONCHECTASIES CYLINDRIQUES.

Souvent les bronches dilatées conservent leur forme cylindrique. « Des ramifications qui dans l’état naturel pourraient à peine recevoir un stylet fin, acquièrent un diamètre égal à celui d’une plume de corbeau ou d’oie ou même à celui du doigt. Les rameaux ainsi dilatés naissent souvent d'un tronc dont le diamètre est beaucoup moindre; ordinairement ils se terminent en un cul-de-sac anfractueux » (Laennec). Malgré que cette description ait été conservée par la quasi totalité des auteurs il nous semble d’après notre expérience personnelle que la description de Barth est plus juste qui, dans ces cas, trouve rarement à la bronche un calibre uniforme, et dit que bien plus sou-

vent le diamètre interne des bronches va croissant progressivement jusqu’à une distance de 30 et même de 10 mm. de la surface pleurale. puis se rétrécit brusquement au delà.

2) BRONCHECTASIES SACCIFORMES.

; « Dans les autres cas, les bronches dilatées perdent en même temps - leur forme et présentent celle d’une cavité capable de loger un grain de chenevis, un noyau de cerise ou même une noix » (Laennec). Tantôt ces cavités sont parfaitement régulières, arrondies ou ovalaires (Bronchectasies ampullaires), tantôt elles affectent des formes variables irré- | ‘gulières, plus ou moins allongées, se moulant les unes sur les autres\ ! Plusieurs renflements successifs peuvent exister sur le trajet du même rameau ; plus habituellement la bronche vient se perdre en cette sorte de poche en amont de laquelle on ne peut plus la retrouver. Cruveilhier en distingue plusieurs espèces : la dilatation ampullaire - circonférentielle, qui occupe toute la circonférence de la bronche, et la dilatation ampullaire latérale, qui n’en occupe que la moitié ou le tiers. Celle-ci peut être ‘une dilatation simple si sa paroi est constituée par tous les tissus qui entrent dans la composition de la bronche ; il peut aussi s'agir d’une véritable hernie tuniquaire si le sac est formé par la muqueuse invaginée à travers une déchirure des autres tuniques. Cette conception a été abondamment citée, elle nous . paraît être le fruit de vues de l'esprit plutôt que de l'observation des faits. Nous ne ferons que citer la dilatation fusiforme qui n’a guère d'individualité ; de même la dilatation en chapelet est exceptionnellement pure.

, B. — Importance des dilatations bronchiques.

1) BRONCHECTASIES CYLINDRIQUES.

Les formes localisées peuvent comprendre un seul ramuscule du lobe supérieur droit ou quelques conduits disséminés soit dans deux poumons, soit dans les deux sommets, soit dans un seul lobe (Barth).

Plus habituellement la dilatation s'étend à un nombre de rameaux plus ou moins considérable, groupés dans un territoire lobaire ou dars le territoire de distribution d’une grosse bronche.

x 2) BRONCHÉCTASIES AMPULLAIRES.

Elles comportent les mêmes variations : rares sont les formes ampullaires isolées, mais elles existent parfois, et très volumineuses (Forme cavitaire de Besançon).

Généralement les ampoules sont nombreuses et juxtaposées.

Lors

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