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Un autre vontretempe tenait M. Animbnut. Son compaguoh ac retire et le lniseu seul onde plaignant de In modicité de ses rossonrecs et de l'impossibilité de {nivo tous doux le voyage ensemble,
Cependant malgré an pauvreté et sun déniment nhaolt, M. Raimbantt he perd pre courge. Te useouin, NTA faveur de con grossier dosette, otdu déguisement qu'ilemprunte, sur lus vaisseaux du cnbotnge, À des gens de Mn côte quénlinient chnque jour vendre des nitnges, des lunes, des Muite et d'antres aliments aux équipages des gros vaissenux dns In rad, vapé: vant tonjours se rendre à Londres,
A L'aide de ee stratngème, les poptlations du littoral nvniont fi déjà rénsei À sotstrnire un grand nombre d'ocellsinstiques et d'autres personnages À l'exil ét À la mort. On faisait même, d'ordinaite, plusieurs lois ee voyage, de tetre aux vnissonnx, presqu'en pleine mer, avant que de débarquer un aujet. 1 fallait connaître son monde, appréciet les dispositions des lugitife, et, À l'aide de manœnvres atbtiles et prolongies, en sou tirer le pins d'argent ou d'effete de valéur possible,
Enfin, M. Raimbanlt avant musei à s'embarqner incognito, le 4 ou le 5 juillet 1794, sur un de ces Vaieséanx, commandé par un homme officieux, vogua quelques jours avant de connaître définitivement cé qu'on forait de lui. À l'abri mainte: nant des atteintes des Cyrans qui ensanglattaient la France, se trouva bientôt en proie à de nouvelles porploxités, Com ment, et où, prendrait-il terre ? Quand le voudrait-on déposer au rivage ? Comment y serait-il acetwillé ? N'auraitil pas los mêmes luttes à v soutenir pour maintenir son existence ?......
Au milieu de ces agitations d'esprit, on mit fin à ses anxiétés en Le débarquant, le 6 juillet au soir, à Harwick, près de Colchester, an comté d'Essex, sur les côles d'Angleterre, vers le Sud-Est, sans qu'il eût toutefois éprouvé aneun désagrément, W y reçut, dès les premiers moments, les soins que sa position réchamait. |
Le gouvernement de la Grande-Bretagne avail voté des
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cognito, nmandé du conmaintu- France, a, Com déposer | pas log
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sommes conglidétubles pour oméliorer la position des émigrés français. La généreuse hoapilalité qu'il excren envers ent excita l'adotivation universelle ; ot, dans tonte l'étendue du royaume, les cilogens imitnient, aveë grâce, le bel exemple que de roi, cour, les ministres d'Etat et tous les grande personnages du royaume donnaient an monde entier.
Pauvre el inconnu sur une terre étrangère, M. Rairmbanit, toujours fort de l'appui du ciel, partit à pieds, pour se rendre à Londres, eheminant assis lentement afn de ne pas puise ses forces, et d'être en état de travailler dès qui trouvernit de l'emploi. Un bourgeois bienveillant lui donna, sur son chemin, des habits etdes chaussores, pour remplacer ls pauvre défroque ondossée sur les bateaux d'Anvers.
C'est le 42 juillet 4704, que M. Raïrmbaalt arriva à Londres, L'agent du Gouvernement Britannique auprès du clergé l'accueillit avec une bonté loute paternelle. 1 apprit là, quelques jours après son arrivée, que le 9 thermidor (dimanche, 27 juillet,) Robespierre avait fini ses jours sur l'échafaud, au milieu des cris de joie du peuple qui applaudissait à son supplice. Bientôt les prisons furent ouvertes et l'on commenca à espérer de meilleurs jours pour la France. Mais les persécutions, pour être plus :modérées, ne cessèrent pas pour tout cela.
