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Aspect très NA ee sans Dee HE US AVR ve
LT La bronche n’est plus reconnaissable qu’ à son épithéliura, qui n’est pas”
Wliére, Tous les autres éléments de la paroi ont. disparu, remplacés par un
LES tissu inflammatoire granuleux an s’ordonne par endroits en formations!
arrondies pseudo-folliculaires. Il n’y a pas trace de tissu bnjonetié Le parenchyme avoisinant est très dense, et bouleversé, on y retrouve des nappes inflammatoires et des formations pseudo- folliculaires.
PranGRE 1 N9 2:
Praxcue I, No 1.
Prancxe I, No 2.
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deux processus : l’un d'infiltration dense de la paroi par des cellules inflammatoires, l’autre de réaction scléreuse à point de départ péribronchique. Tous deux aboutissent à la destruction plus ou moins complète de la charpente musculo-élastique.
Dans d’autres cas l'aspect est beaucoup plus inflammatoire. Le seul
élément nettement bronchique qui subsiste et qui permette l’identification est l'épithélium toujours net. Il repose sur un chorion énorme, monstrueux, fait d’une nappe homogène de cellules rondes, qui a envahi, détruit, absorbé tout le reste de la paroi bronchique. Parfois
cette nappe s'oriente en formations arrondies plus claires que les
tissus voisins,peut-être faites de cellules plus jeunes, l’ensemble évoquant une disposition folliculaire. Il est dans ces cas assez habituel que le tissu conjonctif soit très peu développé et que l’on ne puisse parler de sclérose.
A l'opposé il arrive assez souvent de trouver un chorion mince,
dans lequel les cellules inflammatoires sont beaucoup plus rares, et
non plus jointives, en véritable tissu, mais écartées, dissociées par des trousseaux fibreux qui forment un lacis épais parti d’une épaisse
couronne scléreuse péri-bronchique, et qui se glissent en dedans jus-
que sous la basale.
Dans les cas extrêmes, on ne distingue plus de chorion : la fibrose
Tel est l’aspect moyen, sûrement le plus fréquent, il témoigne de
a envahi toute la paroi et la basale repose directement sur les strates
scléreuses. Il est remarquable de noter qu'on retrouve toujours un épithélium intact qui semble assister un véritable spectateur aux transformations qui se passent en-dessous de lui. <
Au niveau des gros troncs bronchiques cartilagineux les choses sont .
moins faciles à apprécier. Nous savons déjà que macroscopiquement
ces gros troncs sont bien moins touchés par la dilatation que les
bronches distales.
Est-ce parce que leur paroi est plus résistante, et va-t-on retrouver
à leur niveau des lésions analogues, mais impuissantes ici à faire dilater la bronche ? Ou bien le processus se passera-t-il seulement dans les petites bronches ?
L'examen microscopique nous permet de répondre :
a) Tout d’abord nous avons à plusieurs reprises examiné la bronche souche de poumons bronchectasiques, et l'avons toujours trouvé strictement normale;
b) Les gros troncs bronchiques cartilagineux de 2° et 3° ordre, situés dans le hile pulmonaire, ne sont guère altérés non plus : un léger épaississement et un état inflammatoire du chorion, sans altération des couches musculo-élastiques. Seule la péribronche est souvent envahie
Oss. 1. — Bronchectasie survenue à la suite d'un corps étranger bronchique : Poumon aréolaire. Lobectomie.
Prélèvement voisin du hile. ts see
Comparaison entre une bronche cartilagineuse peu ou pas atteinte, et des bronchectasies bronchiolaires très voisines.
Praxcms Il, Ne 5.
Oss. 3. — Dilatations bronchiques sacculaires. Lobectomie. Aspect radiologique de « condensation rétractile ». Coupe d'exsmble
montrant la variété réelle des altérations; emphysème au centre, sclérose
massive à la périphérie.
Dans l'angle gauche, artérites multiples.
