‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 11 sur 56 · C. — Topographie · texte numérisé non relu

C. — Topographie

Pour Laennec, toutes les parties du poumon peuvent être atteintes, mais la dilatation est plus commune dans le lobe supérieur et Je bord antérieur.

Barth, d’après une étude RO sur 43 cas, trouve 26 formes unilatérales contre 17 bilatérales.

Dans ces 26 RE 13 fois la dilatation était à gauche et 11 fois à droite.

Quant à la portion du poumon la plus spécialement affectée, sur 37 Cas: ,

15 fois c'était le sommet, 15 fois le lobe inférieur, 7 fois toute la hauteur du poumon.

\ Depuis ce temps, d'innombrables publications de cas, de nombreuses

statistiques ont vu le jour. Les dernières statistiques américaines montrent une certaine prédominance dans le poumon gauche:

43 % contre 25 % à droite pour Fletcher, 99 % contre 23 % pour Miller,

alors que Powelet Hartley voient surtout des formes bilatérales : 67 %.

En réalité, les statistiques n’ont ici qu'un intérêt très relatif: laissant de côté les formes très localisées, nous verrons que les formes d’importance moyenne comprennent:

— des bronchectasies cylindriques qui prédominent surtout à la base avec une disposition lobaire ou plus souvent zonaire, les zones juxtacardiaques droites et gauches, la lingula, prise en même temps que le lobe inférieur à gauche, sont les topographies les plus caractéristiques ;

— des bronchectasies ampullaires qui atteignent plus souvent le sommet, mais aussi la base avec une disposition lobaire ; fréquentes y sont les formes très étendues comprenant tout un poumon ou les deux.

D. — Situation bronchique des segments élargis.

Laennec écrivait: «Dans le cas de dilatation bronchique étendue à tout un lobe du poumon, la dilatation est toujours beaucoup plus ‘grande, non seulement proportions gardées, mais encore abso:ment parlant dans les petites ramifications que dans les rameaux aomi elles prennent naissance et plus dans ceux-ci que dans leurs troncs. Le tronc commun des bronches est rarement dilaté de

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| . manière sensible, lors même que ses subdivisions le sont assez pour que quelques-unes d’entre elles égalent ou surpassent son diamètre. » À On ne peut exprimer de manière plus claire un fait tout à fait géné- ! ral et qui dépasse de beaucoup le cadre d’une simple forme anatojoue dite : « Dilatation des extrémités bronchiques ».

Ilest tout à fait exceptionnel de découvrir un élargissement net “des gros troncs bronchiques. Barth cependant décrivait dans quelques cas une dilatation des gros tuyaux s'étendant le long de la bronche principale jusqu’à la trachée qui avait subi elle-même un élargisse-

. ment manifeste.

Tout récemment Oilmer, avec des documents radiologiques, a rap- }

porté plusieurs cas du même ordre. R

k Il s’agit du reste de faits tout à fait exceptionnels.

Fe * - Les dilatations bronchiques affectent en fait le plus souvent les petites

bronches et les bronchioles, moins souvent les bronches moyennes très rarement les gros troncs.

Peut-on aller plus loin dans la précision? Un auteur allemand, Lœschke, cité par Henke et Lubartsh, a observé que l’ectasie pouvait se limiter à certains segments bien limités de la bronche: dans un de

; ses cas, au décours d’une coqueluche se produisit dans tout le pou-

mon une dilatation des bronchioles respiratoires; dans un deuxième

casles dilatations concernaient uniquement les bronches moyennes et préterminales.

Nous n’insisterons pas sur les difficultés extrêmes que comporte une . telle précision, et sur les réserves qu’elle nécessite. La notion même

de bronchectasie segmentaire a été récemment critiqué par Delarue.

: 50 E. — Terminaison centrale des bronchectasies. x à :

Dans la grande majorité des cas des bronchectasies cylindriques, la bronche dilatée se continue à plein calibre et sans délimitation nette avec le tronc bronchique intact, il est donc impossible de lui fixer de ce côté une limite précise.

Barth, cependant, signale un rétrécissement plus ou moins marqué en de:a des portions dilatées: « Dans un cas c'était une diminution notable de calibre due à une espèce de froncement avec saillie d’une

$ concrétion ossiforme sous la membrane muqueuse ; dans un autre la

bronche principale en deça de la dilatation était rétrécie jusqu’au

WE diamètre d'une plume d'oie tandis que la bronche principale du côté 7 sain laissait pénétrer le doigt dans son intérieur »

. Nous reverrons plus loin à propos des dilatation accompagnant les sténoses bronchiques des faits analogues qui nous paraissent avoir plus qu'un intérêt descriptif.

Dans les dilatations ampullaires, les orifices de communications

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