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nerveux est essentiellement colloïdale, OBERsTEINER admet maintenant que le traumatisme commotionnel détermine des modifications chimiques colloïdales qui aboutissent à la coagulation et par là même à la nécrose des fibres nerveuses. Les travaux récents de notre maître, M. Laricoue sur la physiologie de la fibre nerveuse viennent, semble-t-il, à lappui de cette manière de voir. Il en reste don à préciser le mécanisme physiopathologique intime.
. Pour Lewy, la quesfion à discuter, est celle des lymphatiques du système nerveux central posée par OBERSTEINER et NissL. Il ne croit pas à la conception d'Obersteiner : pour lui, la lymphe coule en dehors de canaux préformés et on ne peut pas conclure à un véritable processus d’ædème, car la fixation, histologique détermine la coagulation de la sérosité. HENNEBERG rapporte qu'il a trouvé des foyers allongés dans le sens de la moelle dans un cas de contusion par grenade de la douzième dorsale. Il a observé des corps granuleux avec augmentation de la névroglie, à l’intérieur des tes nécrotiques. Pour cet auteur, lhémorragie est exceptionnelle dans la com. motion. Quant à l’œdème, :l pense que la sérosité lymphatique qui la provoque, résulte de la sortie du plasma des capillaires.
Il rappelle lPopinion de Ricker, qui discute spécialement la pathogénie des phénomènes commotionnels. Pour Ricker, les troubles de la circulation capillaire, allant jusqu’à la stase, sont dûs à l’excitation consécutive à la commotion, excitation qui se transmet par la voie des nerfs des vaisseaux.
Dans cinquante cas récents de blessure de la moelle, BENDA, de son côté, a obtenu les mêmes résultats qu'HENNEBERG au cours de ses examens histologiques. Il confirme la parenté morphologique des foyers traumatiques et des foyers ischémiques. Les ? premiers pourraient résulter d’infarctus traumatiques, et l’on constate dans leur intérieur l'aspect nécrotique de la glie et du tissu nerveux. Tout autour d'eux, existe une réaction névroglique typique, avec parfois formation de pseudo-kystes.
D’autre part, à côté de ces foyers de nécrose, on trouve des champs de dégénération très étendus qui montrent la dispa-