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I. — L'’état du parenchyme pulmonaire du voisinage

Si son étude n’est envisagée qu'’assez accessoirement par les pre-

miers auteurs, l'essentiel pourtant est dit : | Pour Laennec : « Lorsque la dilatation bronchique est étendue le-

tissu pulmonaire est flasque, privé d'air, évidemment comprimé, tout

ne AE rt FE ve Éifait dans le même état que celui d’un pourñon refoulé vers la colonne vertébrale par un épanchement séreux ou purulent de la plèvre. »

Andral décrit dans certains cas le parenchyme comme : « con- ‘densé, revenu sur lui-même, contenant beaucoup moins d'air que de couturhe, parfois en état d’induration grise ou noire.

Corrigan, au contraire, voit dans 11 « cirrhose he poumon » l'élément essentiel et la cause de la dilatation : « L'aspect du poumon varie * suivant le degré de retrait qu'il a subi : au début de la maladie, il est presque naturel, le tissu n’est pas friable il est comme carnifié, des fibres fermes blanches s’irradient en tous sens : ce sont les filaments fibro-celluleux dont le retrait amène la fermeté et l'aspect blanchâtre du tissu, puis la dilatation des grosses bronches. »

Les descriptions suivantes ne font que confirmer ces notions : Barth, toujours précis note que 27 fois sur 30 le lobe malade était mou,

flasque, compact, mais résistant et dans quelques cas induré de manière à crier sous le scalpel ; parfois l’altération du tissu pulmonaire est portée si loin qu'il est transformé en une masse fibro-cartilagineuse.

Enfin Stewart, en 1867, fait le point de ces notions ; le tissu pulmo-

naïre entourant les dilatations bronchiques est :

1° parfois normal, spongieux, crépitant ;

2° d’autres fois collabé ou atrophié, mais sans être induré, microscopiquement sans sclérose ;

3° parfois il est condensé, condensation qui peut être extrême, d'apparence cirrhotique, il y a alors en plus de l’occlusion des cavités aériennes, sclérose manifeste ;

4° parfois le tissu avoisinant forme un abcès ah centre duquel

on voit la mince paroi de la bronche dilatée ;

5° enfin parfois il y a gangrène des parois bronchiques et dufissu pulmonaire.

Il nous faut ajouter à ces différents aspects celui de la bronchectasie à forme polykystique où l’atrophie du tissu pulmonaire est par-

fois telle que plus rien ne subsiste DDR que les bronches dilatées.

J.— L’état de la plèvre.

C'est Barth qui attira l'attention sur cette question : dans sa statistique, basée sur 30 cas, deux fois seulement la plèvre était saine ; deux fois ilsy avait pleurésie séro-fibrineuse ; dans les 26 autres cas des adhérences plus ou moins étendues existaient entre plèvre costale et plèvre pulmonaire ; et «23 fois ces adhérences étaient très étendues, serrées et intimes, constituées par une trame celluleuse ou cellulofibreuse formant quelquefois une coque épaisse et résistante ; chez 10 de ces 25 malades les adhérences avaient lieu à la fois sur les deux

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