‹ Étude Anatomique et Radiographique sur la Spina Bifida OccultaChapitre 22 sur 23 · OIS · texte numérisé non relu

OIS

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Dans trois cas elle portait sur quatre vertèbres :

DOS D ICaS.

SE So S 5 2NCAS:

Dans r cas elle portait sur six vertèbres :

Si L:, L;, Dw, Du, Duo.

Au total, dans un seul cas, la S, était indemne, la fissure portait seulement sur S2 et Ss.

La S, a donc participé à la lésion dans 30 cas. La S dans 10 cas.

La S; dans 10 cas.

La L, dans 4 cas.

La S; dans 1 cas.

Les Li, Lo, De, D, Do dans 1 cas.

Il est intéressant de chercher aussi dans les cas de fissures mulliples quel était le siège de la fissure prédominante.

Cette étude montre qu'il n’y a pas de règle fixe.

Dans les deux cas où la L; était intéressée avec S,, la fissure était prédominante sur L;. Au contraire, dans les cas de fissures occupant, avee L;, 3 ou 4 vertèbres sacrées, la fissure de L; était étroite.

Il en est de même pour S4 et S:. Sur trois cas, deux fois les fissures étaient d’égale importance ; dans le troisième, celle de S, était plus large. Dans les fissures portant sur 3 vertèbres, tantôt celle de S; est plus grande que les autres (obs. XXXIX), tantôt celles de S, et S, sont sensiblement égales, celle de S: étant plus étroite {obs. XXVIIT et XIX), tantôt, enfin, c'est la fissure de S, qui est la plus large.

Dans les deux cas de fissure étendue à tout le sacrum que nous avons étudiés, une fois les arcs postérieurs manquaient lotalement; dans l'autre cas la fissure, large au niveau de S;, allait en diminuant progressivement de haut en bas.

Dans le cas unique (obs. XXIV), où le Spina intéressail, en même temps que la 1° sacrée, les 3 dernières dorsales et les 2 premières lombaires, la fissure était maxima au niveau de D,,, D,,, Lu et S,, plus petite au niveau des autres vertèbres.

Il faut donc retenir de ces recherches que, dans les Spina bifida occulta à fissures multiples, la disposition et la largeur des fissures n’obéissent à aucune règle précise. Cette irrégularité est bien en faveur d'une véritable malformation. Un simple retard de l'ossifica-

tion devrait donner lieu, semble-l-il, à une dispositon plus régulière.

2° Forme et disposition de la déhiscence. — Nos observations montrent tous les degrés entre l'absence complète des arcs postérieurs et une fissure étroite marquée par un simple trait linéaire.

La perte de subslance est généralement médiane, mais elle peut être aussi un peu latérale, l'arrêt de développement ayant porté d'une façon prédominante sur un des arcs. Elle est généralement verticale, mais elle peut être aussi oblique, un des arcs tendant à chevaucher l’autre en haut ou en bas. Le plus souvent, elle a la forme d'une simple fente à bords parallèles ; quelquefois cependant, elle s’élargit à sa partie inférieure prenant une forme en triangle, ou bien elle s’évase à ses deux extrémités prenant une forme en haltère.

Les arcs qui la bordent ont aussi les dispositions les plus variées. Quand la fissure est étroite, 1ls sont souvent renflés à leurs extrémités, et ce renflement correspond peut-être à une bifidité de l’apophyse épineuse. Quand elle est plus large, l'extrémité des arcs est plutôt atrophiée, irrégulière, tantôt elle est bordée d'un contour net, tantôt, au contraire, elle paraît un peu raréfiée et sans limites bien précises.

La direction des demi-ares qui bordent la fissure peut être anormale. Au lieu de présenter une direction horizontale, l'un d'eux peut présenter une direction plus ou moins oblique en bas ou en haut.

9e Malformations concomilantes du rachis. — Le fait le plus constant est l'absence partielle cu totale

rire des apophyses épineuses du sacrum qui à été relevée dans vingt cas. Dans cinq cas seulement la crête sacrée était visible. Une fois l'absence d'apophyse épineuse était limitée à la S,. Dans un cas (obs. XXXIIT), l'apophyse épineuse était nettement bifide, chaque moitié étant formée par l'extrémité de l'arc correspondant. Il faut noter que les apophyses épineuses lombaires sont généralement bien formées, dans quelques cas même elles avaient une longueur presque anormale.

Les varialions numériques n'ont élé relevées que dans sept cas. La sacralisation s'est rencontrée dans trois observations, elle était de degré moyen dans deux cas, caractérisée seulement par une largeur anormale des apophyses transverses de la L.; dans un cas elle était accentuée, bilatérale, en aile de papillon.

Nous n'avons trotvé aucun cas de lombalisalion complète. Dans trois cas il y avail une légère ébauche de lombalisation caractérisée par l'absence de soudure de l’un des ailerons laléraux de la S,, avec l’aileron correspondant de S,. Enfin, dans le dernier cas, il y a une anomalie curieuse : la 5° lombaire est asymétrique, son côté droit est sacralisé, son côté gauche, au contraire, légèrement lombalisé.