M. Raimbault s'aperçut bientôt qu'il pouvant compter gur les bonnes dispositions du peuple anglais en faveur des victimes de la révolution, Dès son arrivée, il fut introduit à Monseigneur de Saint-Pol de Léon, l'ilustre et pieux M. De la Marche, que ses procédés si bienveilants ont immortalisé (a).
(a) I termina sa laborieuse carrière à Londres, à l'âge de 77 ans, le 25 novembre 1806.
Wientôt il Pat conduit à In chapelle de Snhn Square, où an faisait épolidrement Ve sovvics paruisaint. Tout le monde If parut anime dose meilleures intentions à son dan,
Ra joie fut blue grande encore quand où le préaontn mix daques, et qu'on Mi ft connaitre qu'on avait toute liberté, pour levorviee du culte catholique, sur In terre hospitalière do l'Angleterre,
Le courage et la pationee du jeune lévite furent bientôt con. nus, On s'empresse de le consoler, de le lortifier dans soadoa soins de se donner À Dieu ot de conencrer an service de l'Rolise une Vie arraehée à mille dangers, par l'entremise de In Providonce, Anesi, ce bon veelésinetique disait it qu'il nvnit pas d'autre ambition que d'aller évangiliser les enmpagnes et ins truire la fonnesse, selon que le mgleraiont les Atpérienrs vecléstaetiques
Héônronx de se trouver aeeneit si favorablement par des compatriotes, M. Lab Raimbhantt ge hâte de visiter un grand nombre d'ecelésiastiqués franvcnis qui vivaient à bondres et dans sos environs, bien plus des bienfaits du gouvernement que du produit de leur science où de leur induatrie, Le plaisir d'être libre, de rencontrer des confrères, des prétres animés du meilleur esprit, et qui sonffraient pour la même cause, lui aurait fait oublier Log maux passés, ai leur aenité eût causé une impréssron moins intense dans tout son être,
M. Raimhault passa onze mois en Angleterre, gémissant sur le triste état de la religion dans sa patrie désolée. D'abord, il apprit la langue du pays. 11 trouvait ainsi dans l'étude une distraction à sa douleur et à la position pénible dans laquelle 1 se trouvait. D'ailleurs, il ne pouvait pas consentir à être à charge aux autres ; aussi se donnaitl toutes les péines pour se mettre on état de se suffire à lui-même.
Mais laissons ce pieux ecelésiastique exposer Ini-même la condition que les circonstances lui faisaient et ses efforts pour subvenir à ses moyens d'existence,
C’est dans une lettre, datée de Threadnecdle-Street, n° 55,
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Londres, À décembre 2704, qu'après nvoir fait in description de son logement, le modeste abbé expose ninmei ses plans h vn dis end php à Min nss ss sic uuuscssssss Ounnd nous n'aurions, pour adontiescment io nos vonux, que le sentiment pur d'un cour vertueux, ne serionenons pus nsser dédommungés de toutes nos souffrances? Quelle plus douce jonissnnees que celle de pouvoir ae dire à soi-même : de suis malheureux parce que j'ai euivi les principes de In justice, j'aurais prime procurer quelques jouisanness et or épargner toutes mes peines, le moyen était entre mes maine... mais toutes les jonissanees du monde, l'univers entier me dédommngermient-ils des reproches de ia conecienes % Je ai fait que ce que j'ai cru devoir faire, Voi réfléchi, j'ai consulté... et que n'importent les suites d'une bonne action 7... Si nous ajoutons à ceba tons les motifs que la religion nous suggère, alors tous nos maux s'évanouis sent. Mon fume s'agrandit à mesure que mon corps souffre ; elle acquiert d'autant plus d'énergie et de force que les objets extérieurs ln compriment moins, elle s'isole de tout ce qui est terrestre, el ne se nourrit plus que des biens solides et durables.
