Tome 1er, page
2. L'intendauce de Catalogae pour son cousin, Colbert de Terrou, qui eut depuis celle de la Rochelle et de Brouage, l'intendance de l'armée envoyée àNaples sous le duc de Guise pour un do ses frères, etc.
procès qui « faisaient peur » à Colbert. La tâche était d'autant plus difficile, que ni le Cardinal ni ses autres serviteurs ne fournissaient à Colbert le moindre renseignement. « Autant de lumières, disait-il', que Dieu m'a données, je les emploie à déterrer, pour ainsi dire, la connaissance de vos affaires; et cela sans aucune assistance de qui que ce soit ». Les serviteurs du Cardinal, chargés de l'éclairer, mais intéressés à la continuation du désordre qui leur permettait de pêcher en eau trouble, loin de l'aider, ne lui fournissaient que des papiers qui « lui embrouillaient l'esprit plutôt que l'éclaircir, s'il n'avait su démêler les intentions ». Le 27 juin 1651, il écrit au Cardinal :
D'autant plus je perce le fond de vos affaires, d'autant plus j'y trouve quelque jour de les liquider, pourvu que vous approuviez ma maxime, qui est de sortir généralement de toutes celles qui seront mauvaises au fond, de n'en entreprendre point d'injustes, et d'avoir toujours pour but, dans l'esprit, de rendre votre bien net et liquide.
Jusqu'alors il semble que Mazarin n'ait pas été le thésauriseur rapace qu'il a été plus tard : on lit en effet, dans cette même lettre du 27 juin', les curieux détails qui suivent :
Je vous avoue franchement que si vous m'aviez chargé de vos affaires dans le commencement ou dans le cours de voire ministère, vous n'auriez pas souffert guère de temps que je m'en fusse mêlé, parce qu'il ne m'aurait pas été pos-