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cordance parfaite entre la croissance de la tête et de la vessie natatoire.
Chaque capsule csseuse renferme une vessie natatoire à paroi très mince et qui ne s'applique nullement contre l’os, mais en est séparée par un espace assez large situé entre elle et la capsule. C’est dans
cet espace qu’on trouve, en avant, un assez gros gan-
FiGurE 13. — Coupe transversale de la partie postérieure de la moelle allongée montrant le ganglion nerveux dans la capsule de la vessie.
glion nerveux relié au système nerveux central par un nerf (rachidien ?) qui traverse la paroi osseuse des capsules (Fig. 13). Quelle peut bien être la fonction de ce ganglion ? Il est fort difficile de faire des suppositions de quelque valeur. Les deux vessies natatoires sont reliées entre elles par un canal qui se trouve dans celui qui relie les deux capsules osseuses. Ce canal, à son tour, est relié à sa partie médiane à l’œsophage par le canal pneumatique, long d’environ
300 u. Ce canal pneumatique est entouré à son orifice
d’un tube osseux naissant près de la capsule osseuse sur le canal de communication. La communication entre la vessie natatoire et l’œsophage est d’une importance indéniable, car c’est peut-être par ce conduit que l’air atmosphérique pénètre dans la vessie natatoire. On admet que la vessie natatoire chez certains poissons joue le rôle d’un poumon. Chez Corydoras, où la vessie natatoire très petite, enfermée dans deux capsules osseuses, est très délicate et presque dépourvue de vaisseaux sanguins, il ne peut sans doute, être question de fonction respiratoire.
Chez les Physostomes, le canal qui relie la vessie natatoire à l’œsophage ou à l'estomac, comme chez Corydoras est appelé canal pneumatique. Chez les Physoclistes adultes, il fait défaut. D’après LEDEBUR (1929), la vessie natatoire s’emplirait d'air avant que le canal, encore ouvert à certains stades larvaires, ne soit oblitéré. Il est indiscutable que du gaz se trouve dans la vessie; sa présence est dûe peut-être : 1) à ce qu’il est venu directement de l’atmosphère par l’œsophage; 2) à ce qu’il provient du sang qui entre en contact avec les parois de la vessie ou d’une glande spéciale dite glande gazeuse.
Rent (1708) et BorELzLzr (1885) sont les premiers et les principaux partisans de la première hypothèse. Celle-ci nous paraît la plus logique. Chez Corydoras, nous n’avons pas trouvé de vascularisation apparente de la vessie natatoire, par conséquent l’hypothèse de l’origine sanguine des gaz semble hors de
cause. Chez Corydoras, il n’y a pas trace non plus de
olande gazeuse dans la mince paroi de la vessie natatoire.
GUYÉNOT (1909) a constaté que le canal pneumatique permet d’évacuer le contenu de la vessie natatoire. Il arrive à la conclusion que la vessie natatoire peut présenter un grand danger pour le Poisson, car, lorsque ce dernier atteint certains niveaux dans l’eau auxquels la force propulsive des nageoires ne peut plus lutter contre l’allègement consécutif à la dilatation de la vessie, il est condamné à continuer le mouvement ascendant pour flotter finalement à la surface, inerte et distendu s’il ne peut évacuer assez rapidement l'air.
Lorsque le besoin d’air se fait sentir chez Corydoras où la dilatation de la vessie natatoire est insignifiante, le Poisson s'élève rapidement à la surface de l’eau et descend immédiatement après. Ces observations ont été faites sur des Corydoras placés dans de profonds äquariums où il y avait une différence de pression très nette entre la surface et le fond. Par son ascension et sa descente active et très rapide à la recherche d’air, le Corydoras surmonte l’allègement dû à la dilatation sans doute minime de sa vessie.
MOREAU (1875) a démontré expérimentalement qu'un Poisson trouve toujours, tôt ou tard, un plan d'équilibre dans lequel il flotte et nage avec un effort minimum. De cette façon, la vessie natatoire donne au Poisson la même densité que celle de l’eau dans
laquelle il vit. Lorsque le Poisson s’élève ou s’enfonce,
il y a, sans aucun doute, un changement dans la pression hydrostatique, changement qui amènera nécessairement la dilatation ou la contraction du volume gazeux de la vessie natatoire. BRIDGE (1904) dit que laugmentation ou la diminution du poids spécifique du Poisson tend à éloigner celui-ci de son plan de moindre effort. Afin de s'opposer à ces déplacements et de ramener le Poisson dans un nouveau plan d'équilibre, les gaz de la vessie natatoire sont ou bien absorbés ou bien sécrétés par des organes spéciaux. Les Physostomes, avec leur canal pneumatique, sont privilégiés par rapport aux Physoclistes chez lesquels le canal fait défaut. Lors de leur montée peu rapide, les Physostomes peuvent s'adapter plus facilement à une pression mé&indre en expulsant par le canal pneumatique la quantité de gaz nécessaire, tandis que les Physoclistes sont obligés
d’absorber ce gaz.
Conclusions.
La vessie natatoire est un organe dont la structure varie beaucoup selon ses fonctions. Les plus
connues de ces dernières sont les suivantes :