TRANCHE DROITE DE LA COUPE JUXTA-MÉDIANE, VIDE DU FŒTUS
Nous nous sommes attachés, dans la reproduction phototypique de cette moitié droite, à mettre au point la cavité utérine, sur les parois de laquelle se trouvent ici les détails importants. Nous avons négligé, pour arriver à ce but, les détails de la coupe qui est l’exacte reproduction de la moitié gauche.
Il suffit de regarder côte à cote les planches I et II pour juger, au développement de la moitié droite de la cavité de l’œuf, que l’utérus était, suivant la règle, incliné de ce côté et que la plus volumineuse moitié du fœtus débordait, avec elle, le plan médian.
Fig. 8.
Il se passe, pour le fœtus, le contraire de ce qui se passe pour le Placenta. Celui-ci empiète à peine de qiielques centimètres sur la paroi postéro-latérale droite. Au droit du bord inférieur de la 5” lombaire on aperçoit, à égale distance des bords supérieur et inférieur du Placenta, un peu à droite du plan médian, tout près du bord droit du gâteau, et dans une situation excentrique par conséquent, l’insertion du cordon (C, fig. 3).
On retrouve, en bas et en avant, la coupe des membranes décollées de la paroi antérieure du segment inférieur; pour les mettre en évidence, et pour bien montrer la limite supérieure du décollement (indiqué par une flèche à pointe basse sur la fig. 3) qui correspond au sommet de la vessie, on a glissé au-dessous des membranes un fragment d’allumette. Le bout profond de cet index réapparait à nu, à quelques millimètres à droite du plan médian, dans la brèche faite, à la droite du pôle inférieur de l’œiif, par la déchirure artificielle des membranes.
Cette brèche, elliptique, à grand diamètre oblique d’avant en arrière et de gauche à droite, a des
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contours irréguliers; il est'>aisé de se rendre compte (fig. 3) que les bords de l’orifice amniotique {a a et ceux de l’orifice chorial {cK) ne se correspondent pas.
Dans la moitié postéro-gauche de l’ellipse le rebord de l’orifice membraneux est très voisin du bord du placenta, à 1 centimètre. On comprend, en examinant cette planche, comment on peut diagnostiquer rétrospectivement la situation basse du délivre, j)ar la mensuration des membranes.
La déchirure des membranes a été trop timidement faite ; elles sont rompues mais non largement déchirées. La pièce montre bien la persistance de la presque totalité du pôle inférieur membraneux. Le pont membraneux amnio-chorial. dont on voit l’extrême droite soulevée par l’allumette, aurait continué, au cours de la dilatation, à exercer, sous la poussée de la tête, ses tractions malfaisantes sur la languette placentaire en voie de décollement.
Pour qu’en pareil cas la déchirure des membranes soit efficace et permette le déjettement latéral et la compression de la languette décollée contre la paroi utéro-pelvienne postérieure, il faut faire sauter la totalité de ce pont membraneux et prolonger la déchirure bien au-delà du plan médian, à droite et à gauche. Kien n’eut été jdus facile dans le cas particuher.
Planche III.