INFLAMMATION CHRONIQUE
laires en s'enflammant, ont subi deux modifications importantes, elles sont revenues à l'état d'éléments musculo-formatifs embryonnaires et ces éléments eux-mêmes ont récupéré leur individualité initiale en se séparant de leurs congénères au niveau des traits scalariformes.
Tels sont les caractères anatomiques de la véritable myosite cardiaque j on voit combien ils diffèrent de ceux affectés par la dégénérescence totale et graisseuse du segment musculaire contractile. Rarement, en dehors du cas particulier où le cœur est envahi par les néoplasies vraies, un sarcome ou un carcinome, par exemple on voit cette myosite se propager dans l'épaisseur même du muscle cardiaque. Elle reste plus ordinairement confinée sous l'endocarde ou sous le péricarde atteint d'une in^ flammation légère.
Mais il existe d'autres altérations nutritives dont l'importance est considérable bien que ces lésions aient été jusqu'à ces derniers temps complètement passées sous silence par les auteurs qui se sont succédé. Elles répondent au lésions du cœur devenu asthénique, et consistent principalement dans la fonte du ciment intercellulaire au niveau du traH scalariforme d'Eberth et en quelques autres modifications que nous allons maintenant décrire. Si, comme l'ont montré pour la première fois MM. Renaut et Landouzy, l'on considère le myocarde d'un individu atteint depuis longtemps d'une affection organique du cœur et qui a succombé à des accès répétés d'asystolie, l'on constate qu'il est impossible de dissocier ce myocarde, ordinairement d'une couleur jaunâtre ou feuille morte, en fibres musculaires arborisées. Sous l'influence de la dilacération par les aiguilles, quelque ménagée qu'elle