‹ Étude Anatomo-Pathologique d'un Cas de LymphadénieChapitre 32 sur 42 · RL À.— LÉSIONS DIFFUSES · texte numérisé non relu

RL À.— LÉSIONS DIFFUSES

Lésions vasculaires et lymphatiques. — Ce qui frappe tout d’abord, dans l'examen des coupes, c'est l'agrandissement du calibre des vaisseaux, tant dans le parenchyme pulmonaire que dans la plèvre épaissie. Chaque orifice vasculaire est entouré d'une zone de tissu fibreux qui s'étend plus ou moins loin dans le parenchyme, suivant son importance.

Un très grand nombre de vaisseaux grands ou moyens renferment des thrombus. Ces thrombus sont allongés et flottants dans la lumière, mais dans un grand nombre d'entre eux on voit un point d’insertion plus où moins large à la paroi, qui se fait ordinairement au niveau d'un éperon de division. De ces thrombus, les uns sont composés d’un réticulum fibrineux enserrant des globules rouges, des plaquettes du sang en petits amas et enfin des Jeucocytes. Les leucocytes sont des deux variétés: polynucléés et lymphocytes, et suivant les cas l’une ou l’autre espèce prédomine. Dans d’autres thrombus on reconnait une structure lymphomateuse, à savoir un réticulum conjonctif présentant çà et là, dans ses épaississements, des cellules grèles du tissu conjonctif. Sur les parois de ce réticulum sont disposées des cellules endothéliales à gros noyau ovoïde ; enfin dans les mailles du réticulum sont accumulés des lymphocytes. Ces thrombus organisés nous ont paru provenir d'un thrombus primitivement formé par coagulation, et non pas s'être formés par un bourgeonnement de la paroi du vaisseau. En effet, au niveau de leur insertion à la paroi, il n'existe pas de prolifération manifeste du tissu de cette paroi. L'insertion consiste simplement, comme pour un thrombus de coagulation, en une intrication des fibrilles du réticulum avec les fibrilles du tissu conjonctif de la paroi, l'endothélium vasculaire ayant disparu en ce point. Les vaisseaux de petit calibre qui ne renferment pas de thrombus sont distendus par des globules rouges, parmi lesquels on distingue un très grand nombre de leucocytesdes deux variétés. L’endothélium de ces petits vaisseaux est le plus souvent tuméfié et proémine fortement dans la lumière. Dans la zone fibreuse qui entoure les orifices des vaisseaux, on voit des cellules

SAM conjonctives, bien nourries, et souvent en voie de division avecquelques cellules migratrices.

En outre, il existe dans cette zone les sections longitudinales ou transversales de 1, 2 ou 3 vaisseaux lymphatiques considérablement dilatés et bourrés de lymphocytes et de cellules à gros noyau ovoïde qui doivent être considérées comme desendathéliums détachés de la paroi par tuméfaction ou provenant des ganglions lymphatiques et des (umeurs.

Pneumonie catarrhale. — Outre ces lésions vasculaires et Iymphatiques, le tissu pulmonaire présente les signes de la pneumonie catarrhale desquamative ordinaire : hyperémie capillaire, exsudat plus ou moins riche en globules rouges et grosses cellules épithéliales en grand nombre, parfois pigmentées.

Lésions des bronches. — Les grosses bronches sont également intéressantes : elles renferment, elles aussi, des thrombus composés de fibrine et de leucocytes de diverses qualités. On voit sur quelques points ces thrombus adhérer à la paroi bronchique dont l'épithélium au point d'adhésion a disparu. Il existe en outre une bronchite intense avec diapédèse, infiltration dans la lumière, desquamation de l’épithélium dont la couche extérieure est seule en place, et enfininfiltration de petites cellules dans la paroi.

Sclérose. — Notons encore parmi les lésions diffuses les bandes de sclérose qui séparent les unes des autres les différentes nodosités. Elles ont presque toujours pour axe un gros vaisseau ou une grosse bronche et intéressent une notable étendue du parenchyme dont on voit des restes sous forme de lumière plus ou moins allongée et rétrécie, tapissée d’un gros épithélium cylindrique bas. Les bandes renferment en outre des orifices vasculaires, larges et irréguliers, souvent occupés par un thrombus et des lacunes lymphatiques tapissées

d'endothélium et renfermant des globules blancs et des cellules endothéliales.

B.—- TUMEURS Ainsi qu'il a été dit, les tumeurs sont de deux{ypes différents dans

les deux fragments coupés : dans l'un, qu'on peut appeler {ype lymphatique, les nodules se composent d'un réticulum à grosses cellules

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