‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 27 sur 56 · CONSTATATIONS PERSONNELLES · texte numérisé non relu

CONSTATATIONS PERSONNELLES

Nos propres recherches, faites sur des pièces de lobectomie pour la plupart, confirment entièrement lés conclusions d'Ogilvie.

La plupart de nos pièces concernent des dilatations cylindriques larges, en doigt de gant, plus ou moins irrégulières, parfois cylindro-sacculaires. La dilatation maxima est trouvée loin de l’origine de la bronche, sans qu’on puisse la dire franchement périphérique. C’est sur ce segment surtout qu'ont porté nos prélèvements.

Sur les coupes, les bronches sont très facilement repérées ; leur lumière est partout irrégulière, aplatie, déformée, d'aspect stellaire, la paroi étant contournée et repliée sur elle-même.

Cet aspect.est particulier aux pièces de lobectomie : nous y voyons une explication simple dans le fait de la rétraction post-opératoire du lobe enlevé. Peut-être doit-on aussi faire jouer au même moment un certain rôle à la musculature bronchique, ou à ce qui en reste, à ce moment où le muscle n'a pas encore subi la transformation rigide cadavérique.

L’épithélium est dans tous les cas très visible, il est presque toujours continu, sans aucune altération. Généralement il est fait d’une seule couche de cellules cylindriques ciliées, dans certains points il s'épaissit et devient pluri-stratifié ou avec tout au moins plusieurs étages de noyaux. Dans tous les cas les cellules qui le constituent sont hautes, à contours bien nets, le revêtement cilié est presque toujours bien visible.

Nous insistons sur cet aspect, car il constitue une des différences. essentielles avec les aspects de prélèvements d’autopsie ; la fréquence. dans ces cas des altérations muqueuses est sûrement due à la lyse cadavérique.

Nous n'avons pas observé de métaplasie cubique ou malpighienne de | rn et Ashner seul semble dans ces conditions en avoir rencontré à plusieurs reprises : -ê - ù à minons des nue Ne Rs es ‘ue RE Si te

yenne que les pièces d’au-

topsie ; on peul dire en tous cas que ces métaplasies ne doivent pas être un phénomène précoce.

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L'épithélium repose sur une basale épaisse, régulière, partout bien visible.

La paroi brondffique sous-jacente à l'épithélium revêt un aspect différent suivant qu'il s’agit d’une bronche cartilagineuse, cas assez peu fréquent, ou d'une HE bronchiolaire sans cartilage.

Surtout l'aspect varie avec le degré d'inflammation et le degré d'ancienneté de la lésion, cette ancienneté se traduisant par l’intensité de plus en plus grande des réactions conjonctives.

Dans le cas le plus habituel, la basale de la muqueuse repose sur un chorion épais, deux à trois fois plus épais que l’épithélium ; ce chorion est infiltré d’une infinité de cellules rondes de type lympho plasmocytaire, parfois histiocytaire, les polys y sont rares.

Un réticulum conjonctif fin, à peine visible, engaine en grillage ces cellules. Enfin, des capillaires plus ou moins dilatés le traversent, se dirigeant vers la muqueuse, ils sont bien visibles, mais dans aucune de nos pièces de lobectomie nous n'avons retrouvé cet apect si particulier de capillaires géants évoquant dans l’ensemble un tissu caverneux ou érectile, qui est si fréquent dans les pièces d’autopsie.

Les muscles forment normalement une couronne à la face profonde du chorion. Ici la couche musculaire est toujours profondément altérée : tantôt on distingue facilement les fibres musculaires, mais qui ne sont plus en couronne, formant là des amas discontinus sur toute la circonférence ou sur un segment seulement, tantôt il faut rechercher avec attention pour les découvrir. les fibres musculaires perdues au milieu du tissu de granulation : leur minceur, leur décoloration, attestent leur dégénérescence, elles ne doivent plus jouer un rôle physiologique bien sérieux.

Enfin et ce n’est pas exceptionnel, les fibres musculaires sont totalement absentes sur toute la circonférence.

Les fibres élastiques sont encore plus difficiles à retrouver ; nous

‘les avons recherché à l’aide de la coloration de Weigert. Dans les

trois quarts des cas au moins, on n'en trouve plus trace, ailleurs on les distingue encore, mais fines et à peine visibles.

La péribronche n’est pas toujours nettement perceptible, surtout dans les dilatations bronchiolaires : les nappes de tissu granulomateux

ont une limite externe peu nette.

Mais le plus souvent une zone de sclérose s’est constituée là : tantôt très mince, très discrète, tantôt au contraire épaisse, stratifiée, et qui, sur les lames colorées au trichrome de Masson, entoure d’une épaisse couronne bleue la paroi bronchique violette.

Assez souvent cette couronne scléreuse envoie dans le parenchyme avoisinant des franges et des prolongements, qui contribuent à axer la

sclérose pulmonaire.

LES Détail d’une frange muqueuse. ei f

." Os. 9. — Barchectasie de l'enfance, ANT EE primitive.

Re L' épithélium est, comme toujours, en parfait état, avec sa bordure ciliée. Il est hyperplasique à la base de la frange. 4 114 > | Au-dessous, on ne voit guère qu’une masse noire, due au développement

Fil considérable du tissu élastique, en véritable € élastôme ».

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