de me anis oceupé constamment, depuis mon arrivée, de l'étude de la langue anglaise, et heurensement j'y ni fait nssez de progrès pour me tirer d'affaires. Je me suis trouvé, il est vrai, dans la conjoncture la plus favorable, auprès d'une personne qui sait assez celte langue pour faciliter les principes de la prononciation, J'entends actuellement les sermons où j'ossiste ous les dimanches et je puis me passer d’un interprète pour quelque chose que ce puisse être, Voilà pour la langue, C'est un point nécessaire de savoir Ja langne du pays —mMais ce n'est pas tout, C'est nn moyen nécessaire pour entreprendre quelque chose, mais ce moyen n'est pas toujours efficace, Tu sais déjà par ce que je l'ai écrit que M. N avec la meilleure volonté du monde, ne peut m’assurer une existence indépendante, car la fortnne publique d’un pays influe beaucoup sur celle des particuliers, et la guerre est si
désastreuse par elle-même el si expensive (dispendieuse) surtout au pays dans lequel nous sommes, que les arts et les sciences sont dans un état d'inertie aussi grand que celui du commerce. D'ailleurs, il serait de mon devoir, quand je n'y serais pas contraint par la nécessité, de chercher par moimême les moyens d'être à mes amis le moins à charge possible. Pendant ces premiers cinq mois de mon séjour, tout en m'occupant de la langue, sans laquelle je ne pouvais rien faire, que de projets différents j'ai formés! que de plans opposés les uns aux autres se succédaient rapidement !.….. Parmi ceux auxquels je me suis le plus arrêté, voici les principaux : 1° de passer quelque temps dans une académie pour me perfectionper dans la langue ; 2° lever un écriteau (mettre une enseigne) de maître de mathématiques ; 3° apprendre un métier :—0h ! voilà qui t’étonne, j'en suis sûr, mais je ne parle pas des autres—il m'est venu à l’idée d'apprendre un instrument ou encore de me faire engraver (graveur) ou de me perfectionner dans Je dessin et la peinture afin d'en donner des leçons... tout cela ne s'explique que par les circonstances locales. Quant au premier, je n’y ai pas encore renoncé et j'attends le mois prochain qui est le temps des changements pour les assistants. J'ai manqué depuis peu une place bien agréable dans ce genre—dans une académie située à une Jieue de Londres, dans le plus beau site. Elle était de vingt-cinq guinées par an et la table, ete., mais il fallait veiller et conduire les enfants à l'église protestante, et je l’ai refusée. (C'est une difficulté qui se rencontre souvent dans ces sortes de places et qui me fait craindre de n’en pouvoir trouver sans celte condition, ce qui m'y ferait renoncer, Quant au second, les hautes sciences ne sont pas actuellement assez en honneur pour pouvoir espérer de faire fortune dans cette partie. Je réussirais peutêtre mieux si je pouvais seulement montrer l'écriture et la rouline des comptes nationaux et étrangers comme tu sais que les montrent les maîtres d'écriture, car c'est ce qu'ils entendent ici par mathématiques. Pour les mathématiques plus
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approfondies, il n’y a guères que les militaires qui s'en occupent et ils sont au service maintenant. Cependant, j'essaierai d'exposer un bill (a) de mathématiques ; il en arrivera ce qu'il pourra. Je serais content si je me procurais seulement deux écoliers, Tu vois que mes désirs sont assez bornés. Quant au troisième, par où j'aurais dà commencer et par où il faudra finir, je n'envisage plus cela comme un établissement durable, mais comme un moyen de subsister pendant le temps de notre détresse, moyen ylus sûr, sans doute, que celui des sciences, et très-conforme à la vie erranle et fugitive que nous menons. Avec tout cela, on est, en quelque sorte, à l'abri des caprices du sort, ou plutôt on ne fait que suivre le plan de la Providence qui nous ordonue de prendre tous les moyens justes pour nous procurer le nécessaire. M. de B..... (b) ayant eu occasion d'écrire à Baltimore, je l'ai chargé d'informer M. Chicoineau de ce qui nous concernait tous deux. M. Ch*** doit se rendre à Montréal, auprès de M. Desjardins, qui est grand vicaire de l'Evêque de Québec... »
Cette longue série d'incidents et de faits affigeants va faire place au récit des attentions de la divine Providence qui dédommage toujours ceux qui se soumettent à ses décrets, et des acles de générosité dont M. l'abbé fut l’objet de la part de bien des personnes haut placées. « Dieu, dit un écrivain célèbre,
(a) C'est-à-dire qu'il exposera une affiche pour faire connaitre qu'il enseigne les mathématiques.
