‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 9 sur 56 · RS RE ER · texte numérisé non relu

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ee pe PF ER PR NUE ET : vations publiées, on avait m méconnu une Tibetcnlose réelle. Sa conclu- sion «la tuberculose pulmonaire est la grande cause des bronchectasies » était un ‘peu osée et valait surtout par le nom de son auteur. Elle fut soutenue deux ans plus tard par les travaux de DaLLiDET qui publia cinq observations bien étudiées de bronchectasies associées et secondaires à une tuberculose pulmonaire.

D'autre part, l’école Lyonnaise, à partir de 1904, avec TRIPIER suivi de BÉRIEL, CADE, va reprendre avec vigueur à propos de l'adulte des travaux plus anciens consacrés par BALzER, MAURIAC, BOURDIEU, MiLIAN aux dilatations bronchiques des hérédos syphilitiques.

C'est essentiellement sur ses recherches anatomiques que s'appuie Tripier : le bouleversement structural du poumon dans la dilatation bronchique, la découverte presque constante dans ces cas de néocanalicules aériens revêtus d'un épithélium cubique, donnant au tissu un aspect quasi-épithéliomateux, ne peuvent se comparer qu'à la pneumonie blanche hérédo-syphilitique. La dilatation bronchique deviendra ainsi la forme la plus fréquente de la syphilis pulmo- Mure. 4 nf |

Ces idées lyonnaises furent reprises à Paris par LETULLE et NATAN- LaARRIER, par HUTINEL. Elles ne trouvèrent jamais grand crédit hors de , France. j

En Allemagne, on s'attacha surtout à trouver des preuves anatomiques de l’origine congénitale des Bronchectasies : GRAWITZ, à propos de la bronchectasie atélectasique ; HELLER pour la bronchectasie fœtale, en furent les initiateurs, nous y reviendrons. |

Pendant cette période avaient vu le jour de nombreux travaux, des découvertes fructueuses, mais les conclusions, même si l’on s’en tient aux principales, étaient bien contradictoires.

Après 1918, ces différentes opinions persistent :

J. HunnEL (1922) tente, dans une importante thèse, de concilier les différents points de vue.

Deux ans plus tard, Azouray revient sur le rôle de la syphilis.

Barp, à Lyon, parle d'aptitude spéciale et congénitale à la dilatation, de faiblesse constitutionnelle des parois.

Puis intervient le lipiodo-diagnostic bronchique de Sicarp : on s'aperçoit que les dilatations bronchiques sont bien plus fréquentes qu’on ne le croyait auparavant. Les travaux se multiplient, particulièrement en Amérique où AsnNEr découvre et généralise la notion des abcès bronchectasiques, que SERGENT, puis KINDBERG étudient en France. |

En 1927, SAuERBRUCH définit les caractères des bronchectasies congénitales qu'il juge très fréquentes ; il sera suivi par de nombreux auteurs allemands, en France par DEBRÉ et son école.

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particulièrement fructueux : l’un se situe en France où M. AMEUILLE,

a depuis 1933 publié avec ses élèves une série de travaux sur les rapports de la dilatation bronchique avec l’artérite et la thrombose de l'artère bronchique, travaux réunis dans la thèse de LEMOINE (1936), l’autre en Angleterre et en Amérique, dû aux progrès de la technique chirurgicale pulmonaire, qui s’attaquait à la bronchectasie et mettait à la disposition des anatomistes un matériel de très haute valeur. Plusieurs grandes enquêtes anatomiques ont été ainsi publiées, dues à RoBinsonN, LANDER et DAVIDSON, OGILVIE.

Nous en ferons largement notre profit.

__ : Nous n'avons voulu retenir ici que les noms principaux, nous attachant surtout à évoquer les grandes acquisitions anatomiques au long de ces différentes périodes, et les conceptions souvent diver-

gentes qui s'édifièrent à partir d'elles. La question s’est encore compliquée de nos jours du fait des constatations radiologiques qui ont fait introduire ou réintroduire le concept d’atélectasie, avec une ampleur inconnue autrefois; mais la signification en est beaucoup moins précise, puisque le contrôle anatomique manque dans presque toutes les observalions publiées sous ce titre. Observons pourtant que - si le terme d’atélectasie est critiquable, la notion qu'il veut exprimer : celle de condensation globale du parenchyme pulmonaire ne manque pas d'intérêt étant donné sa fréquence.

Les progrès de la bronchoscopie d’autre part, avec le HD ont mis en évidence la fréquence des sténoses ‘bronchiques, qui s’accom-

pagnent souvent de bronchectasie.

Ainsi le bagage anatomique s'accroît sans cesse, tantôt par les voies. classiques, tantôt par des voies détournées, les unes ignorant bien souvent les autres.

Est-il possiblé de juxtaposer ces différentes notions, de les éclai-

rer les unes par les autres ? C’est en grande partie le but que nous nous proposons.

ÉTUDE ANATOMIQUE MACROSCOPIQUE ET RADIOLOGIQUE DES DILATATIONS BRONCHIQUES

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