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bloc scléreux creusé de nombreuses dilatations cylindriques des bronches tassées les unes contre les autres ; ce bloc se continu vers le lobe moyen avec une caverne caséeuse. Le lobe inférieur est indemne. Histologiquement la lobite supérieure ne contient aucun élément folliculaire révélant une tuberculose. Les dilatations bronchiques offrent l'aspect classique : épithélium intact, paroi fortement scléreuse, pauvre en fibres musculaires, dépourvue de fibres élastiques ; donc mutilation extrême, avec panarterités multiples. à Au contact de la caverne, on trouve encore des dilatations bronchiques : une paroi de bronchectasie est à considérer: une portion de sa circonférence ‘est infiltrée de cellules épithélioïdes et de quelques cellules géantes en contiguité avec une zone tuberculeuse étendue. Qu'en conclure ? Sinon qu'il s’agit là d’un cas tout à fait exceptionnel de contiguïté extrême d’un tissu tuberculeux et d'une bronchec-’ tasie allant jusqu’à l’envahissement de cette dernière. = Maïs cette atteinte tuberculeuse de la bronche n’a manifestement joué aucun rôle dans le développement de la bronchectasie : le tissu tuberculeux peut détruire une bronche, dilatée ou non, mais ilne peut pas dilater une bronche.
Ainsi, hors le cas particulier des bronches de drainage des cavernes qui ne sont du reste pas des bronchectasies, les bronches dilatées chez des tuberculeux, qu’elles soient loin ou près des foyers de tuberculose, montrent exactement les mêmes altérations que celles décrites dans les bronchectasies secondaires à d’autres causes ou dans des bronchectasies apparemment primitives : altérations sans aucune spécifi-
cité, la tuberculose ne peut pas réaliser de bronchectasie par atteinte directe de la paroi bronchique.
20 Le parenchyme qui entoure les bronches dilatées.
il est, nous l'avons vu, le plus souvent rétracté et condensé. Histologiquement le collapsus est souvent très imparfait et les plages d’emphysème se mêlent aux zones collabées, atélectasiques ou en état d’alvéolite.
L élément scléreux collagène est presque toujours présent, mais à des degrés très variables et sa topographie est bien plus souvent péri-Vasculaire ou inter-lobulo acineuse que péri-bronchique.
Donc, l'étude du parenchyme nous amène à des conclusions ana-
one A Gr % = logues à celles ürées de l'étude de la paroi bronchique : qu’elles soient bronchiques, qu’elles soient
oncl parenchymateuses les altératio rencontrées ici n’ont r a ï
LCR ien de spécifique ; on ne saurait donc incrimi- 2 processus particulier tenant à la maladie tuberculeuse.
Re Mon,