Dans onze de nos observations, soit le liers des cas, nous avons remarqué que les vertèbres sacrées sont incomplètement fusionnées. Cela se traduit quelquefois par la persistance d'un intervalle net, à double contour, entre les corps des vertèbres sacrées. Plus souvent celle impression est due à l'existence entre les

vertèbres sacrées de bandes plus claires qui corres-

PT 0e pondent évidemment à une ossification moins complète des espaces silués entre les arcs postérieurs des verlèbres correspondantes. Comme nous avons fait ressortir plus haut la rareté de la lombalisation, il faut considérer ce fait plutôt comme un trouble de l’ossiti-

calion que comme le résultat d’une variation numérique.

4 Rapports avec les signes cliniques. — Le but de ce travail est d'étudier la morphologie du Spina bifida occulla osseux. Nous avons laissé de côté les lésions nerveuses. Nous ne prélendons donc pas élucider le problème difficile des rapports qui existent entre la malformation et les troubles nerveux qui l’accompagnent.

Cependant, nous avons cru intéressant de mettre en regard les lésions que nous venons de décrire avec les signes cliniques qui les accompagnaient.

Dans trois cas, le Spina bifida occulta n’a été qu’une trouvaille faite à l'occasion de l'examen d’une autre lésion : luxation congénitale, sacro-coxalgie, coxalgie. La fissure vertébrale, qui était done tout à fait silencieuse, siégeait seulement sur $,, et une fois sur L:ets,.

Dans un cas,il s'agissait d'un Spina bifida, avec tumeur, opéré dans la première enfance et qui avait laissé un pied talus paralytique. La lésion était naturellement très étendue; elle occupait les L:, L;, S,, S,. Dans un second cas, il y avait une tumeur de la région dorsale inférieure recouverte d’un nœvus pileux. La lésion correspondante était une fissure de la S; et une

ONDES large fissure portant sur les dernières dorsales et les premières lombaires. Dans un troisième cas, le malade avait une pelite tumeur mixte sacro-coccygienne, la

fissure était limitée à S..

Au point de vue clinique, nos autres observations peuvent se classer en quatre catégories : les déformalions des membres inférieurs, les troubles rachidiens, les troubles rectaux et vésicaux, enfin les algies du

membre inférieur.

a) Déformations des membres inférieurs : 10 cas. 7 pieds creux, 2 pieds équins, 1 pied plat bilatéral.

Parmi les pieds creux, nous trouvons :

1 déhiscence complète de toutes les vertèbres

sacrées.

1 fissure des S,,S,, S:.

1 fissure des S,, S,.

1 fissure des S,, 5.

3 fissures de S,.

Les deux pieds équins avaient des fissures portant :

L'un sur L,etS,.

L'autre sur S,, S,, S..

Le pied plat n'intéressait que Si.

b) Troubles rachidiens : 8 cas.

Nous avons un cas de troubles accentués caractérisés par une parésie des muscles abdominaux avec lordose où on trouve seulement une fissure de Si, S.

ES A Les sept autres cas sont des rachialgies faisant penser au mal de Pott et dont deux étaient accompagnés d'une légère cyphose et d'un certain degré de scolhiose (obs. VIIT). Nous trouvons dans ce groupe : une fissure de S,, S:, Ss, une de Ls, SAdEux de hero HSitunedes tr Le); #D:De:

c) Troubles rectaux et vésicaux : 5 cas.

Un cas d’incontinence des matières avec fissure de Serre

Deux cas de parésie vésicale avec fissure de S;, Ss, dans un cas, et de S, dans l’autre.

Deux cas d'énurésis : dont l’un s’accompagnant de douleurs lombaires, avait une fissure de S,, S:, l’autre, accompagné d'atrophie légère du membre inférieur, avait une fissure de L,, S;, 52.

d) Algies du membre inférieur : 3 cas. Une sciatique rebelle avec fissure de S; et deux simples algies

avec fissure limitée aussi à S,.

Il résulte de ces faits qu'il y a peut-être bien un certain rapport entre l'importance des troubles nerveux et l'étendue des lésions du sacrum, puisque, dans les trois cas de simples algies, nous n'avons que des lésions de S;, mais cependant nous sommes loin de pouvoir admettre ce rapport comme une chose absolue et constante. En effet, nous voyons, par exemple, dans les déformations des pieds, des troubles nerveux

presque aussi accentués s'accompagner dans un cas de

EP ee déhiscence complète du sacrum et dans lPautre d’une simple fissure de S;. De même pour les affections du rachis, la forme la plus grave avait une fissure limitée à Si, %, et une des plus brusques avait des lésions portant sur S;, S2, S3. De même, aussi pour les troubles vésicaux, nous voyons une parésie vésicale grave avec une fissure de S;, et un simple énurésis avec une fissure de LL, 5, 0.

On pourrait en dire autant de la largeur de la fissure. Ainsi, dans l'observation VIII, des troubles paralytiques importants des deux membres inférieurs avec pied plat bilatéral ne s'accompagnaient que d’une étroite fissure de la S,;. Par contre, dans l'observation XXXVIIT, où la fissure était large donnant l'impression d’une véritable déhiscence de l'arc postérieur, les signes cliniques se limitaient à une algie du membre inférieur droit durant depuis deux ans.

Enfin, la localisation de la fissure ne paraît pas non plus avoir un rapport étroit avec les manifestations cliniques. La participation dela L; a été notée aussi bien dans les cas de rachialgie que dans les cas des troubles urinaires ou de paralysie des membres inférieurs. De même les lésions basses des S,, S3 ont été relevées indifféremment dans les diverses variétés cliniques.

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