DESCRIPTION DES AUTEURS ANGLO-SAXONS
Mais plutôt que d’épiloguer sur ce sujet, il nous paraît préférable LISTES d'étudier maintenant les travaux faits d'après des pièces de lobectomie.
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Il n’en existe pas un grand nombre, et ce sont tous des travaux anglo-saxons : le premier est celui d’Ashner (1922) fait d’après 10 cas, puis vinrent ceux de Robinson, de Lander et Davidson, d'Ogilvie, dont nous avons déjà fait état.
a) La lumière des bronches est presque toujours stellaire. La paroi bronchique montre pratiquement toujours des modifications inflammatoires et une destruction de ses éléments résistants, avec des degrés divers suivant l'ancienneté des lésions «et l’acuité du proces- SUS ; ;
b) L’épithélium est toujours, c’est frappant, retrouvé en fort bon état : tous les auteurs le signalent : tantôt c’est un épithélium cylindrique, cilié, normal, tantôt il est hyperplasique, toujours cylindrique, mais en plusieurs couches augmentant l'épaisseur de la paroi, et ceci même dans les processus les plus avancés. Robinson signale que les cils, sur des frottis, continuaient à battre pendant plusieurs heures.
Des aspects métaplasiques, cubiques ou malpighiens, ne sont retrouvés qu'à titre tout à fait exceptionnel.
C’est en-dessous de l’épithélium que les altérations sont les plus apparentes : on peut décrire ensemble les modifications du chorion et du système musculo-élastique, qui présentent des degrés divers :
— dans les états les plus discrets, chorion peu épaissi, parsemé de quelques cellules inflammatoires, muscle et fibres élastiques à peu près intacts,
— dans des formes plus avancées, la destruction du muscle et des éléments élastiques est presque complète ou complète, ils sont remplacés par du tissu fibreux ou granuleux très vascularisé.
c) En général, le cartilage est peu modifié.
Ogilvie, sur 21 cas en signale 11 soit 52%, où la destruction pariétale est sévère, 8 soit 38% avec destruction modérée, enfin 2 avec atteinte légère, et conclut : « Il est clair que la destruction bronchique était en fin de compte, le phénomène essentiel dans ces cas ». Autour de l'inflammation bronchique étaient notés des modifications vasculaires par endartérite : Robinson y insiste longuement, il en a trouvé dans 65% des cas, seulement dans les artères bronchiques, et seulement dans les lobes malades. Ogilvie signale en outre, une augmentation du nombre des glandes muqueuses et une hyperplasie du tissu lymphoïde.
A cette description, qui semble répondre à la majorité des cas s’oppose nettement celle de Lander et Davidson qui, sous une muqueuse normale, trouvent également normales toutes les couches de la paroi, au milieu d’un tissu cellulaire qui peut être enflammé, mais qui assez
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souvent ne comporte qu’un léger degré d'infiltration cellulaire. Ces auteurs tirent évidemment de leurs constatations des conclusions fort différentes de celles des auteurs précédents : pour eux la bronche étant exempte d’altération, la cause de la dilatation doit être évidemment extra-bronchique, et c’est l’atélectasie qu'ils incriminent.
11 est curieux de constater de telles oppositions : Ogilvie l'avait noté avant nous, et c’est pour éclaircir cette question qu'il publia ses résultats propres, qui appuyaient ceux de Robinson et d’Ashner.