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endothéliales, dont le noyau est quelquefois bourgeonnant mais qui n'atteignent pas les dimensions d'une cellule géante. Les mailles sont bourrées de lymphocytes. Dans le type médullaire, le réticulum est plus délicat, les mailles plus grandes. On remarque un nombre considérable de cellules géantes dont les noyaux multiples, multilobés, en voie de division par fragmentation indirecte, sont extrémement riches en chromatine. Lescellules contenues dans les mailles consistent principalement en cellules à gros noyau, {sphérique, à contour festonné et leucocytes polynucléés avec tous les intermédiaires. Les lymphocytes sont relativement rares.
Il est assez difficile de connaître le mode de développement de ces tumeurs. Dans les parties centrales, elles s’accroissent évidemment par multiplication de leurs propres éléments. A lapériphérie on voit, d'une part, les contours alvéolaires s’épaissir par l'apparition de cellules lymphatiques dansleur épaisseur, mais on voit souvent aussi la cavité de l’alvéole occupée par un bourgeon de tissu lymphatique qui a son origine en dehors de l’alvéole. Il est probable que ces bourgeons, comme dans les nodosités de la tuberculose chronique, ont leur point de départ dans un point quelconque de l’infundibulum ou dans la bronchiole et emplissent ensuite cette cavitéà la manière d’un polype. é
En somme, tout indique que le poumon a été envahi par les produits leucémiques provenant de la rate, du foie et du système veineux général, qui ont produit des thrombus dans les gros troncs et ont disséminé dans toute l'étendue du réseau capillaire des cellules qui, suivant leur origine, ont été le point de départ desnéoplasies du type ganglionnaire ou du type médullaire. Mais il faut aussi reconnaitre l'apport d’un poison irritant, soluble, déterminant d'une part la pneumonie catarrhale diffuse, d'autre part la sclérose périvasculaire, 4a bronchite et la péribronchite.
Nous n'avons guère à ajouter aux conclusions de M. le professeur Kiener surles lésions pulmonaires. [nous faut, cependant, attirer l'attention sur un ordre tout nouveau pour nous d'altérations, à savoir, sur ces lésions de transport qui consistent dans les thrombus des gros vaisseaux et dans les tumeurs lymphadéniques.
Sur la foi de Ranvier et d'Olivier, on a cru longtemps que les lésions secondaires de la lymphadénie ne consistaient qu’en extravasation de globules blancs. Plus tard, une autre opinion se fit jour, d’après laquelle les nodules secondaires rencontrés dans les organes lymphadéniques étaient de véritables formations néoplasiques de nature lymphoïde.
Bizzozero (1), appliquant à la solution de cette question les connaissances relatives à la division des noyaux, montra que, dans ces nodosités secondaires, beaucoup d'éléments se trouvaient à l’état de division. Il en conclut qu’elles devaient être considérées comme des néoformations etnon comme des Ivmphorrhagies.
Les tumeurs lymphadéniques de notre poumon étaient, en effet, riches en karyokinèses. Elles traduisent, de plus, leur origine, soit lymphatique, soit médullaire ou splénique, par la nature des leucocytes qui prennent part à leur constitution.
Les thrombus, arrêtés dans les gros troncs vasculaires, manifestent aussi cette double origine et montrent, comme les tumeurs elles-mêmes, leur tendance néoformative et extensive.
Enfin, à côté de ces lésions secondaires, résultant de l’ap-
(1) Ueber die Natur der secundären leukœmischen Bildungen, von Prof. Julius Bizzozero in Turin, Virchow's Archiv., 1885, Bd 99.
BA" 710 SE port dans le poumon des éléments cellulaires et des thrombus issus des organes hémalopoiétiques qui ont conservé leur aptitude morbide à faire du tissu réticulé, le poumon présente des lésions diffuses de même ordre que celles dont le foie était frappé et que nous retrouverons, à l’état pur, dans le rein et dans d’autres glandes.