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faire valoir, dans l'intérêt de sa famille, ses longs et importants services, tournant le dos sans rien dire à ceux qui lui en parlaient.
Ainsi, inébranlable en apparence, mais intérieurement déchiré, mourut ou plutôt voulut se laisser mourir Colbert.
La légende se mêle çà et là à Ihistoire dans la Relation de Foscarini, mais il est facile de les séparer.
On sait de science certaine que, dès i668, CoIbcrt était sujet à des attaques de goutte', et que sa santé était usée par le travail; Sandras de Courtilz- dit qu'il succomba enfin sous ce travail continuel et obstiné de seize heures par jour; que, dès 1672, il souffrait de l'estomac et qu'il suivait un régime très sévère. « Je mange en mon particulier, écrit Colbert à l'un de ses frères, le 19 novembre 1672 % et je ne mange qu'un seul poulet à diner avec du potage. Le soir, je prends un morceau de pain et un bouillon, ou choses équivalentes, et le matin un morceau de pain et un bouillon aussi ». Nous savons aussi que Colbert eut, en 1680, des fièvres violentes, dont un médecin anglais coupa les accès avec le quinquina, remède alors nouveau. Il souffrait aussi de lagravelle, et à l'autopsie on trouva une grosse pierre dans l'un des uretères; il avait, en effet, pendant sa maladie, éprouve les douleurs les plus cruelles, dont les médecins ne connaissaient pas la cause, et il n'avait trouvé quelque soula-