(b) M. de Bouvens, grand-vicaire de l’Archevèque de Tours, M. de Conzié. Il passa en Angleterreen 1795. C'est lui qui prononca l'oraison funèbre du duc d'Enghien et celle de l'abbé Edgeworth de Firmont, etc. 1Ilest mort au commencement de l’année 1830. Quelques années auparavant, il s'était démis de la charge d’aumônier du roi.
ménage la: consolation de l'espérance même au moment où, dans lesévénements qui s’accomplissent, tout semble dépendre de la volonté et du caprice des hommes. En exerçant une autorité sup‘rieure en faveur des siens, qu'il protége, il donne des preuves de la bonté de sa Providence. »
M. Raimbault enseignait à Londres le français et le clavecin, dont il avait pris des leçons à Orléans. Lorsqu'il vit qu'il pourrait en faire un moyen de subsistance, il alla lui-même, afin de se perfectionner, prendre des leçons chez un maître plus autorisé, M. Jousse, celui dont nous avons parlé plus haut. Il regrettait que les circonstances ne lui eussent pas permis de se livrer davantage à cet art avant cette époque, car lout son temps se passait à Londres à, apprendre et à enseigner la musique, ce qui lui ravissait des heures qu’il destinait aux études sérieuses.
C'est dans ces circonstances que cet homme studieux reconnaissait qu'il est avantageux de s'occuper des arts et des sciences, auxquelles le hasard nous permet de donner notre attention, puisqu'on y trouve le moyen d'être utile aux autres, et, par fois, de se ménager de précieuses ressources pour des temps plus difficiles.
M. Morrogh, de la maison Lester et Morrogh,alors en Angleterre pour les affaircs de la société qu’il représentait, était un des gentilshommes auxquels le bon abbé donnait des leçons de français. Ilse retirait au New-York Coffee-House, et faisait de fréquentes visites à son professeur (a). Instruit par quel-
(a) M. Robt. Morrogh, né à Lisbonne, en 1758, descendait d'une ancienne famille du comté de Cork, Province de Munster, en Irlande. Il reçut son éducation à S. Omer et à Rouen, en France. A la mort de son père, négociant à Lisbonne, il retourna au Portugal. Son père avait réglé qu'il étudierait la médecine ; mais le sort du fils fut changé par le décès du père. En 1779, il vint à Québec, auprès de son oncle maternel, Robert Lester, écuyer, qui était établi en cette ville depuis 1770. Après avoir géré quelque temps les affaires sous le regard de son oncle, M. Morrogh lui fut associé. "Tous deux, sous le nom de Lester & Morrogh, conduisirent des entreprises commerciales sur une grande échelle jusqu’en 1807. L'année sui-
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ques paroles, surprises pendant la conversation, de sa situation gônée, il lui offrit délicatement quelque secours, que M. Raimbauit refusa toutefois d'accepter.
Cependant, l'élève admirait l’égalite d'âme, la piété fervente et soutenue de l'ingénieux pédagogue, sa prudence, sa grande droiture d'esprit, ainsi que l'étendue et la variété de ses connaissances, Il entrevoyail que ce jeune homme, d'un esprit orné, d’une haute capacité et de belles manières, dont il ignorait toutefois les projets d'avenir, pourrait en Amérique gagner honorablement sa vie, en enseignant les arts libéraux. Il l’engagea donc à passer au Canada, en lui offrant les moyens de subvenir aux frais du voyage, et en lui proineltant une existence facile en deçà des mers.
