Lettres, instructions et mémoires, V, xcix
Golbert s'intéresse à tout : le savant d'Herbelot, auteur delà Bibliothèque orientale^ était fixé en Italie : Golbert le fit revenir en France. Il eut aussi une part importante dans les grands voyages scientifiques, commerciaux et politiques du chevalier d'Arvieux dans le Levant, de Chardin en Perse et aux Indes, de Tavernier dans la Turquie, la Perse et les Indes, de Thévenot au Levant et aux Indes, de Bernier dans les États du Mogol.
Golbert ne voulait pas que Paris absorbât toutes les intelligences et que le reste de la France fût une terre morte. Devançant ce qui a été fait de nos jours avec les Gomités historiques du Ministère de l'Instruction publique, centres des sociétés savantes de province, il écrivait aux intendants, en 1683, que le Roi serait charmé qu'il y eût sur les divers points du royaume des hommes adonnés aux lettres, aux sciences, à Thistoire, et qu'ils obtiendraient des gratifications proportionnées à leur valeur*. Ge fut à l'instigation de Golbert que La Thomassière entreprit son excellente histoire du Berry.
En juin 1675, la Gazette' mentionne un fait qui se rattache évidemment à cette décentralisation intellectuelle. « Le 27 mai, dit-elle, les députés de l'Académie royale établie depuis peu à Soissons, et dont le cardinal d'Estrées est le protecteur, complimentèrent la nôtre, en présence du sieur Golbert, secrétaire d'État,