‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 12 sur 56 · RASE AN · texte numérisé non relu

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entre bronches et cavités dilatées sont souvent très étroites, diffi-

ciles à trouver, il faut les chercher au stylet ou bien en injectant sous pression dans la bronche de l’eau colorée ; il peut même arriver, surtout pour les cavités très périphériques, sous-pleurales, qu'aucun orifice de communication n'existe. Par contre, des cavités voisines peuvent être reliées par des ouvertures fenêtrées signalées par Stewart, qui les attribue à une atrophie pariétale.

F. — Terminaison périphérique des bronchectasies.

Là encore le problème a été envisagé par Laehnec, et seulement par lui: «Quelquefois on voit le rameau dilaté reprendre immédiatement en-dessous son diamètre naturel ; plus ordinairement il semble se terminer en un cul-de-sac anfractueux, à la surface duquel on distingue l'ouverture de plusieurs petits conduits bronchiques d’un diamètre naturel, dont les embranchements ont été confondus par la dilatation. Je n'ai jamais pu voir bien distinctement une dilatation qui me parut appartenir aux dernières divisions bronchiques et qui pût servir à éclairer sur la manière dont se terminent les bronches».

Louis, en 1837, reprend cette question à propos des rapports entre :

emphysème pulmonaire. et dilatation des bronches : «Il ne faudrait

pas conclure que dans tous les cas, les vésicules pulmonaires n'étant que la dernière extrémité des bronches, il dut y avoir communauté d'affection entre les unes et les autres, que quand les bronches seront dilatées les cellules le seront aussi dans une certaine proportion ; en réalité, il n’en est pas ainsi».

Ainsi la dilatation reste‘limitée à la bronche même, sans déborder sur les alvéoles de son territoire. Quelle est la limite précise de la dilatation ? Est-elle toujours la même? Est-elle variable avec chaque cas? Il ne semble pas que ces problèmes aient beaucoup tourmenté les auteurs qui se sont occupés de la question.

Il est bien évident qu'ils ne pouvaient pas être résolus, et à peine étudiés par la simple étude anatomique sans l'aide du microscope. Notre propre expérience nous a toujours montré les bronchectasies cylindroïdes se terminant brusquement, en général sous la plèvre ou non loin d'elle, par un cul-de-sac correspondant au point le plus élargi de la bronche. Nous n'y avons pas retrouvé, même en déplis-

sant la muqueuse, les petits orifices correspondants aux ramuscules

bronchiques d’un diamètre naturel, décrits par Laennec. Il en est de même dans les formes ampullaires. Nous reprendrons plus loin l'étude de ces problèmes.

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G. Le paroi bronchique:.

Il est sûr qu'on n’en peut prendre, sans l’aide du microscope, qu'une connaissance bien grossière ; mais les vieilles descriptions expriment si bien ce que nous avons accoutumé de trouver que nous: ne pouvons les passer sous silence.

La muqueuse, dit Laennec, a sa surface interne inégale et plus

molle que dans l’état naturel, elle présente une couleur rouge violette foncée qui pénètre profondément dans son épaisseur, le ramollissement de cette membrane est quelquefois tel qu’on peut l'enlever avec le dos ou le manche du scalpel. ,

Grisolle, la trouve três fréquemmsnt altérée, épaissie ou amincie, inégale à sa surface, ramollie. Rilliet et Barthez voient là le fait d’une inflammation manifeste, cependant ils la décrivent parfois lisse, polie, rose pâle, ce qui est un aspect bien différent. Virchow enfin et Von Biermer la voient dépolie, rugueuse, d'aspect feutré par prolifération papillaire. |

Nous ne sommes pas sûrs qu'une bonne partie de ces descriptions né concernent des muqueuses altérées par la décomposition cadavérique. Si, dans les pièces d’autopsie la muqueuse a bien souvent un tel aspect, les muqueuses de nos pièces de lobectomie étaient toutes fermes et résistantes, leur surface interne blanchâtre ou rosée ; elles n'avaient pas d'aspect papillomateux, mais apparaissaient comme: cannelées longitudinalement ; la rétraction globale du lobe après son ablation, et la diminution du calibre bronchique qu’elle entraîne, étaient, sans doute, les causes de ces plis réguliers. En effet, sur une de: nos pièces, pièce d’autopsie celle-là, mais aussi bien conservée que les. précédentes, parce qu'injectée auformol tout de suite après la mort, et donc non rétractée, la muqueuse était absolument lisse.

Par ailleurs: « Autour de la muqueuse se trouve une enveloppe fibreuse blanche très ferme, et à peu près d’égale épaisseur, formée en partie par un tissu cellulaire très dense, en partie par un tissu fibreux. Les cerceaux cartilagineux s’y distinguent quelquefois encore dans les bronches qui en sont pourvues, mais on n’y distingue plus rien de l'appareil musculaire jaunâtre qu’on disting ; bronches He ». be Here ro

Laennec note encore que dans les bronches périphériques le tissu fibreux pariétal se fond plus ou moins avec le tissu pulmonaire densifié comprimé entre les cavités.

Barth, Gombaut, insistent également sur cette hypertrophie des tissus fibreux élastiques et musculaires qu'ils voient se dessiner sous. forme d'énormes filaments blanchâtres en relief sous la muqueuse. Par contre, ils insistent à peine sur un autre aspect moins fréquemment rencontré, mais que Laennec décrit aussi avec précision :

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