‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 13 sur 56 · PEL · texte numérisé non relu

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celui de l'atrophie pariétale. «Les parois sont d’une ténuité extrême, qui ne permet de distinguer aucune trace de leur organisation primitive, elles ont un peu plus de fermeté que la membrane muqueuse dans l'état sain et leur surface interne est très lisse. Quelquefois leur ténuité est telle qu'on peut la comparer à celle d'une pellicule d’oignon. Leur aspect a une singulière ressemblance avec-celui des poumons. vésiculeux des animaux de la famille des batraciens ».

L'opposition entre cet aspect et celui bien plus fréquent, précédemment décrit, était telle qu'Andral s’en servait pour une classification des bronchectasies. Biermer, un peu plus tard donnait une classification analogue en remarquant que ces formes avec atrophie étaient pratiquement toujours des dilatations ampullaires ou sacciformes. Il ne s'agissait du reste là que d'une simple classification descriptive : Bieimer ne croyait pas ces dilatations vésiculaires essentiellement différentes des autres. Ce n’est que bien plus tard, à la suite des travaux de (Grawitz que l'attention! fut attirée sur ces dilatations à paroi mince et qu'on en vint, surtout en Allemagne, à les considérer comme. des formations tout à fait particulières, d’origine congénitale, et sans. rapport avec les bronchectasies du type ordinaire. L'usage s'établit de. désigner par le nom de kystes multiples du poumon ou de poumons. polykystiques toutes ces formations, que l’origine en fût bronchique ou non. Une confusion extrême en est résultée : il nous a paru nécessaire de consacrer plus loin un chapitre particulier à cette question.

H. —— Contenu des dilatations bronchiques.

Presque toujours, et surtout aux bases, il rappelle de très près les. crachats expectorés pendant la vie : muco-pus épais et Neue par fois caséiforme qui remplit la cavité bronchique.

Dans les formes ampullaires, kystiformes, à moins que la bronchectasie ne siège à l'extrême base, il est fréquent que la lumière de la cavité soit libre : c’est l’aspect décrit dans le kyste aérien du poumon.

Dans des cas analogues beaucoup plus rares (formes cavitaires. uniques) la poche peut se trouver remplie par un liquide clair qui à la

composition du liquide amniotique (Koeckert) où dont l'aspect muqueux épais évoque plutôt la sécrétion bronchique concrétée. Il n'y a généralement pas dans ces conditions de communications entre la bronche:

et la poche dilatée.

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