‹ Etude biographique sur ColbertChapitre 169 sur 183 · Pnrticiilaritc's sur les minislrcs des finances, p · texte numérisé non relu

Pnrticiilaritc's sur les minislrcs des finances, p

quil suit, et il e^t évident qu'il a arrangé, en le dénaturant et en l'exagérant, le récit de Perrault.

M. de Louvois découvrit en 1083 que, dans quelques ouvrages de bâtiments, il y avait eu des marchés trop dispendieux, et en donna avis au Roi. Lorsque M. Colberl rendit compte de ce qu'avait coûté la grille qui ferme la grande cour de Versailles, le Roi trouva cette dépense beaucoup trop chère, ef, après plusieurs choses très désagréables, dit : « R y a là de la friponnerie ». M. Colbert répondit : « Sire, je me flatte au moins que ce mot-là ne s'étend pas jusqu'à moi. — >'on , dit le Roi ; mais il fallait y avoir plus d'attention ». Et il ajouta : « Si vous voulez savoir ce que c'est que l'économie, allez en Flandre, vous verrez combien les fortifications des places conquises ont peu coûté ». Ce mot, cette comparaison avec M. de Louvois furent un coup de foudre.

Suivant Monthyon, Colbert en tomba malade et en mourut. Tout ce récit est absolument faux; Monthyon confond les faits de 1679 et de 1683, travestit les paroles du Roi, fidèlement reproduites par Perrault, et forme une légende fort accréditée aujourd'hui. Perrault nous a appris ce qui s'est passé en 1679, l'ambassadeur vénitien Foscarini va nous informer de ce qui s'est passé en 1683'.

Peu de gens, dit-il, ont su la véritable cause de la mort de Colbert, et très peu les reproches personnels du Roi, qui lui percèrent le cœur. A propos de certaines constructions de Versailles qui menaçaient ruine, S. M. se plaignit de la négligence et de l'incapacité de son jeune fils, le marquis d'Ormoy, qui en avait la surintendance, allant jusqu'à dire

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