M. l'abbé lui ayant alors avoué qu'il était catholique et ecclésiastique, celui-ci redoubla d’instances tant pour lui faire agréer ses offres que pour le décider à se rendre en Canada dans le but de servir l'Eglise,
L'illustre fugitif, qui ne voulait pas toutefois adopter de dédécision finale avant d’avoir pris cuaseil, alla voir M. l’abbé Bourret, agent des Prèêtres Sulpiciens, à Londres, et lui fil part des idées que lui avaient suggérées M. Morrngh. (a)
vante, M. Morrogh fut placé, temporairement, au département des douanes, conjointement avec son parent, M. 4. Finlay. C'est vers 1820 que ce citoyen laissa Québec, renonça à toute alfaire, pour aller résider sur une terre qu'il avait acquise à la Longue-Pointe, dans l'Ile de Montréal. Après quelques années de séjour en cette paisible résidence, ii se rendit à Montréal, chez son fils, feu R. L. Morrogh, écuyer, Protonotaire, où il mourut, en 1834, à 76 ans. La maison Lester & Morrogh a donné l'orgue de l'église de Notre- Dame de Québec. Le 926 octobre 1802, l'harmonieux instrument fut installé dans la cathédrale. Sorti des ateliers d’Eiliot, célebre facteur de Londres, il avait coûté trois cents guinées en Angleterre, sans le buffet. Vers 1850, on y a ajouté un jeu de pédales séparé de dix-sept notes.
(a) Un des premiers soins de M. Raimbault après son débarquement à Québec, fut d'écrire à M. l'abbé Bourret pour lui exprimer combien il lui était reconnaissant de ses bons procédés à son égard. M. Bourret, prètre de la compagnie de Saint-Sulpice, ancien directeur du séminaire d'Orléans, avait entrevu M. Raïmbault pendant son séjour en cette ville, mais le jeune lévite, n’en étant pas assez connu, n'avait pas jugé à propos de lui faire visite
M. l’ubbé Bourret, qui jusque là n'avait pas paru s'occuper de M. Raimbault, ni de <e qui le concernait, lui déclaza qu'il s'agissait de lui ménager une situation importante, et qu'il ne verrait qu'avec peine son départ de Londres ; .car il était persuadé, ajoutait-il, qu'il avait affaire à ur bon ecclésiastique.
La vie de M. Raimbault, il faut en convenir, a'été bien propre à justifier le jugement de ce vertueux prêtre,
M. Bourret invita le jeune abbé Raïmbault à se rendre plus souvent auprès de lui, à ne pas craindre de l’importuner par ses visites ; et, à la seconde ou troisième entrevue qu'il eut avec ce digne agent des Sulpiciens, celui-ci luï apprit qu’il veait de recevoir ane somme d'argent de M. Pless'', curé de Québec, au Canada, qui lui écrivait longuement et f’une manière pressante, au nom de l’Evêque de cette ville, Mgr. Jean- François Hubert, dé lui envoyer au moins douze prêtres désireux de se consacrer aux travaux du minisicre pastoral dans ces lointaines régions. L'argent qu’il lui faisait toucher devait servir à défrayer le coût de la traversée de ceux qui se décideraient à passer sur ces plages hospitalières.
M. Raimbaalt communiqua cette nouvelle à M. Morrogh, qui lui affirma qu'effectivement il y avait beaucoup à faire dans la colonie du Canada, beaucoup de terres à concéder, beaucoup de paroisses à établir, et que bon nombre de prètres y trouveraient de l'emploi. Il luifit connaître que les deux ordres religieux, les Jésuites et les Récollets, employés pendant bien
à son arrivée sans lui avoir été recommandé. Ce prêtre charilable s'était consacré en Angleterre au soulagement des émigrés français. Au moyen des libéralités de ses amis il a bâti à Londres une chapeile conavu. sous le vocable de l'Annoncialion qui, lors de la Restauration, devint la chapelle de l'ambassade française. Les offices s'y faisaient avec beaucoup de solennité. Les messieurs du séminaire de Montréal avaient contribué pour un montant considérable à la construction de cette chapelle et à son entretien. Jusqu'en 1840, M. l'abbé Bourret a été l'agent des Evêques de Québec, à Londres. Il est mort peu après cette époque.