Dans l'angle droit, plages d'atélectasie.
Praxcme IE. Ne
par des trousseaux collagènes qui témoignent d’une atteinte plus réelle, une attention plus spéciale a été portée ici à l'artère bronchique, nous en verrons plus loin les résultats ;
c) Sur les bronches cartilagineuses plus distales, les lésions habituelles peuvent être retrouvées ; elles sont toutefois moins destructives, on peut toujours retrouver une couronne musculaire bronchique.
| Dans les deux tiers des cas les cartilages étaient intacts, ailleurs ils étaient plus ou moins atrophiés avec un profil irrégulier, un volume diminué, parfois même à peine visibles, et il fallait l'examen au fort grossissement pour les reconnaître.
Les glandes bronchiques n’ont jamais été vues hyperplasiées ; bien au contraire elles sont généralement moins nombreuses qne normalement et souvent altérées.
On serait tenté dans ces conditions de se demander d’où vient le mucus dont est faite l'abondante expectoration de ces malades. Mais
il n'est que de contempler l’aspect de l’épithélium pour s’en rendre
compte: la hauteur, la turgescence des cellules cylindriques, l'abondance
de cellules à calice ouvert, sont les témoins, Bezançon et Delarue l'ont bien vu, d’une hypercrinie considérable : « La transformation muqueuse est totale et brusque, non seulement de l’assise cellulaire la plus interne, mais aussi des cellules de remplacement ». Ceci explique l’épaississe-
ment parfois extraordinaire de l’épithélium qui semble fait de cinq à
dix couches superposées de cellules, revêtant alors un aspect quasi
néoplasique. Pour Bezançon et Delarue, les cellules bronchiques devien-
nent « Holocrines » et desquament de ce fait, d'où les régénérations successives de l’épithélium et les dédifférenciations ultérieures.
C'est probahle, mais ces métaplasies épithéliales doivent être vraiment peu fréquentes, puisque nous n’en avons jamais observé, et surtout doivent correspondre, nous l'avons déjà dit, à des processus rès anciens.
49 CAS PARTICULIERS : HYPERELASTIGENÈSE-HYPERMYOGENÈSE.
Dans certains cas l’armature de la paroi bronchique est modifiée en sens inverse de ce que l’on observe habituellement :
1° l'hypermyogenèse est extrêmement rare, Letulle en a publié quelques exemples, mais il a surtout insisté sur,
20 l’hyperélastigenèse qui est tantôt purement bronchique, tantôt bronchique et parenchymateuse. Tantôt les fibres élastiques se disposent en volumineux paquets irréguliers, tantôt toute la couche est régulièrement hypertrophiée.
Ces faits sont trop rares pour qu’on puisse leur donner une signification générale. On en a cependant tenu grand compte : tantôt on en
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a fait (Letulle) un stigmate de bronchopathie syphilitique, tantôt (Sauer-
bruch) l’irrégularité des éléments de la paroi n’a paru n'être expli-
cable que par une malformation congénitale.
Certains auteurs, partant d’un point de vue différent, ont tiré partie
de ces faits pour mettre en doute le rôle prédominant de l’atrophie
musculo-élastique dans les dilatations bronchiques.
En réalité, nous ne savons pas très bien ce que représentent ces |
figures : s'agit-il d'éléments physiologiques normaux ? Quand leur disposition est irrégulière, ce paraît peu probable. D'autre part les éléments colorés électivement par le Weigert ou l’orcéine n'ont pas auto-
matiquement des propriétés élastiques : il ne s’agit là que d’une
teinture (Policard).
Enfin et surtout, Favre et Plauchu ont bien mis en évidence la grande fréquence de ces aspects anormaux dans toutes les scléroses pulmgpaires : la pneumonie ardoisée (Letulle), les scléroses paludéennes, syphilitiques (Favre), les poumons tuberculeux comprimés par un pneumothorax artifieiel (Roubier et Doubrow). Il s’agit donc d’un processus général.