D NN UE
partielles ou totales, confirmèrent que les cellules et les fibres dégénèrent chez l'animal (pigeon) tant au-dessus qu’au-dessous de la section et que seules les cellules épendymaires restent à peu près inaltérées.
Cependant les expériences de Dentan chez le chien, celles d’'Eichhorst et Naunyn qui opèrent 35 chiens nouveau-nés et . pratiquent l’examen de la moelle de 2 jours à 12 mois après l'opération, semblent donner un résultat positif. Mais ces derniers auteurs ne sont pas cependant tout à fait affirmatifs et ils pensent même que les fibres nerveuses observées dans la cicatrice « ont les caractères des fibres nerveuses périphériques ».
Il paraît logique, disent-ils, de leur donner pour origine, au moins pour origine principale, les fibres des racines ».
Nous verrons ultérieurement tout l'intérêt qu'il y a lieu d’attacher à cette dernière constatation.
Ces résultats furent d’ailleurs en contradiction avee les expériences de Schiefferdecker, Reglinghausen et Ssobbo, Kerestzzeghy et Hanss qui, après section médullaire, ne constatèrent pas de modification histologique dans les cellules nerveuses et dans les cellules de l’épendyme. Pour ces derniers auteurs, seules les cellules des parois vasculaires et de la névroglie peuvent présenter une prolifération. De leur côté, Furstner et Knoblauch dilacérant la moelle avec une aiguille rougie, Friedmann examinant des pièees de myélite traumatique, n’observèrent aucune modification dans les cellules des cornes antérieures,
Enfin Trooth examinant des moelles de singes et des moelles humaines, puis Chipault expérimentalement confirmèrent l’absence de régénération des éléments médullaires.
En somme, comme on peut le voir, les documents histologiques semblaient jusqu'ici, sauf chez le triton, en contradiction avec les conclusions de Brown-Sequard.
Lugaro admit cependant que tous les batraciens et même les reptiles pouvaient présenter des phénomènes de régénération nerveuse dans la moelle, mais de tels faits ne s’observent en aucun cas chez les vertébrés supérieurs.
Après avoir repris les expériences de certains auteurs précédents, Chipault dans une excellente étude critique de la question
affirmait dès 1893 que « les études histologiques jusqu'ici faites,
les faits probants de suppléance fonctionnelle, les confusions qu’on a pu faire entre les mouvements réflexes et les mouvements volontaires ne prouvent absolument pas que la régénération des éléments nerveux soit impossible ». Cet auteur rappelle aussi qu’à côté de la moelle, il y a lieu de poursuivre l'étude des racines et des ganglions dans l’évolution de la régénération. 1l cite les faits expérimentaux d’Eichhorst et Naunyn qui, les premiers, supposaient que les fibres nerveuses retrouvées dans la cicatrice après section médullaire chez un chien nouveau-né provenaient non de la moelle, mais des racines. L'observation de Kahler qui put constater la régénération parüelle des racines postérieures sectionnées dans leur portion extra-médullaire est rapportée de même par Chipault. Cet auteur rappelle enfin ses expériences de suture des racines postérieures chez des chiens nouveau-nés. Ayant sacrifié ces animaux 4 et 6 mois après l’opération, 1l put constater que « les caractères histologiques de ces racines suturées étaient absolument les mêmes que ceux des nerfs périphériques suturés à la même époque chez les mêmes animaux et la régénération anatomique et fonctionnelle était complète ».
Cette régénération des racines postérieures fut d’ailleurs confirmée ep par Fickler qui montra, en 1905, que beaucoup de fibres néoformées pénétraient dans la moelle en suivant la gaîne des vaisseaux pie-mériens.
Les méthodes histologiques du système nerveux en se perfecüonnant devaient apporter des précisions nouvelles. L’imprégnation argentique des cylindre-axes permit de modifier ainsi les opinions contraires à la doctrine de la régénération des fibres nerveuses de la moelle. |
- C’est ainsi que Cajal, Marinesco et Minea, Guido Sala purent affirmer après section médullaire chez de jeunes animaux qu'il existait des fibres de régénération siégeant surtout dans les racines postérieures. Marinesco et Minea décrivirent de plus un fait