‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 31 sur 56 · C. — Les vascularités · texte numérisé non relu

C. — Les vascularités

Nous en avons reporté ici l'étude, bien que dans le poumon les. vaisseaux soient étroitement annexés aux bronches, parce que leur étude est difficilement dissociable de celle du parenchyme pulmonaire.

Sur la plupart des coupes, on est frappé de la fréquence et du degré de ces vascularites, mais elles sont très irrégulières : côte à côte sou-

vent on trouve des vaisseaux complètement sains à côté d’autres.

partiellement ou complètement thrombosés.

D'autre part, dans les prélèvements faits au niveau des bronchec-

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chique ou à la circulation pulmonaire ; il est même difficile souvent

de savoir si l’on a affaire à une artère ou à une veine ; cependant. il

semble s'agir le plus souvent d'artères..

Il y a mésartérite et surtout endartérite ; pour les distinguer il est indispensable d’avoir des coupes colorées au Weigert ou à l’orcéine. Dans le premier cas, les deux limitantes élastiques sont écartées par un tissu dense et épais, la limitante interne est souvent feuilletée,

dissociée.

L’endartérite est essentiellement proliférante, circulaire ou par-

tielle, complète ou non.

Quand elle est incomplète, on voit à l'intérieur de la limitante élastique interne une couche conjonctive formée d'éléments organisés, cellules et fibres conjonctives intriquées à noyaux bien limités ; cette couche, qui rétrécit irrégulièrement la lumière de l'artère, est revêtue

d'un ‘endothélium normal. Dans l’endartérite oblitérante, toute la

lumière est comblée par un tissu conjonctif banal ; parfois le thrombus se, reperméabilise, se creuse de néocapillaires à parois minces. Naturellement endartérite et mésartérite coexistent souvent. Parfois ces. vaisseaux oblitérés sont difficiles à reconnaître parce que les fibres élastiques sont très altérées, et à peine colorées, il n’est plus alors question de distinguer les diverses variétés.

Les artérites sont certainement plus fréquentes au sein des tissus fibreux qu'au milieu des autres altérations pulmonaires, cependant il ne s’agit pas là d’une règle absolue, et nous en avons trouvé au milieu de zones en état d'alvéolite ou de collapsus pur, voire même dans des zones emphysémateuses.

D'autre part, là où la sclérose est peu abondante, elle prend souvent un dispositif systématisé périvasculaire, entourant du reste aussi bien les vaisseaux sains que les vaisseaux artéritiques.

De l’examen de ces prélèvements périphériques, il est difficile de tirer des conclusions précises, sinon que les vascularites y sont beaucoup plus fréquentes que dans les scléroses pures, sans altérations bronchiques, telles par exemple que cellés des silicoses.

Pour que l'étude des vaisseaux ait de l'intérêt, il est nécessaire de faire porter les prélèvements sur les gros troncs bronchiques juxtahilaires : la situation d’une artère par rapport à la bronche et son diamètre permettent alors de la situer comme artère bronchique ou pulmonaire ; d'autre part l'artère traverse là ordinairement des tissus beaucoup moins altérés, et une’artérite manifeste en prendra d'au- | tant plus de valeur,

Ce n’est à not | iti re avis que dans ces conditions qu’on sera en droit de

tasies périphériques, les DE AONDTEUR il est extrêmement difficile on | de rattacher avec certitude tel ou tel vaisseau à la circulation bron-

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| ER i AÉRIENNE PR ro | - parler d’artérite bronchique. On en trouvera de magnifiques exemples dans la thèse de Lemoine, qui ne s’est pas contenté de prélèvements sur le trajet de l'artère, mais à de nombreuses reprises, disséqué celle-ci jusqu’à son origine, et l’a trouvé souvent thrombosée.

Nous avons été très gènés pour entreprendre de pareilles recherches sur nos pièces opératoires : la lobectomie coupe le paquet vasculobronchique encore loin du hile, et le tourniquet écrase l'artère, si bien qu'on ne peut tenir compte des lésions observées.

Nous avons donc dû nous en tenir à l'étude des vascularites péri-

phériques. Cependant on trouvera au long de ce travail un certain

nombre de descriptions d'artérites bronchiques que nous n’avons pas cru bon de grouper pour éviter des redites et surtout parce que les publications de MM. Ameuille et Lemoine ont suffisamment mis en évidence ces altérations.

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