‹ Etude biographique, M. Jean Raimbault [microforme]Chapitre 6 sur 21 · EN | STE · texte numérisé non relu

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Le 28 juin 4794, M. l'abbé Raimbaull se rendit à Anvers, sur la rive droite de l’Escaut, où il ne put toutefois résider que jusqu'au 3 juillet. I se détermina à passer en Allemagne.

C'est aiors que les circonstances obligèrent M, Fournier à se rendre à Frankfort où il fut reçu et traité avec beaucoup de charité ; M. Raimbault était revenu à Anvers quelques jours avant leur séparation définitive—car la séparation était nécessaire, Ce fut une grande douleur pour l'un et pour l'autre... ils avaient en vain espéré trouver de l'emploi dans cette capitale des richesses commerciales de l'Allemagne, mais, par malheur, les situations étaient véritablement encombrées, Ils se décidèrent à chercher ailleurs un emploi quelconque.

Nous avons sous les yeux de fort jolies pages que M. Raimbault écrivait, de Londres, à son ami demeuré en Allemagne. Nous voudrions pouvoir les reproduire ici, bien persuadé que le lecteur les lirait avec attendrissement, Ces deux ecompatriotes, compagnons d'études, d'armes et d'exil, furent ainsi deux ans séparés l'un de l’autre ; et, la première fois qu'ils se rencontrèrent, après cette longue absence, ce fut dans la Basse-Ville de Québec.

M. Raimbault se voyait à Anvers sans ressource aucune, lorsqu'un jeune abbé lui dit qu'il venait de recevoir une lettre de M. Jousse, le neveu du célèbre légiste anti-catholique et janséniste, professeur de musique à Londres, qui l'y appelait, et qui lui donnait d'assez amples moyens de s'y rendre. I lui offre de partager sa bourse. Désireux de se rentre en Angleterre, obligé qu'il est de se mettre en marche, il se décide à accepter l'offre généreuse de son jeune confrère qui veut bien lui venir en aide. Ils montent sur une barque, s’exercent à la manœuvre pendant quelques jours, el reçoivent la ration des matelots. C'est tout ce qui leur est alloué pour leur travail. Ils n'osent dire qu'ils sont Français, encore moins qu'ils sont ecclésiastiques ; car ils eussent infailliblement été renvoyés s'ils eussent fait connaître qu'ils étaient des déserteurs de l’armée républicaine,

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