Voy : Jacer—Histoire de l'Eglise de France, Tome III-—Vie de M. Eméry, Tome ler, p. 469.
occuper za qu'il qu'il ne tait perque.
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dre plus uner par qu'il eut qu’il vecuré de jne maer. Jeanres désiral dans er devait e décide-
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Au moyen iv. sous le hapelle de de solené pour un entretien.
Québec, à
ie de M.
des années aux missions, avaient été supprimés par une politique assez bizarre du gouvernement, et avaient été enlevés par là à l'instruction de la jeunesse du pays.
Après ces informations, et bien d’autres de cette nature, il lui offrit de nouveau de lui ménager son passage sur un des vaisseaux marchands consignés à son associé à Québec. II l'y conduisit, en effet, peu après, et l'introduisit partout comme un ami de sa famille, sans rien divulguer néanmoins de ses qualités et conditions.
Il:se trouva à Londres peu de prêtres disposés à affronter les dangers d'une navigation longue . et périlleuse. * Quatre, néanmoius, se décidèrent alors à venir travailler à cette partie de la vigne du Seigneur. La gloire de Dieu et le bien de la religion furent les seuls motifs qui Îcs conduisirent sur nos rives, D'ailleurs, la paix venait d’être rétablie en France, les églises y étaient rouvertes et le culle autorisé (a).
Le zèle du salut des âmes rappelait en France bon nombre de ces prêtres ; ce qui toutefois n'était pas sans danger, puisqu'il y avait fait retourner prématurément plusieurs de ceux qui avaient trouvé refuge à Jersey, en Espagne et ailleurs, et qui, pour la plupart, furent impitoyablement massacrés en
. arrivant au milieu de leurs ouaiiles (b) pour avoir cédé, trop
tôt, à cetle sainte impulsion.
Les réactions sont trop fréquentes et trop grandes dans les temps d'effervescence populaire pour qu'on puisse compter sur un retour subit et durable vers les bons principes et les idées saites. Le tumulte et l'anarchie ne laissent guère de temps à la réflexion.
Les uns, néanmoins, s’ennuyaient de leur troupeau, les autres, de leurs familles ou de leurs amis, puis tous de la patrie. Plusieurs avaient hâte de remplacer, auprès des fidô'es, F Voy. Picor : Mémoires pour servir à l'Histoire de l'Eglise, ete. Tome
(b) Histoire de la Persécution révolutionnaire en Brelagne. TRESvAUXx, Tome II.
tant de prêtres vénérés qui avai :nt péri sur l’échafaud, ou qui avaient été mis à mort par les égorgeurs stipendiés dans ces jours de désolation.
M. Raimbault, qui n’était pas dans les ordres, et qui pensait bien que cette raison ferait rejeter sa proposition de passer en Canada, s'était néanmoins modestement offert pour remplacer un de ceux qui seraient désignés pour ces contrées lointaines, et qui hésiteraient à quitter l'Europe. C’est alors que M. Bourret, qui avait eu occasion d'apprécier les heureuses qualités du jeune abbé, lui exprima Ja joie qu’il ressentait de le voir toujours disposé à servir la religion, malgré les épreuves auxquelles il avait été soumis. Il le félicita sur sa pieuse détermination d’aller travailler à l’œuvre de Dieu, dans des régions qui ne lui étaient pas encore connues, et lui avoua que lui, comme bien d’autres, applaudissaient à son courage et à son généreux dévouement. Aussi lui donna-t-il des lettres testimoniales dans lesquelles il exaltait les vettus si pures et les aspirations tout apostoliques du jeune lévite,