‹ Étude Anatomique Des Dilatations BronchiquesChapitre 40 sur 56 · LB UE · texte numérisé non relu

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# F compte Ja vieille théorie de Corrigan.sur le rôle de la sclérose, de la cirrhose rétractile, dans le développement des bronchectasies. Dans le même temps Rist, Léon Bernard, appuyaient par leurs travaux cette opinion. À Lyon, Vachon, élève de Dufourt, défendait en 1935 les mêmes idées, et Dufourt lui-même, tout récemment, dans son traité de phtisiologie, bien que moins exclusif, donnait la tuberculose fibreuse, comme la cause la plus fréquente de bronchectasie. Nous avons réuni 35 observations personnelles ou prises dans la littérature dans lesquelles bronchectasie et tuberculose étaient associées de façon indéniable.

Or, les résultats de notre enquête ne concordent pas avec les opinions régnantes :

En effet, sur 33 observations où l’état du parenchyme pulmonaire est spécifié, 18 fois il s’agit de tuberculose excavée, l’excavation

siégeant le plus souvent au sommet ou dans la moitié supérieure du

poumon, et la bronchectasie sous-cavitaire représente à notre avis la forme la plus fréquente de beaucoup.

Une fois il s’agit de nodules isolés.

7 fois de tuberculose cicatricielle éteinte des sommets : nodules

calcifiés plus ou moins intriqués avec des cicatrices scléreuses de petites dimensions.

En regard de ces cas, dans 7 autres les altérations sont plus conformes au type classique : |

— dans 1 cas c’est une lobite supérieure droite,

— dans 5 autres une pleuro-pneumone ou spléno-pneumonie, — le dernier enfin est qualifié de fibro-thorax.

Nous reprenons.ici le diagnostic donné par les auteurs des obser-

vations, ce n’est pas le lieu de le discuter. Notons simplement que ces

6 derniers cas ne s'appuient que sur des documents radiologiques sans

étude anatomique. Il s’agit donc de l'interprétation d’ombres pulmo-

naires diffuses, interprétations qui ne sont pas au-dessus de toutes critiques.

Nous en faisons état, comme dans certains chapitres précédents,

parce que nous pensons qu'une étude anatomique a besoin d’être orientée.

Ainsi ce sont surtout les tuberculoses pulmonaires chroniques ou

subaigues, donc anatomiquement localisées, qui se compliquent de bronchectasies.

En ce qui concerne les formes aigues nous ne pouvons faire état que d’un travail de Lévy-Valensi qui a vu des bronchectasies dans 3 cas sur 5, soit 60 % ;mais le seul cliché qu’il donne est celui d'une

tuberculose excavée et du reste les dilatations bronchiques y sont discutables.

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