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; congestifs à la coupe.
Ainsi voilà an jeune coquelucheux qui, peu de jours après l’apparition d'une expectoration purulente, meurt d’une broncho-pneumonie miliaire, et l'on trouve à l’autopsie ses poumons criblés de dilatations bronchiques, qu'un lipiodol bronchique aurait sûrement montré également. Ne sont-ce pas typiquement les circonstances habituelles des dilatations bronchiques fonctionnelles ?
L’étude anatomique a été très facilitée ici parce qu’on a injecté dans la trachée quelques instants après la mort 60 cmc. de formol à 10%. Il n’y a donc pas eu de rétraction cadavérique, et l’état histologique de la pièce était analogue à celui d’une pièce de lobectomie.
Hislologiquement plusieurs coupes de broncheectasies périphériques des deux bases montrent le même aspect : large cavité, bronchique cylindrique, non rétractée.
Dans deux cas il s’agit de bronches cartilagineuses, dans le 3°, on
ne voit pas trace de cartilage.
L’épithélium est partout très bien conservé, il est extrêmement hyperplasique, disposé sur 5 à 6 couches au moins ; la basale est
nette et brillante.
Sous cet épithélium, une couche musculaire très mince, mais con-
tinue, faite de fibres non altérées.
Les fibres élastiques n'ont pu être étudiées, faute de coloration élec-
tive. Le chorion est fait d’un tissu conjonctif lâche, non inflammatoire, manifestement. Il est parsemé de larges cavités qui sont des capillaires extrêmement dilatés.
La péri-bronche est normale, parfois le tissu conjonctif tend à S'y organiser en couches stratifiées.
Le poumon avoisinant est, à gauche, tout à fait normal et aéré. A
droite, par contre, il est très dense, vide d’air du fait d'une alvéolite
diffuse au milieu de laquelle on trouve de place en place des noyaux purulents à contours flous qui sont, les uns isolés en plein PArenciess les autres péribronchiques, parfois confluents.
Chose notable, les bronches qui participent au processus DEP EE pnefimonique ne sont pas dilatées : leur armature pariétale est détruite, leur épithélium desquamé, leur aspect général profondément altéré, mais leur calibre est normal, minuscule à à côté de celui des bronches dilatées voisines, dont la structure n'est presque pas modifiée.
Il semble donc n’y avoir aucun rapport entre les foyers bronchopneumoniques et les bronches dilatées. Les parois de ces bronches ont un aspect à peu près normal, très différent donc de ce qu'on trouve dans les dilatations bronchiques permanentes ; l’amincissement
P. Renault 8
Les opus inter trachéo- Li ae nombreux, sont hspertophiés, très |
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à voir là, la conséquence d’un trouble Dh pur. Celui- ci atteint | la bronche même, puisque, sur CORRE COûpeE dE poumon avoi- | sinant est absolument normal.
= Nos constatations semblent donc appuyer l'hypothèse généralement | admise qui voit là la conséquence d'une perturbation neuro-végéta-. | tive agissant sur le tonus. bronchique, par l'intermédiaire de Houb 4 | vaso-moteurs ou non.
Ce n’est pas sans hésitations que nous hasardons de telles conclusions sur une seule observation, mais nous croyons notre étude ana- ‘a tomique unique en ce genre d' affection, et, si elle est suivie d'autres» È celles-ci resteront par la force des choses très peu nombreuses. C'est ce qui nous paraît en faire l'intérêt.